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	<title>Madrassa Mouhamadiya - Faydatidianiya.com</title>
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	<description>La creme des Tassawuf</description>
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	<title>Madrassa Mouhamadiya - Faydatidianiya.com</title>
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		<title>education islamique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 16:41:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Mouhamadiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les recommandations de Seydina Loqmân (As) à son fils.</strong><br /><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda28.jpg" alt="fayda28" width="500" height="330" />La sourate 31 du Saint-Coran dénommée "sourate Loqman" concentre le plus de versets relatifs à l'éducation des enfants, d’après le nom d'un Sage des temps anciens, descendant d’Abraham, Cette sourate nous rapporte donc l'enseignement que Loqman dispensait à son fils. Ces recommandations de Seydina Loqman à son fils interpelle la jeunesse sur le respect dû aux deux parents, le comportement de l'individu vis à vis de la société, la façon de parler, la patience dans toutes entreprises....Voici un bref exposé sur la vie de Loqman (AS) .<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Qui était Loqmân?</strong> </span><br />Loqmân Ben Ba'oura ben Nahour ben Tarekh, ce dernier étant Azar, le père d'Ibrahim (Aleyhi&#160; Salem). Telle est la génération établie par Mohammed Ben Ishaq. <br />Ibn 'Abbas a dit : "<strong><em>c'était un esclave abyssin, menuisier</em></strong>" ; "<strong><em>c'était un juge des fils d'Israël, à l'époque de Daoud 'Aleyhi Salem)</em></strong>" .<br />Nous savons que Loqmân faisait partie des noirs d'Égypte, qu'il avait les lèvres épaisses, et que Dieu le gratifia de la sagesse et qu'il ne lui donna pas la prophétie. Nous savons aussi de lui que c'était un homme</p>
<p>  <a class="mh-excerpt-more" href="https://faydatidianiya.com/education-islamique/" title="education islamique">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les recommandations de Seydina Loqmân (As) à son fils.</strong><br /><img fetchpriority="high" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda28.jpg" alt="fayda28" width="500" height="330" />La sourate 31 du Saint-Coran dénommée « sourate Loqman » concentre le plus de versets relatifs à l&rsquo;éducation des enfants, d’après le nom d&rsquo;un Sage des temps anciens, descendant d’Abraham, Cette sourate nous rapporte donc l&rsquo;enseignement que Loqman dispensait à son fils. Ces recommandations de Seydina Loqman à son fils interpelle la jeunesse sur le respect dû aux deux parents, le comportement de l&rsquo;individu vis à vis de la société, la façon de parler, la patience dans toutes entreprises&#8230;.Voici un bref exposé sur la vie de Loqman (AS) .<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Qui était Loqmân?</strong> </span><br />Loqmân Ben Ba&rsquo;oura ben Nahour ben Tarekh, ce dernier étant Azar, le père d&rsquo;Ibrahim (Aleyhi&nbsp; Salem). Telle est la génération établie par Mohammed Ben Ishaq. <br />Ibn &lsquo;Abbas a dit : « <strong><em>c&rsquo;était un esclave abyssin, menuisier</em></strong> » ; « <strong><em>c&rsquo;était un juge des fils d&rsquo;Israël, à l&rsquo;époque de Daoud &lsquo;Aleyhi Salem)</em></strong> » .<br />Nous savons que Loqmân faisait partie des noirs d&rsquo;Égypte, qu&rsquo;il avait les lèvres épaisses, et que Dieu le gratifia de la sagesse et qu&rsquo;il ne lui donna pas la prophétie. Nous savons aussi de lui que c&rsquo;était un homme</p>
<p style="text-align: justify;">silencieux, méditatif, doué d&rsquo;un très grand jugement. Il n&rsquo;a guère dormi le jour et nul ne le vit jamais cracher. Il ne toussait pas vainement, ne faisait pas de gestes inconsidérés, ne riait pas et ne répétait pas une seconde fois ses paroles, sauf si quelqu&rsquo;un lui demandait de répéter une sagesse qu&rsquo;il avait formulée.<br />Ibn Kathîr a dit:  » <strong><em>c&rsquo;était un homme vertueux, multipliant les actes d&rsquo;adoration, s&rsquo;exprimant avec une grande éloquence et dont la sagesse était considérable</em></strong>« <br />L&rsquo;auteur de Roûh al-Bayân a déclaré quant à lui :  » <strong><em>c&rsquo;était un esclave dont la réflexion était fréquente et la foi excellente. Il aimait Dieu qui l&rsquo;aima donc et le gratifia de la sagesse. Celle-ci se définit en outre par l&rsquo;exactitude dans les paroles, le bon jugement dans l&rsquo;esprit et le bon geste dans les actes obligatoires. S&rsquo;il parlait, il s&rsquo;exprimait par la sagesse; s&rsquo;il réfléchissait, il pensait par celle-ci et s&rsquo;il bougeait, il le faisait avec elle</em></strong>« <br />Khaled al-Rab ‘i a déclaré:  » Loqmân était un esclave abyssin, menuisier. Son maître lui demanda un jour : « Saigne pour nous ce mouton! Ce qu&rsquo;il fit. Le maître dit ensuite : « choisis dans l&rsquo;animal ses deux meilleures parties. Loqmân prit alors la langue et le cœur.  » Extrais-en maintenant ses deux plus mauvaises parties! Loqmân prit alors la langue et le cœur. Son maître étonné lui dit : »Je t&rsquo;ai ordonné d&rsquo;en extraire les deux meilleurs morceaux et tu as choisi ces deux-là, puis je t&rsquo;ai demandé d&rsquo;en extraire les deux plus mauvais et tu as pris ces deux-là! <br />-II n&rsquo;y a pas meilleur que ces deux-là lorsqu&rsquo;elles s&rsquo;amendent et pas plus mauvaises lorsqu&rsquo;elles sont corrompues » ( Tafsir Ibn Kathîr »,&#8230;)<br />Ibn Kathîr a déclaré : « <strong><em>Abou Dardâ évoqua un jour Loqmân Le sage et dit</em></strong> « Ce qui lui fut donné ne résulta pas de la famille, des biens, de la position sociale ou d&rsquo;aptitudes particulières. Il fut cependant un homme vaillant. Loqmân qui s&rsquo;était marié eut des enfants qui moururent, mais il ne pleura pas alors. Il rendait visite aux rois pour observer, réfléchir et tirer des leçons. De cela lui fut donné ce qu&rsquo;il eut comme sagesse » <br />On a dit que son fils était non-croyant. C&rsquo;est pourquoi il l&rsquo;enjoignait de ne pas associer un autre objet d&rsquo;adoration avec Dieu. Il ne cessa de l’exhorter, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il devienne musulman. On a évoqué la même chose pour sa femme : il ne cessa de l&rsquo;appeler à l&rsquo;adoration de Dieu, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle adhère à l&rsquo;Islam. <br />On affirme que la tombe de Seydina Loqmân le Sage se trouve dans le village de Sarafand, en hauteur de la ville de Ramallah, en Palestine. Sa tombe est un lieu célèbre que l&rsquo;on visite. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Loqmân dans Le Saint Coran</strong> </span>:<br /> » <strong><em>Nous avons donné à Luqman la sagesse : remercie Dieu. Celui qui remercie, remercie au bénéfice de sa personne et celui qui renie (saura que) Dieu est riche et glorifié. Et (rappelle) lorsque Loqmân dit à son fils, alors qu&rsquo;il l&rsquo;exhortait : mon fils! N’associe rien avec Dieu : le polythéisme est une immense injustice</em></strong> » (Sourate 31, versets 12-13) <img decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda29.jpg" alt="fayda29" width="444" height="326" /><br />verset 16 :<strong><em> Ô mon enfant, fût-ce le poids d&rsquo;un grain de moutarde, au fond d&rsquo;un rocher, ou dans les cieux ou dans la terre, Allah le fera venir</em></strong>. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. <br />commentaires : Le fils de Loqman dit à son père : « <strong><em>Si je commets un péché à l&rsquo;insu de tout le monde, comment Allah le aurait-il ?</em></strong> », <br />et Loqman de répondre : « <strong><em>Ô mon fils, même s&rsquo;il s&rsquo;agit du poids d&rsquo;un grain de moutarde et que cela fût caché dans un rocher, ou dans le cieux, ou sur la terre, bref n&rsquo;importe où, Allah le fera venir pour en demander compte à son auteur. Allah est subtil en le faisant sortir et bien informé de son endroit</em> </strong>». <br />Verset 17 : <strong><em>Ô mon enfant, accomplis la Salat, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t&rsquo;arrive avec patience</em></strong>. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! <br />Commentaires : « <strong><em>Ô mon fils, acquitte-toi de la prière, ordonne le bien, déconseille le mal et supporte avec patience ce qui t&rsquo;arrive à cause de ces recommandations. Telle est la résolution qu&rsquo;il faut observer dans toute entreprise</em></strong> ». <br />Verset 18 : Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne marche pas sur la terre avec arrogance: car Allah n&rsquo;aime pas le présomptueux plein de gloriole. <br />Commentaires : «<strong><em> Ne détourne pas ton visage des hommes par orgueil, ne foule pas la terre avec ostentation, car Allah n&rsquo;aime pas l&rsquo;infatué plein de gloriole</em></strong> ».</p>
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		<title>mariage et le Bapteme</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/le-mariage-et-le-bapteme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 16:19:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Mouhamadiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le Mariage</strong> <br /><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda23.jpg" alt="fayda23" width="500" height="324" />Que doivent dire les parents ou tuteurs qui demandent la main d'une fille pour leur fils ? <br />D'abord, il doit adresser ses louanges à DIEU et ensuite prier sur le Prophète (Paix et salut sur lui) : <br />- Réciter <em><strong>la Fatiha : 1 ou 3 fois</strong> </em><br />- Ensuite <em><strong>Salaatou Alla Nabi : 1 ou 3 fois</strong></em> (par exemple Salatoul Fatiha) <br />- Puis on formule la demande, comme suit : <br />Supposons qu'un tuteur du nom de Babacar demande pour son fils ou neveu Omar la main de Seynabou, fille ou nièce de Serigne Malick, pour une dot ("diour" en wolof) d'un montant de 5 000 FrancsCFA ("Diouni"). <br />Babacar va s'adresser à Serigne Malick en ces termes (en Wolof) : <br />"<strong><em>Serigne Malik, mangui niaanal Omar, Seynabou, ci faratasse Yalla ak sounasse Yonènté bi (sallal laahou aleyhi Wa Salam) ci diourouk Diouni, té lepp tèewe na" (diour=tiane=dot).</em></strong></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le Mariage</strong> <br /><img decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda23.jpg" alt="fayda23" width="500" height="324" />Que doivent dire les parents ou tuteurs qui demandent la main d&rsquo;une fille pour leur fils ? <br />D&rsquo;abord, il doit adresser ses louanges à DIEU et ensuite prier sur le Prophète (Paix et salut sur lui) : <br />&#8211; Réciter <em><strong>la Fatiha : 1 ou 3 fois</strong> </em><br />&#8211; Ensuite <em><strong>Salaatou Alla Nabi : 1 ou 3 fois</strong></em> (par exemple Salatoul Fatiha) <br />&#8211; Puis on formule la demande, comme suit : <br />Supposons qu&rsquo;un tuteur du nom de Babacar demande pour son fils ou neveu Omar la main de Seynabou, fille ou nièce de Serigne Malick, pour une dot (« diour » en wolof) d&rsquo;un montant de 5 000 FrancsCFA (« Diouni »). <br />Babacar va s&rsquo;adresser à Serigne Malick en ces termes (en Wolof) : <br />« <strong><em>Serigne Malik, mangui niaanal Omar, Seynabou, ci faratasse Yalla ak sounasse Yonènté bi (sallal laahou aleyhi Wa Salam) ci diourouk Diouni, té lepp tèewe na » (diour=tiane=dot).</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Traduction en français : <br />« <strong><em> Serigne Malick, je vous demande Seynabou en mariage pour Omar, suivant la loi divine et la pratique de notre Prophète (Sallal Laahou aleyhi Wa Salam), la dote fixée à 5000 F étant entièrement versée</em></strong>« .</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2) <span style="text-decoration: underline;">Serigne Malick répond en ces termes</span></strong> :<br /><em><strong>&#8211; Fatiha </strong></em><br /><em><strong>&#8211; Salaatoul Fatiha (ou autre Salaatou Ala Nabi)</strong> </em><br />« Serigne Babacar, maye naa Omar, Seynabou ci faratasse Yalla ak sounasse Mouhammad (S.A.S) ci diourouk Diouni, té lepp tèewe na ». <br />Traduction en français :<br /> » Serigne Babacar, j&rsquo;ai donné Seynabou en mariage à Omar suivant la loi divine et la pratique de notre Prophète (PSL), la dote fixée à 5000 F étant entièrement versée ».<br /><strong>3) <span style="text-decoration: underline;">Serigne Babacar répond</span> :</strong> <br />« Nangoul naa ko » (j&rsquo;accepte au nom d’Omar). <br />Précision : Serigne Malick le « donneur » ne doit pas dire : <br />* « maa ngui laye maye » <br />* ou « dinaa la maye » <br />Il ne doit exprimer l&rsquo;acte de donner ni au présent ni au futur. Il doit l&rsquo;exprimer en utilisant une forme passée : <br />* « maye naa ko ». <br />Ce faisant il doit obligatoirement préciser le montant de la dot. <br /><strong>4) <span style="text-decoration: underline;">L&rsquo;imam enfin lit le sermon (Khoutbeu) qui en fait, est un « discours-prière » :</span></strong> <br />&#8211; de louange à DIEU <br />&#8211; de prière sur le Prophète (PSL) <br />&#8211; de précision de la dot <br />&#8211; de prières de bénédiction pour les mariés, les témoins, et l&rsquo;assemblée. <br />Précisons que si la procédure décrite ci-dessus est respectée, le mariage est noué même sans le khoutbeu de l&rsquo;imam. <br /><span style="text-decoration: underline;">Voici la transcription d&rsquo;un modèle de khoutbeu :</span> <br />« <em><strong>Al hamedoulil Laahi Lezii ahallane-nikaaha wa harramass-ssifaaha Soummass-ssalaatou wass-ssalaamou alaa Rassoulil-Laahi Amaa bahdou : Fa innii aqhoulou bahdate-tabarrouki bi bismil-Laahir-Rahmaanir-Rahiimil Hamedoulil Laahi Rabbil aalamiine ar-Rahmaanir-rahiime maliki yawemid-diine ; Iyyaaka nahboudou wa iyyaaka nasta-iine, *Ouch-hidou Laaha alezii qhaala fii kitaabihil maknouni : »Chahidal Laahou annahou laa ilaaha illa Houwa wal malaa-ikatou wa oûloul &#8211; ilmi qhaa-imane bil qhisthi » Wa ouch-hidoukoum yaa djama-atal mouslimiina bi annii zawwadjetou :- (nom du mari) (nom de la femme) &#8211; bi sadaaqhine qhaderouhou (ici dire le montant de la dot en arabe ou carrément en ouoloff) &#8211; bi fardil &#8211; Laahi wa sounnatir Rassoûlihi, wa haaza bi-izeni waliyyihimaa ; fa imesaakoune bi ma(h) roûfine awe tassriihoune bi ihsaanine Djama-al-Laahou chamelahoumaa bil khaïrii war-rizeqhi wa chamelanaa bi barakati : Ihdinass-ssiraatal moustaqhiima, Siraatal leziina ane-ameta aleyhim ghaïril maghdoubi aleyhim walad-daaliine Aamine</strong></em>« .<br />Puis <em><strong>Salaatoul Fatiha</strong></em> (ou un autre salaatou Ala Nabi).<br />Le « <strong>Baptême</strong> » dans l&rsquo;Islam est un acte traditionnel (sounna) par opposition aux actes obligatoires (Faratas) <img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda20.jpg" alt="fayda20" width="431" height="321" /><br />.<em><strong>Comment l&rsquo;effectuer ? Comment « baptiser » un bébé musulman qui vient de naître ?</strong> </em><br />En résumé pour l&rsquo;islam « baptiser » consiste à : <br />&#8211; <em><strong>raser la tête du bébé</strong></em> : les cheveux du bébé sont considérés comme <br />impurs par l&rsquo;islam (sobé). Le non rasage peut l&rsquo;exposer à des troubles pouvant aller jusqu&rsquo;à la cécité, la surdité et même la folie. <br />&#8211; <em><strong>faire des prières appropriées pour ce bébé</strong></em>. <br />&#8211; <em><strong>rendre public le prénom (musulman), qu&rsquo;on lui a choisi dès le ou les premiers jours suivant sa naissance. </strong></em><br /><em><strong>&#8211; sacrifier un mouton, qui répond aux mêmes critères d&rsquo;éligibilité que pour la Tabaski. Tout cela le 7ème jour</strong></em>. <br /><em><strong>&#8211; donner en aumône l&rsquo;équivalent du poids des cheveux en poudre d&rsquo;or ou la valeur en argent (monnaie) de cette quantité de poudre.</strong> </em><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’éthique sexuelle:</strong></span><br />Rappelons que l&rsquo;islam « gère » déjà l&rsquo;enfant avant sa naissance ; en effet l&rsquo;islam insiste sur le choix de la femme, future maman, le 1er critère étant une femme pieuse. <br />Tout le monde sait en effet l&rsquo;influence d&rsquo;une mère sur son enfant. Cette influence est déterminante sur le caractère et le comportement plus tard de l&rsquo;enfant. Il est entendu que le mari, père de l&rsquo;enfant, ne saurait être en reste sur le plan de la piété. C&rsquo;est lui que l&rsquo;islam désigne comme étant le responsable de la famille et il répondra, le jour du jugement, du comportement de sa femme ainsi que de ses enfants. Le Coran nous dit : « Préservez-vous et préservez votre famille du feu de l&rsquo;enfer. » Sur un autre plan certaines pratiques sont recommandées au couple. Par exemple : <br />&#8211; Faire systématiquement ses ablutions avant d&rsquo;avoir des rapports sexuels (en fait de manière générale il est recommandé de faire ses ablutions avant de se coucher). <br />En effet le Prophète, (Paix sur lui), a dit : nul homme ne va se coucher en étant purifié sans qu&rsquo;un ange n&rsquo;implore le pardon de DIEU pour lui en disant : « <em><strong>Oh mon DIEU, pardonne à ton serviteur qui passe la nuit en état de pureté</strong></em>« . <br />D&rsquo;une manière générale et bien entendu autant que faire se peut, il est conseillé au musulman de renouveler ses ablutions lorsque celles-ci sont « gâtées ». Il est en effet admis qu&rsquo;il est très rare, voire exceptionnel qu&rsquo;un malheur (« moussibeu ») vous arrive lorsque vous êtes en état de « pureté » (lorsque vous avez vos ablutions).<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le couple doit prendre l&rsquo;habitude de dire la prière suivante avant tous rapports intimes :</strong> </span><br />Allaahoumma janibnaa cheytaana wa janibich-cheytaane alaa maa razaqhtanaa&nbsp; « Oh Seigneur éloigne Satan de nous et éloigne le de ce dont tu nous pourvoiras » <br />Si une grossesse survient, prendre l&rsquo;habitude de réciter le verset <em><strong>LAKHAD JAA-AKOUM.</strong> </em><br /><strong><em>Bismil Laahir Rahmaanir Rahiimi Lakhad djaa &#8211; a &#8211; koum Rassouloune mine ane foussikoum aziizoune &lsquo;aleyhi maa &lsquo;anittoum, Hariissoune &lsquo;alaykoum bil&nbsp; mouminiina Ra-ou-four &#8211; Rahiimoune fa ine tawal-law, faqhoul :&nbsp; hasse biyal Laahou laa ilaaha illa Houwa &lsquo;aleyhi tawakkaltou&nbsp; wa Houwa Rabboul &lsquo;archil &lsquo;aziime</em></strong>. <br />Cela au moins pendant <strong>40 jours</strong> sur le ventre de la femme enceinte. Comment procéder ? <br />La femme ou le mari récite ledit verset, souffle sur sa main qu&rsquo;il ou qu&rsquo;elle porte sur le ventre en le caressant .DIEU, Incha Allah protégera de ce fait aussi bien la mère que l&rsquo;enfant. Cet enfant aura également de grandes qualités. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Naissance de l&rsquo;enfant que faire ?</strong></span><br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda19.jpg" alt="fayda19" width="430" height="320" />Le jour même de la naissance, Dès la naissance il faut commencer à faire des prières avant que Satan (IBLIS) n&rsquo;exerce déjà son influence maléfique sur lui. Satan (IBLIS) n&rsquo;exerce déjà son influence maléfique sur lui. Au moins ce jour-là (le jour de la naissance) il faudra réciter le grand Appel à la prière (NODD) dans <span style="text-decoration: underline;">son oreille droite</span> : <br /><em><strong>ALLAAHOU AKBAR &nbsp;ALLAAHOU AKBAR</strong> </em><br />Puis dire à voix basse : <br /><em><strong>(Ach/hadou ane laa ilaaha illa Laah)&nbsp; (Ach/hadou ane laa ilaaha illa Laah) </strong></em><br /><em><strong>(Ach/hadou anna Mouhammada &#8211; Rassouloulaah) (Ach/hadou anna Mouhammada &#8211; Rassouloulaah)</strong> </em><br />Ensuite continuer l&rsquo;appel comme suit (à haute voix) : <br /><em><strong>ACH/HADOU ANE LAA ILAAHA ILLA LAAH &nbsp;ACH/HADOU ANE LAA ILAAHA ILLA LAAH </strong></em><br /><em><strong>ACH/HADOU ANNA MOUHAMMADA &#8211; RASSOULOULAAH &nbsp;ACH/HADOU ANNA MOUHAMMADA &#8211; RASSOULOULAAH </strong></em><br /><em><strong>HAYYA ALASS &#8211; SALAAT HAYYA ALASS &#8211; SALAAT </strong></em><br /><em><strong>HAYYA ALAL FALAAH &nbsp;HAYYA ALAL FALAAH </strong></em><br /><em><strong>ALLAAHOU AKBAR&nbsp; ALLAAHOU AKBAR </strong></em><br /><em><strong>LAA ILAAHA ILLAL LAAH</strong> </em><br />et le petit Appel (LIKHAM) dans <span style="text-decoration: underline;">l&rsquo;oreille gauche</span> : <br /><strong><em>Allaahou akbaroul &#8211; Laahou akbarou </em></strong><br /><strong><em>Ach/hadou ane laa ilaaha illal &#8211; Laahou&nbsp; Ach/hadou anna Mouhammadar &#8211; Rassouloul &#8211; Laahi </em></strong><br /><strong><em>Hayya Alass – ssalaati &nbsp;Hayya Alal Falaahi </em></strong><br /><strong><em>Qhadeqhaamatisse &#8211; salaatou </em></strong><br /><strong><em>Allaahou akbaroul &#8211; Laahou akbarou </em></strong><br /><strong><em>Laa ilaaha illal &#8211; laahou</em> </strong><br />Ainsi la première parole que l&rsquo;enfant entend est une parole de DIEU. Satan et tous les Djins maléfiques s&rsquo;enfuient au loin lorsqu&rsquo;ils entendent l&rsquo;appel à la prière. <br />Après cela : <br />&#8211; réciter la <strong><em>sourate IKHLASS</em></strong> (<strong><em>QHOUL HOUWA ALLAAHOU</em></strong>) dans l&rsquo;oreille droite (cette sourate sème déjà le TAWHID ou la foi en DIEU), 1 ou 3 fois. <br />&#8211; ainsi que la sourate <em><strong>INAA ANE ZALNAAHOU FII LEYLATIL QHADRI</strong></em> sur le sexe et/ou l&rsquo;oreille droite de l&rsquo;enfant (Dieu préservera l&rsquo;enfant de l&rsquo;adultère par la grâce de la sourate), 1 ou 7 fois. <br />Qui peut le faire ?<br />La maman peut le faire, le père également ou tout autre musulman (de préférence quelqu&rsquo;un de pieux) <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le 7ème jour (jour du baptême</strong></span><br />Ce jour là il s&rsquo;agit de faire la règle du <em><strong>W &#8211; T &#8211; R</strong></em> (<em><strong>Wate : raser, Toubou:</strong></em> donner un nom à l&rsquo;enfant, Réndi : égorger un mouton). <br /><em><strong>* de raser l&rsquo;enfant </strong></em><br /><em><strong>* de refaire les mêmes prières que ci-dessus (en les faisant éventuellement de manière plus complète voir ci-après) </strong></em><br /><em><strong>* de rendre public le nom qu&rsquo;on a déjà choisi pour son enfant </strong></em><br /><em><strong>* de « sacrifier » un mouton.</strong> </em><br />Si on n&rsquo;a pas les moyens il est possible de sacrifier le mouton le 14ème jour ou le jour où on le pourra.</p>
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		<title>Prière Pour Défunt</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/priere-pour-defunt/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 15:41:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Mouhamadiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>CEREMONIE DE PRIERES POUR UN DEFUNT</strong><br />Il y a plusieurs variantes de prières d'un défunt, la variante ci-après n'est qu'un choix parmi d'autres. <br />Cette prière est une prière d'intercession : on demande à DIEU de pardonner à son frère (ou sœur) et de l'accueillir dans son Paradis. <br /><strong><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda22.jpg" alt="fayda22" width="501" height="330" />1 - <span style="text-decoration: underline;">Le lavage du corps&#160;Il comprend 3 phases</span></strong> :<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>1ère phase</strong> </span>: <br />On lave tout le corps de la tête aux pieds avec du savon en évitant lorsqu'on lave le haut (buste) que l'eau ne rentre par la bouche car elle risque de ressortir (par l'anus). Pour ce faire, il faut légèrement soulever le buste au moment du lavage (lorsqu'on lave le visage). <br /><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Observation</strong></em></span> : <br />Pour faciliter la toilette, on pose le corps dans un lieu surélevé. Celui qui lave doit mettre un gant ou utiliser un morceau de tissu, poser un morceau de tissu assez large sur les parties génitales du mort. <br /><strong><span style="text-decoration: underline;">2ème phase</span> : Le grand lavage (sangu sett)</strong> <br />Cette phase consiste à effectuer sur le mort la grande ablution (sangu sett) avec de l'eau simple. <br /><em><strong>- nourrir l'intention d'effectuer sur le corps le grand lavage. </strong></em><br /><em><strong>- laver d'abord les mains 3 fois </strong></em><br /><em><strong>- soulever le buste en l'inclinant vers le bas pour rincer la bouche, en évitant donc de le faire boire. </strong></em><br /><em><strong>- idem pour les narines </strong></em><br /><em><strong>- laver le visage 3 fois </strong></em><br /><em><strong>- les avant-bras </strong></em></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>CEREMONIE DE PRIERES POUR UN DEFUNT</strong><br />Il y a plusieurs variantes de prières d&rsquo;un défunt, la variante ci-après n&rsquo;est qu&rsquo;un choix parmi d&rsquo;autres. <br />Cette prière est une prière d&rsquo;intercession : on demande à DIEU de pardonner à son frère (ou sœur) et de l&rsquo;accueillir dans son Paradis. <br /><strong><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda22.jpg" alt="fayda22" width="501" height="330" />1 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">Le lavage du corps&nbsp;Il comprend 3 phases</span></strong> :<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>1ère phase</strong> </span>: <br />On lave tout le corps de la tête aux pieds avec du savon en évitant lorsqu&rsquo;on lave le haut (buste) que l&rsquo;eau ne rentre par la bouche car elle risque de ressortir (par l&rsquo;anus). Pour ce faire, il faut légèrement soulever le buste au moment du lavage (lorsqu&rsquo;on lave le visage). <br /><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Observation</strong></em></span> : <br />Pour faciliter la toilette, on pose le corps dans un lieu surélevé. Celui qui lave doit mettre un gant ou utiliser un morceau de tissu, poser un morceau de tissu assez large sur les parties génitales du mort. <br /><strong><span style="text-decoration: underline;">2ème phase</span> : Le grand lavage (sangu sett)</strong> <br />Cette phase consiste à effectuer sur le mort la grande ablution (sangu sett) avec de l&rsquo;eau simple. <br /><em><strong>&#8211; nourrir l&rsquo;intention d&rsquo;effectuer sur le corps le grand lavage. </strong></em><br /><em><strong>&#8211; laver d&rsquo;abord les mains 3 fois </strong></em><br /><em><strong>&#8211; soulever le buste en l&rsquo;inclinant vers le bas pour rincer la bouche, en évitant donc de le faire boire. </strong></em><br /><em><strong>&#8211; idem pour les narines </strong></em><br /><em><strong>&#8211; laver le visage 3 fois </strong></em><br /><em><strong>&#8211; les avant-bras </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>&#8211; la tête 3 fois y compris la nuque </strong></em><br /><em><strong>&#8211; les oreilles </strong></em><br /><em><strong>&#8211; les pieds</strong> </em><br /><em><strong>&#8211; ensuite laver tout le côté droit du corps </strong></em><br /><em><strong>&#8211; puis tout le côté gauche</strong> </em><br /><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>3ème phase</strong> </em></span>: <br />Cette dernière phase consiste simplement à rincer tout le corps avec de l&rsquo;eau camphrée puis on verse enfin quelques gouttes de parfums sur le corps.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>2-Le linceul (Thiangaï)</strong> </span><br />* Pour l&rsquo;homme, 5 pièces (morceaux) de tissu (percale) : <br /><em><strong>&#8211; 1 pièce sert de pantalon </strong></em><br /><em><strong>&#8211; 1 pièce sert de kaftan </strong></em><br /><em><strong>&#8211; 1 pièce sert de turban, entourant toute la tête et tout le visage </strong></em><br /><em><strong>&#8211; les 2 pièces mises l&rsquo;une sur l&rsquo;autre</strong> </em>(le pan gauche sur le pan droit) servent à envelopper le corps, on attache ensuite les 2 bouts. <br />* <em><strong>Pour la femme, 7 pièces sont nécessaires</strong> </em>: <br />&#8211;<em><strong> 1 pièce sert pour le pagne </strong></em><br /><em><strong>&#8211; 1 pièce pour la camisole </strong></em><br /><em><strong>&#8211; 1 pièce pour le foulard qui enveloppe toute la tête </strong></em><br /><em><strong>&#8211; les 4 pièces mises ensemble pour envelopper tout le corps ainsi habillé.</strong> </em><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Observations :</strong> </span><br />Une fois le corps lavé, et avant de procéder à « l&rsquo;habillage », on doit mettre de grands morceaux de coton au niveau des « orifices » du corps ; afin de limiter davantage les fuites ou perte de liquide provenant du corps. <br /><em><strong>&#8211; un morceau de coton est placé sur tout le visage jusqu&rsquo;aux oreilles </strong></em><br /><em><strong>&#8211; un morceau au niveau des parties génitales couvrant également les fesses </strong></em><br /><em><strong>&#8211; on place également un morceau de coton au niveau des articulations (coude, genou) </strong></em><br /><em><strong>&#8211; on asperge tous ces morceaux de parfum&#8230;</strong></em><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>3- La prière</strong></span> :<br />Il est souhaitable par conséquent qu&rsquo;elle soit dirigée par un homme reconnu et accepté par la communauté pour ses qualités et ses efforts dans la voie d&rsquo;Allah. La prière se pratique en station debout et comprend 4 « kabars » (Allâhu Akbar). <br />Prière du mort / 4 kabars : <br /><em><strong>1er Kabar : Fatiha + Prière n°1 + Salatoul Fathi + Prière n°2 </strong></em><br /><em><strong>2ème Kabar : Prière n°2 </strong></em><br /><em><strong>3ème Kabar : Prière n°2 </strong></em><br /><em><strong>4ème Kabar : Prière n°2 + Prière n°3</strong></em><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière n°1</strong></span> : <br /><em><strong>Al Hamedoulil laahi lezii amaata wa ahyaa. Wal Hamedoulil laahi lezii youhyiil mawtaa, wa houwa a&rsquo;laa koulli chey-ine qhadiiroune. Allaahoumma salli a&rsquo;laa Seyyidinaa Mouhammadine wa a&rsquo;laa aali Seyyidina Mouhammadine kama salayta a&rsquo;laa Ibrahiima Wa a&rsquo;laa aali Ibrahiima. Wa Baarik a&rsquo;laa Seyyidina Mouhammadine wa a&rsquo;laa aali Seyyidinaa Mouhammadine kama baarakta a&rsquo;laa Ibrahiima wa a&rsquo;laa aali Ibrahiima fil Aa&rsquo;lamiina, innaka Hamiidoune Madjiidoune.</strong></em><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière n°2</strong></span> : <br />(Si la personne décédée est un HOMME) <br /><em><strong>Allaahoumma innehou a&rsquo;bdouka, wabnou a&rsquo;bdika, wabnou ammatika, kaana yache-hadou ane laa ilaaha illaa anta wahdaka laa chariika laka, wa anna Mouhammadane a&rsquo;bdouka wa Rassoûlouka, wa anta ahlamou bihi. Allaahoumma ine kaana mouhesinane, fazid fii ihessaanihi, wa ine kaana moussii-ane, fatadjaawaze ane sayyi &#8211; aatihi. Allaahoumma laa tahrimenaa adj-rahou, walaa taftinaa bahdahou.</strong></em> <br />(Si la personne décédée est une FEMME) <br /><strong><em>Allaahoumma innehaa ammatouka, wa binetou a&rsquo;bdika, wa binetou ammatika, kaanate tache hadou ane laa ilaaha illaa anta wahdaka laa chariika laka, wa anna Mouhammadane a&rsquo;bdouka wa Rassoûlouka, wa anta ahlamou bihaa. Allaahoumma ine kaanate mouhesinatane, fazid fii ihessaanihaa, wa ine kaanate moussii-atane, fatadjaawaze ane sayyi &#8211; aatihaa. Allaahoumma laa tahrimenaa adj-rahaa, walaa taftinaa bahdahaa.</em> </strong><br />(Si la personne décédée est un ENFANT) <br /><strong><em>Allaahoumma innehou a&rsquo;bdouka, wabnou a&rsquo;bdika, anta khalaqhetahou wa Razaqhtahou, wa anta amat-tahou wa anta touh-yiihi. Allaahoumma idje-alehou liwaalidayhi salafane, wa zouhrane, wa faratane (khaaraye), wa adj-rane, wa sakh-khil Bihi mawaaziinahoumaa, wa a(h)zime bihi oudjoû-rahouma, walaa taftinaa wa iy-Yaahoumaa bahdahou. Allaahoumma alhiqhe-hou bi saalihi salafil moûminiina fii kafaalati Ibrahiima, wa abdilehou, daarane khayrane mine daarihi, wa ahlane khayrane Mine ahlihi, wa aa&rsquo;fihi mine fitnatil qhabri wa a&rsquo;zaabi djahane-nama</em></strong><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière n°3 :</strong></span> <br /><em><strong>Allahoumma ighfir li-aslaafinaa, wa afraatinaa, wa mane sabakhanaa bil iimaani. Allaahoumma mane ahyayetahou min-naa fa-ahyiihi a&rsquo;laal iimaani, wa mane tawaf-faytahou min-naa fatawaf-fiihi a&rsquo;laal islaami. Waghfir lil mouslimiina wal mouslimaati. Rabbanaa aatinaa fid-dounyaa hassanatane, wa fil aakhirati hassanatane wa qhiina azaban-naari.</strong> </em><br /><span style="text-decoration: underline;">Commentaire</span> :<br /><strong>&#8211; La Prière n°1</strong> consiste en des louanges adressées à DIEU plus une prière sur le Prophète (variante dite Salatoul Ibrahima) . Certains récitent en plus le Salatoul Fatiha. <br /><strong>&#8211; La Prière n°2</strong> est l&rsquo;invocation proprement dite en faveur du mort. <br /><strong>&#8211; La Prière n°3</strong> est une invocation dite en faveur de ceux qui nous ont devancé dans l&rsquo;au-delà et de ceux qui sont en train d&rsquo;effectuer la prière funéraire. <br />Lorsque vous êtes dans les rangs (vous ne dirigez pas la prière) et que l&rsquo;imam qui dirige la prière est très rapide (ce qui est très souvent le cas), vous pouvez effectuer la prière comme suit : <br /><strong>1er Kabar : Fatiha </strong><br /><strong>2ème Kabar : Salatoul alla Nabi (Salatoul Ibrahima + Salatoul Fatiha) </strong><br /><strong>3ème kabar : invocation en faveur du mort </strong><br /><strong>4ème kabar : prière en faveur de l&rsquo;assemblée (juste la dernière phrase : « Rabana aatinaa fi-dounya hassanatane, wa fil aakhirati hassanatane wa qhinaa azaabane-naari »)</strong><br />Cela donne : (exemple d&rsquo;un homme décédé) <br /><span style="text-decoration: underline;">1er kabar</span> <strong>:</strong> <br /><em><strong>Fatiha</strong> </em><br /><span style="text-decoration: underline;">2ème kabar :</span> <br /><strong><em>Al Hamedoulil laahi lezii amaata wa ahyaa. Wal Hamedoulil laahi lezii youhyiil mawtaa, Wa houwa a&rsquo;laa oulli chey-ine qhadiiroune. Allaahoumma salli a&rsquo;laa Seyyidinaa Mouhammadine a a&rsquo;laa aali Seyyidina Mouhammadine kama salayta a&rsquo;laa Ibrahiima Wa a&rsquo;laa aali Ibrahiima. Wa Baarik a&rsquo;laa Seyyidina Mouhammadine wa a&rsquo;laa aali Seyyidinaa Mouhammadine kama baarakta a&rsquo;laa Ibrahiima wa a&rsquo;laa aali Ibrahii ma fil aa&rsquo;lamiina, innaka Hamiidoune Madjiidoune. </em></strong><br />Ajouter éventuellement<strong> le Salatoul Faatih</strong>i <br /><span style="text-decoration: underline;">3ème kabar</span> : <br /><strong><em>Allaahoumma innehou a&rsquo;bdouka, wabnou a&rsquo;bdika, wabnou ammatika, kaana yache-hadou ane laa ilaaha illa anta wahdaka laa chariika laka, wa anna Mouhammadane a&rsquo;bdouka wa Rassoûlouka, wa anta ahlamou bihi. Allaahoumma ine kaana mouhesinane, fazid fii ihessaanihi, wa ine kaana moussii-ane, fatadjaawaze ane sayyi &#8211; aatihii. Allaahoumma laa tahrimenaa adj-rahou, walaa taftinaa bahdahou</em></strong>. <br /><span style="text-decoration: underline;">4ème kabar :</span> <br />« <strong><em>Rabbanaa aatinaa fid-douneyaa hassanatane, wa fil aakhirati hassanatane wa qhinaa azaabane-naari</em></strong> » <br /><span style="text-decoration: underline;">TRADUCTION</span> <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière n°1</strong></span> : Louange à Dieu qui donne la morts ainsi que la vie. Louange à Dieu qui ressuscite le mort, il a pouvoir sur toutes choses.Oh mon Dieu, répands tes prières sur Seydinaa Mouhammad (S.A.S) et sa famille de la même manière que tu as répandu tes prières sur Seydinaa Ibrahim et sa famille. Répands tes bénédictions sur Seydinaa Mouhammad (S.A.S) et sa famille de même que tu l&rsquo;as fait pour Seydina Ibrahim et sa famille &#8230;.. <br />Certes tu es celui &#8230;.. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière n°2</strong> </span>: Oh mon dieu, cet homme étendu devant nous est ton esclave, fils de tes esclaves (son père, sa mère). Vivant, il attestait de ton unicité sans associé et que Mouhammad est ton serviteur et ton envoyé et nul ne connaît cet homme mieux que toi Oh mon Dieu si cet homme s&rsquo;attelait au bien multiples ses bienfaits Si par contre, sous le joug de Satan, il a œuvré dans le mal, ignore ses mauvaises actions. Ne nous prive pas, oh mon Dieu des récompenses dont tu le combleras; ne nous éprouve pas après lui.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière pour un enfant</strong></span> : Oh mon Dieu, cet enfant est ta créature (esclave) fils de ton esclave, C&rsquo;est toi qui lui a ôté la vie et c&rsquo;est toi qui le ressuscitera. O mon Dieu, fais de cet enfant une provision pour ses parents. Alourdis la balance de leurs œuvres par lui augmente leurs récompenses ne les éprouve pas de même que nous après lui. Oh Dieu élève le jusqu&rsquo;aux cercles des vertueux croyants Seydina Ibrahima Donne lui une demeure meilleure que celle qu&rsquo;il vient de quitter, une compagnie meilleure que celle qu&rsquo;il laisse et protège le de toute épreuve de la tombe ainsi que du châtiment de l&rsquo;enfer. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Prière n°3</strong></span> : Oh Dieu, pardonne à ceux qui nous ont précédés, à ceux qui viendront après nous ainsi qu&rsquo;à tous ceux qui nous précèdent dans la foi. Oh mon Dieu celui que tu laisses vivant parmi nous, fais le vivre dans la foi et celui que tu feras mourir parmi nous, ôtes lui la vie dans la soumission à toi Pardonne à tous les musulmans, hommes et femmes Oh notre Seigneur fais nous la part belle en ce monde et dans l&rsquo;au-delà épargne nous les tourments du feu.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>4 &#8211; L&rsquo;enterrement</strong> </span><br /><em><strong>&#8211; Ce sont les personnes proches (par les liens du sang) qui doivent enterrer la femme (mari, père, frère, fils,&#8230;). </strong></em><br /><em><strong>&#8211; Si c&rsquo;est un homme qu&rsquo;on enterre, il n&rsquo;est pas nécessaire de tenir un pagne au dessus du corps</strong></em> au moment de l&rsquo;introduction dans la tombe. Au contraire il est souhaitable que l&rsquo;assemblée voyer bien toute la scène d&rsquo;enterrement pour être davantage édifiée &#8211; si besoin était &#8211; de la précarité de la vie. <br /><em><strong>&#8211; Si c&rsquo;est une femme qu&rsquo;on enterre, on maintient le pagne pour ne pas dévoiler ses « formes ». Là, également l&rsquo;Islam profite de cette occasion pour montrer à quel point il tient à garder une certaine « distance » entre l&rsquo;homme et la femme non mariés.</strong> </em><br /><strong><em>&#8211; On entre le corps par son côté droit qu&rsquo;on glisse subitement vers le fond de la tombe, de l&rsquo;Ouest vers l&rsquo;Est.</em> </strong><br />Il est très souhaitable que les gens qui procèdent à cet acte disent les paroles suivantes : <br />« <strong><em>Bismil Laahi wa alaa sounnatir &#8211; Rassoulilaahi Allaahoumma taqqhabalehou bi ahsani qhabouline</em></strong> » « <strong>Au nom de Dieu et conformément à la sounna (tradition) du Prophète.&nbsp; Oh mon Dieu accepte les œuvres de notre compagnon avec la plus grande sollicitude </strong>». Ou bien <br /><strong><em>Bismil Laahi wa alaa mil-ati Rassoulilaahi Allaahoumma taqqhabalehou bi ahsani qhabouline</em></strong> » <br />S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une femme, il convient de dire &#8230;taqqhabalehaa&#8230; <br />En effet on rapporte des hommes de Dieu que même si le mort devait être puni Dieu par la grâce de ces paroles suspendra toute punition pendant 40 ans, 40 ans pendant lesquels ses parents et proches prient en principe pour lui, pour son pardon. <br />&#8211; Une fois le corps introduit, on procède à l&rsquo;ensablement &#8211; ici aussi il y a des invocations utiles. « Minehaa khalaqhenaakoum fiihaa nou -iidoukoum minehaa noukheridjoukoum taaratane oukheraa »<br /><span style="text-decoration: underline;">Traduction :</span> <br />« <strong><em>De cette terre nous t&rsquo;avons créé à elle nous te remettons. Et d&rsquo;elle nous te sortirons une dernière fois</em></strong>. » <br />&#8211; Une fois l&rsquo;ensablement terminé, on dit l&rsquo;invocation suivante : <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>* S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un homme :</strong></span><br />« <strong><em>Allaahoumma inna sahibanaa qhad nazala bika wa khallafa douneyaa waraa-a zahrihii waftaqhara illaa maa indaka. Allaahoumma sabbite indal mas-alati mantiqhahou wa laa tabtaliihii fii qhabrihii bimaa laa taaqhata lehou wa alhiqhe-hou bi nabiyyihi seyyidinaa Mouhammadine sallal-laahou aleyhi wa sallama</em></strong>« . <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>* S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une femme :</strong> </span><br />« <strong><em>Allaahoumma inna sahibatanaa qhad nazalate bika wa khallafate douneyaa waraa-a zahrihaa waftaqharate illaa maa indaka. Allaahoumma sabbite indal mas-alati mantiqhahaa wa laa tabtaliihaa fii qhabrihaa bimaa laa taaqhata lahaa wa alhiqhe-haa bi nabiyyihaa seyyidinaa Mouhammadine sallal-laahou aleyhi wa sallama</em></strong>« . <br /><span style="text-decoration: underline;">Traduction :</span> <br />« Oh mon DIEU, notre compagnon s&rsquo;est présenté à Toi en laissant derrière lui ce monde-ci c&rsquo;est un fakhir (pauvre) qui est venu à Toi, désireux d&rsquo;obtenir ta grâce. Oh mon DIEU assiste lors de l&rsquo;interrogatoire qu&rsquo;il va subir dans quelques instants, ne lui fait pas supporter une épreuve hors de sa capacité et « élève » le à la hauteur de son Prophète, notre maître Mouhammad, paix et salut sur lui. <br />Enfin on procède aux prières (FIDAO) collectives (la prière adressée aux morts est appelée FIDAO) dont voici un exemple <br />Fatiha +Salatoul alla Nabi (ex. : Salatoul Fatiha) +11 khoul Houwa Allâhu Ahadoune +7 Ina Anzalnaahou fi Leylatil Quadri +1 Ayatoul Koursiyou +Salatoul alla Nabi <br /><span style="text-decoration: underline;">Puis dire</span> : <br />Yalla lii ma djangue, Yalla nga nangou ko, ci daradièye Yonèneté bi sallaal laahou aleyhi wa sallam, diox koko adiya, diox yool bi diwe (X) (dire le nom du mort).<br />Il est enfin recommandé qu&rsquo;une ou quelques personnes disent la prière suivante<br />s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un homme : <br />« Allaahoumma ighfirlehou war hamhou wa toub aleyhi » (70 fois). <br />« Om mon dieu pardonne lui ses péchés, aie pitié de lui et accepte son repentir ». <br />S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une femme : <br />« Allaahoumma ighfirlehaa war hamhaa wa toub aleyhaa »(70 fois).<br />Puis on dit une prière pour les autres musulmans enterrés sur place par exemple <br />Fatiha +Salaatou alaa Nabi +11 khoul Houwa +Salaatou alaa Nabi <br />L&rsquo;enterrement est terminé. Mais lorsque l&rsquo;assistance s&rsquo;éloigne, quelqu&rsquo;un doit rester au niveau de la tête et interpeller le mort : « Eh toi (X) fils ou fille de (Y) ». Si on ignore le nom de la mère (y), on dit : « Eh toi (X) fils ou fille de fulaanatine », qui veut dire une « telle » en arabe. <br />« Yaa fulaane ibn/bint fulaanatine »&nbsp; « Yaa filaane ibn/bint fulaanatine »&nbsp; « Yaa fulaane ibn/bint fulaanatine » <br />Ouzekour (Ouzekourii) maa kharajeta aleyhi minad-douneyaa wa hiya chahaadatou ane laa ilaaha illal laahou wa anna Mouhammadane Rassoûloulaahi wa anaka radayeta (anaki radayeti) bil laahi rabbane wa bil islaami diinane wa bi Mouhammadine sallal laahou aleyhi wa sallam nabiyyane wa bil Qhour-aani imaamane wa anna saa-ata aatiyatoune laa rayeba fiihaa wa anna laaha yab-assou mane fil qhoubouri<br />Si le mort est une femme on utilisera les mots entre parenthèse : <br />(Ouzekourii)&nbsp; (anaki radayeti) <br />Traduction : <br />Eh toi X fils ou fille de Y <br />Eh toi X fils de Y <br />Eh toi X fils de Y<br />Souviens-toi de ton pacte en ce bas monde : <br />L&rsquo;attestation que tu formulais à savoir qu&rsquo;il n&rsquo;y a de Dieu qu&rsquo;ALLAH et Mouhammad est son envoyé et le bonheur que tu éprouvais d&rsquo;avoir : <br />ALLAH comme Seigneur, l&rsquo;Islam comme religion, Mouhammad comme Prophète, le Coran comme guide. <br />Egalement tu n&rsquo;avais pas le moindre doute quant à la venue de l&rsquo;heure du jugement dernier et tu as toujours cru que DIEU ressuscitera les habitants des tombeaux.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>COMMENT VISITER LES CIMETIERES</strong> </span><br />Prière à dire lorsque l&rsquo;on rentre dans un cimetière, ici aussi plusieurs variantes. On en proposera deux. <img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda26.jpg" alt="fayda26" width="500" height="358" /><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>1ère version :</strong> </span><br /><strong><em>Bismil-Laahir Rahmaanir Rahiime , »Assalaamou aleïkoum yaa ahlal qhoubouri minal mouslimiina , wal mouminiina. Antoum lanaa salafoune wa nahnou lakoum ,touba-oune wa inaa ine chaa-a-allaahou bikouma laahiqhouna</em></strong> » <br />« Que la paix soit sur vous oh vous nos frères musulmans et croyants, habitants de ces tombeaux. Vous nous avez précédé et nous vous rejoindrons bientôt et s&rsquo;il plait à Dieu nous viendrons à votre rencontre ». <br />+ Aayatoul Koursiou :<br />Puis : <br />« <strong><em>Allaahoumma rabba haazihil adjesaadil baaliyyati wal izhaamine nakhirati allatii kharadjate minad-douneyaa wahiya bika mouminatoune adkhil aleïha rawehane mineka wa salaamane mine-nii.</em></strong> » <br />« Oh toi Seigneur de ces corps et de ces os en piteux état et en décomposition et qui ont quitté ce monde en croyants irradie les de ta lumière et donne leur mon salut ». <br /><span style="text-decoration: underline;">2ème version</span> : <br /><strong><em>Bismil-Laahir &#8211; Rahmaanir &#8211; Rahiime ,Assalaamou aleykoum ya ahlal laa ilaaha illal laahou Assalaamou aleykoum ya ahla daara qhawemil mouminiina Assalaamou aleykoum ya ardal djinaani ,Antoumouss-ssaabiqhouna wa nahnou ine chaa-al-laahou ,ta-aala bikoume laaqhiqhouna .Abchirou bi anna saa-ata aatiyatoune laa rayeba fiihaa wa anna laaha yab-assou-mane fil qhoubouri .Aanasakoumoul laahou ta-aala, charrafakoumoul laahou bi chahadati ane laa illaaha illal laahou wahdahou laa charika lahou wa ach-hadou anna Mouhammadane abdouhou wa Rassoulouhou. Allaahoumma idje-al aldjannata manezilahoum wa maskanahoum wa mahallahoum wa aqhoulou lakoum : Assalaamou aleykoum wa rahmatoul laahi wa barakaatouhou.</em> </strong><br />+ Réciter <em><strong>Aayatoul Koursiou</strong> </em><br />Puis Qhoul Houwa Allaahou Ahad (11 fois) pour tous les gens enterrés dans ce cimetière.<br /><em>* Que la paix soit avec vous oh vous gens qui attestez : « Laa ilaaha illal Laahou ». </em><br /><em>* Que la paix soit avec vous oh vous habitants des maisons des croyants. </em><br /><em>* Que la paix soit avec vous oh vous habitants du paradis </em><br /><em>* Vous nous avez précédés et s&rsquo;il plait à Dieu le très haut nous viendrons à votre rencontre.</em> <br />Réjouissez-vous de la venue certaine de l&rsquo;heure du jugement sans le moindre doute à cet égard. Réjouissez-vous car Dieu ressuscitera les habitants des tombeaux. <br />Que Dieu le très Haut « vous tienne compagnie » (wétteli). <br />Que Dieu vous honore par les paroles bénies de l&rsquo;attestation de la foi. <br />Oh mon Dieu fais du paradis leurs demeures, leurs résidences, leur bien de séjour. <br />Sur ce, je vous dis : « Assalaamou aleykoum wa rahmatoulaahi wa barakaatouhou ». <br />Si vous allez à une tombe particulière, en plus des fidaos évoqués, il est également et particulièrement recommandé de réciter la prière suivante sur la tombe visitée pour solliciter le pardon de Dieu pour le mort : <br />Bismil-Laahir &#8211; Rahmaanir &#8211; Rahiime <br />Al hamedoulil laahi lezii la yabqhaa illa wadjehouhou wa laa yadoumou illa Moulkouhou. Ach-hadou ane laa ilaaha illal Laahou wahdahou laa chariika lehou, ilaahane wahidane ahadane fardane samadane lam yatakhize sahibatane wa laa waladane wa lam yakoune lahou koufou-ane ahadoune ; wa ach-hadou anna Mouhammadane Abdouhou wa Rassoulouhou kamaa houwa ahlouhou. <br />Falil Laahil hamedou Rabiss-ssamaawaati wal ardhi Rabbil aalamina wa lahoul kibriyaa-ou fiss-ssamaawaati wal ardhi wa Houwal Aziizoul Hakiimou. Chahidal laahou annehou laa ilaaha illa Houwa wal malaa-ikatou wa ouloul ilmi qhaa-imane bil qhisthi laa ilaaha illa Houwal Aziizoul Hakiime. <br />Puis « fermer » en disant : « Allaahoumma idje-al sawaaba haazihil kallimaatou li-saabihi haazal qhabri ». <br />« Yalla lii ma djangue yalla nga nangou ko ci daradièye Yonèneté bi (S.A.S) défal ko ko adiya diox yool bi diwe , ak mboolémou dioulit. <br />Louanges à Dieu dont la seule face subsistera et dont la seule royauté demeurera. <br />J&rsquo;atteste qu&rsquo;il n&rsquo;y a de Dieu que DIEU, sans associé, dieu unique, vers qui tout tend ; celui qui n&rsquo;a pas compagnon, ni enfant, ni pareil.De même j&rsquo;atteste que MOUHAMMAD est son esclave et son envoyé comme il convient. Louanges à DIEU Seigneur des cieux et de la terre, Seigneur des mondes à lui la grandeur dans les cieux et la terre c&rsquo;est lui le Aziizoul Hakiimou. <br />G &#8211; La prière suivante est un fidao particulier à l&rsquo;adresse des parents (père et mère), permettant « d&rsquo;annuler » tout « AKH » envers eux : <br />1) Qhoul Houwa 11 fois <br />2) Sourate Yaa-sin 1 fois <br />3) Doua (prière) ci-après : <br />Al hamedou Lillaahi Rabbil aalamiine, Rabbiss-ssamaawaati wa Rabbil ardi, Rabbil aalaamine wa lehoul kibriyaa-ou, fiss-ssamaawaati wal ardi wa Houwal Aziizoul Hakiimou, Lillaahil hamedou Rabbiss-ssamaawaati wa Rabbil ardi, Rabbil aalaamine wa lehoul azamatou fiss-ssamaawaati wal ardi wa Houwal Aziizoul Hakiime. Houwal malikou Rabbiss-ssamaawaati wa Rabbil ardi, wa Rabboul aalamiina wa lehoune-noûrou fiss-ssamaawaati wal ardi wa Houwal Aziizoul Hakiime. Allaahoumma idje-al sawaabahaa liwaalidayya. <br />Si on ne connaît pas la sourate Yaa-sin, on peut faire la Doua (prière) ci-dessus tout simplement + les Ikhlâs (à distance ou lors de visite de la tombe). <br />D&rsquo;une manière générale, lorsqu&rsquo;on entre dans un cimetière, il faut avoir le réflexe » de réciter au moins le verset Ayatoul Koursiyou et 11 Qhoul Houwa, en guise de adiya au Prophète et le bénéfice (« yool bi  » ) aux habitants des tombeaux. <br />Chaque fois qu&rsquo;un musulman récitera le verset dit du trône « Ayatoul Koursiyou » dans un cimetière, Dieu dans sa miséricorde infinie, fera bénéficier aux habitants des tombeaux (on dit même aux habitants de toute tombe de musulmans depuis notre ancêtre Adama jusqu&rsquo;au moment de la récitation), une quantité inestimable de bienfaits, de soulagement et de faisceaux de lumière, (Mbourou leer). <br />Il est rapporté que toute cette quantité de lumière vous sera à votre tour accordée lorsque vous quitterez ce monde. <br />C&rsquo;est pourquoi il est très utile d&rsquo;associer, ce verset à tout fidao. <br />3) <span style="text-decoration: underline;"><strong>LE VEUVAGE « TEINDJE »</strong> </span><br />Il dure <em><strong>4 mois lunaires et 10 jours</strong></em> exactement pour toute femme musulmane dont le mari est décédée, à compter du jour du décès, voire de l&rsquo;heure même du décès. Toutefois si la femme est en état de grossesse, le veuvage finit dès l&rsquo;accouchement ou si un avortement intervient. <br />La veuve tant que dure cette période est astreinte aux attitudes suivantes, l&rsquo;objet étant une certaine retenue de la femme qui doit éviter de mettre en valeur ses atouts. Pendant le veuvage aucun homme n&rsquo;a le droit de lui faire des propositions. <br /><strong><em>-pas de coiffure spéciale </em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas de parfum (elle ne doit même pas utiliser un savon parfumé) </em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas de maquillage (poudre, crème, etc&#8230;) </em></strong><br /><strong><em>&#8211; interdiction de teindre ses cheveux (niouleul) </em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas d&rsquo;habit de cérémonie (sagne-sé)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas de bijoux (or, argent,&#8230;) </em></strong><br /><strong><em>&#8211; même le henné (foudeune) est interdit</em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas de vernis à ongle</em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas d&rsquo;encens (thiouraye, gongo&#8230;)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; pas de voyage </em></strong><br /><strong><em>&#8211; respect de l&rsquo;habillement musulman : tête couverte, etc&#8230; </em></strong><br /><strong><em>-si la femme travaille, elle peut reprendre son travail si ça ne nécessite pas de quitter la ville. En effet, elle ne doit passer aucune nuit hors de son lieu de veuvage.</em> </strong><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>LA PRIERE DU MORT</strong></span>:<br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda27.jpg" alt="fayda27" width="500" height="360" />&#8211; Que doit faire un mourant ? <br />&#8211; Comment s&rsquo;en occuper une fois qu&rsquo;il est mort (lavage&#8230;) <br />&#8211; Comment prier pour lui ? <br />A &#8211; <span style="text-decoration: underline;">Au stade de la maladie</span> <br />Trois choses au moins sont recommandées à une personne atteinte d&rsquo;une maladie à l&rsquo;issue de laquelle il craint pour sa vie : <br />&#8211; réparer les injustices commises, si c&rsquo;est encore possible, <br />&#8211; demander pardon à son entourage (Balou akh) sans oublier son conjoint, <br />&#8211; rendre les dépôts qu&rsquo;on vous a confiés, <br />&#8211; régler ses dettes ou s&rsquo;assurer de leur « prise en charge » par une tierce personne, <br />&#8211; dire les prières suivantes autant que faire se peut : <br />1) 100 fois la sourate IKHLASS (QHOUL HOUWA ALLAAHOU jusqu&rsquo;à la fin), chacune d&rsquo;elle étant précédée de la Basmallah (Bismillahir &#8211; Rahmaanir &#8211; Rahiime). Tout croyant atteint d&rsquo;une maladie et qui récite la sourate de l&rsquo;unicité divine 100 fois, s&rsquo;il mourrait au cours de cette maladie, verrait ses fautes pardonnées incha Allah. <br />2) La sourate Yaa &#8211; Sin <br />3) Les derniers versets de la sourate n°59 communément appelés « Law Anezalna ». <br />4) Seydoul Istighfar : la meilleure façon de demander pardon à DIEU (d&rsquo;après le Prophète &#8211; S.A.S). <br />Allaahoumma Anta Rabbii Laa ilaaha illa anta Khalaqhtanii wa anaa abdouka Wa anaa alaa ahdika Wa wa(h)dika maastatah-tou A-ouzou bika mine charri maa sanahtou A-bou-ou laka bi ni(h)matika aleyya A-bou-ou zanebii, faghfirlii, Fa inahou laa Yaghfirou Zounouba illa anta <br />Tout croyant qui dans la journée dit les prières précédantes (Lawanezalnaa-ou&#8230;et/ou le Seydoul istighfaar) s&rsquo;il mourrait dans la journée verrait ses fautes pardonnées et ira au Paradis. <br />Idem s&rsquo;il dit ces formules la nuit et meurt <br />dans la nuit. <br />5) Réciter souvent (1 fois par jour) la prière suivante : <br />12 fois Khoul Houwa Allaahou <br />12 fois Falaqhi <br />12 fois Naassi <br />3 fois Salaatoul Faatihi <br />Puis demander à DIEU, d&rsquo;agréer ces prières par égard pour le Prophète (Paix et salut sur lui) et d&rsquo;inscrire le bénéfice dans les livres de tous ceux envers qui vous avez péché. (Yalla nga nangou lii ma djangue ci daradièye Yonèneté bi (S.A.W) bindeu tiyaaba bi ci teeré kep koo khameni ameel naa ko akh). <br />En arabe : « Allaahoumma salli wa sallim, alaa Nabiyyika wa habiibika sayydinaa MOUHAMMADINE wa alaa aalihi wa assibnii alaa maa qhara(h)touhou wadjealhou fii sahaa-ifi mane lahou tabii-atoune aleyya mine ibaadika fii maaline awe &#8211; irdhine ». <br />6) Après chaque prière (les 5 prières quotidiennes) prendre l&rsquo;habitude de dire 5 fois :<br />Astaghfiroule Laaha. et dire :  » Yalla, yalla na nga ma baal ; baal kep koo khameni améél naa ko akh ». »Oh mon DIEU, pardonne moi ainsi qu&rsquo;à tous ceux que j&rsquo;ai offensé, ceux envers qui j&rsquo;ai péché, ceux à qui je suis redevable de quoi que ce soit ». Car le Prophète (S.A.S) a dit : « demandez le pardon d&rsquo;Allah pour ceux à l&rsquo;égard de qui vous êtes redevables. Ce pardon compensera, à leur bénéfice, les torts causés ». <br />7) Toujours après chaque prière, prendre l&rsquo;habitude de dire 4 fois les paroles de repentir suivantes :&nbsp;  » Toubtou ileyka yaa rabbii mine koulli cheï-ine laa yourdiika ». « Je me repents (je reviens vers toi repentant) oh mon DIEU de toute chose (que j&rsquo;ai faite ou dite) que tu n&rsquo;agrées pas ». <br />8) L&rsquo;entourage proche du mourant doit dire à intervalles réguliers la formule <br />de la chahada (attestation de la foi musulmane) : <br />« Laa ilaaha illal Laahou Mouhammadar &#8211; Rassouloulaahi Sallal Laahou Aleyhi wa Sallam ». devant le mourant pour qu&rsquo;il s&rsquo;en rappelle et essaie de dire cette attestation <br />de foi. En effet le Prophète paix et salue sur lui a dit : « Celui qui meurt en disant ces paroles ira incha Allah au Paradis ». Mais attention, il ne faut pas le forcer à la dire de peur qu&rsquo;il ne soit sous influence satanique et qu&rsquo;il refuse de prononcer ces paroles. Car jusqu&rsquo;à la dernière seconde Satan essaie de détourner le musulman du vrai salut. Ainsi on le dit devant le mourant de manière à ce qu&rsquo;il entende tout en espérant qu&rsquo;il le répète avec la langue sinon avec son coeur. S&rsquo;il fumait, le mourant doit s&rsquo;en repentir car cette pratique empêche le musulman de prononcer ces paroles. <br />9) On lui propose de l&rsquo;eau, de préférence l&rsquo;eau bénie de Zam &#8211; Zam, car le mourant éprouve une grande soif</p>
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		<title>Les Piliers de L&#8217;islam</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/les-piliers-de-l-islam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 15:05:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Mouhamadiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les cinq piliers de l’islam constituent le fondement du mode de vie islamique. Ces piliers sont: La profession de foi, la prière, la zakat (soutien financier aux pauvres), le jeûne du mois de Ramadan, et le pèlerinage à la Mecque une fois dans la vie pour ceux qui en ont les moyens</strong><br /><strong><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda17.jpg" alt="fayda17" width="500" height="330" />1)</strong><span style="text-decoration: underline;"><strong> La profession de foi :</strong></span><br />Témoigner que nul autre qu’Allah n’est digne d’être vénéré et que Muhammad est Son Envoyé auprès de tous les hommes jusqu’au Jour du Jugement. Que Muhammad soit le Prophète oblige chaque Musulman à prendre modèle sur sa vie exemplaire. La proclamation de la profession de foi est donc l’acte indispensable par lequel l’homme est reconnu musulman. Elle est formulée de la manière suivante:<br />ASHADU AN LA ILAHA ILLA-LLAH&#160; (J’atteste qu’il n’y a de divinité que Dieu) WA ASHADU ANNA MUHAMMADAN RASULU-LLAH&#160; (et j’atteste que Mohammed est le messager de Dieu)<br /><strong>2) <span style="text-decoration: underline;">La Prière</span>:</strong><br />La prière islamique, ou salât, ou Salah, qui veut dire prière ; acte de dévotion) est le second des cinq piliers de l'islam. Outre la prière à la demande ou surérogatoire (nâfilah), chaque musulman est tenu d'effectuer cinq prières quotidiennes obligatoires (faridah). Dans les pays de langues perse ou indienne, le terme utilisé est nam?z. <br />La prière doit s'effectuer en état de pureté : à défaut, il faut accomplir les ablutions. <br />Elles peuvent être effectuées à n'importe quel lieu, quoique pour les hommes, accomplir en groupe à la mosquée les cinq prières canoniques est fortement recommandé, et accomplir les prières du vendredi et des deux fêtes est obligatoire. <br />La prière s'effectue tournée vers la qibla, qui est la Ka'ba de La Mecque.</p>
<p>  <a class="mh-excerpt-more" href="https://faydatidianiya.com/les-piliers-de-l-islam/" title="Les Piliers de L&#8217;islam">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Les cinq piliers de l’islam constituent le fondement du mode de vie islamique. Ces piliers sont: La profession de foi, la prière, la zakat (soutien financier aux pauvres), le jeûne du mois de Ramadan, et le pèlerinage à la Mecque une fois dans la vie pour ceux qui en ont les moyens</strong><br /><strong><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda17.jpg" alt="fayda17" width="500" height="330" />1)</strong><span style="text-decoration: underline;"><strong> La profession de foi :</strong></span><br />Témoigner que nul autre qu’Allah n’est digne d’être vénéré et que Muhammad est Son Envoyé auprès de tous les hommes jusqu’au Jour du Jugement. Que Muhammad soit le Prophète oblige chaque Musulman à prendre modèle sur sa vie exemplaire. La proclamation de la profession de foi est donc l’acte indispensable par lequel l’homme est reconnu musulman. Elle est formulée de la manière suivante:<br />ASHADU AN LA ILAHA ILLA-LLAH&nbsp; (J’atteste qu’il n’y a de divinité que Dieu) WA ASHADU ANNA MUHAMMADAN RASULU-LLAH&nbsp; (et j’atteste que Mohammed est le messager de Dieu)<br /><strong>2) <span style="text-decoration: underline;">La Prière</span>:</strong><br />La prière islamique, ou salât, ou Salah, qui veut dire prière ; acte de dévotion) est le second des cinq piliers de l&rsquo;islam. Outre la prière à la demande ou surérogatoire (nâfilah), chaque musulman est tenu d&rsquo;effectuer cinq prières quotidiennes obligatoires (faridah). Dans les pays de langues perse ou indienne, le terme utilisé est nam?z. <br />La prière doit s&rsquo;effectuer en état de pureté : à défaut, il faut accomplir les ablutions. <br />Elles peuvent être effectuées à n&rsquo;importe quel lieu, quoique pour les hommes, accomplir en groupe à la mosquée les cinq prières canoniques est fortement recommandé, et accomplir les prières du vendredi et des deux fêtes est obligatoire. <br />La prière s&rsquo;effectue tournée vers la qibla, qui est la Ka&rsquo;ba de La Mecque.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux débuts de l&rsquo;islam, les prières, en plus d&rsquo;être un acte de soumission totale à Dieu, servent aussi à réciter les versets du Coran ainsi qu&rsquo;à les mémoriser, à les fixer dans les esprits des compagnons au fur et à mesure de leur révélation. Cette pratique se fait toujours au cours du mois de Ramadan, mois sacré des musulmans marquant le début de la mission prophétique de Mahomet, où le musulman est incité à réciter en entier au moins une fois l&rsquo;intégralité du Coran. Il est envisageable de lire le Coran s&rsquo;il n&rsquo;est pas mémorisé. Ces prières sont nommées Tarawih.<br />Le vendredi est le jour de la prière pour les musulmans mais ce n&rsquo;est pas un jour férié et chômé. La prière est accomplie collectivement pour ceux et celles qui le peuvent. Au moment de l&rsquo;appel à cette prière, les croyants sont invités à cesser tout négoce. Par la suite, dès la fin de l&rsquo;office, il y a lieu de se disperser pour vaquer à ses occupations et reprendre ses activités. <br /><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Les cinq prières quotidiennes</strong></em></span><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda16.png" alt="fayda16" width="500" height="330" /><br />Chaque prière est constituée de 2, 3 ou 4 rakat, autrement dit de plusieurs « cycles ». Chacun de ces cycles est constitué d&rsquo;invocation, de la récitation d&rsquo;une ou de plusieurs sourates, le tout dans des positions bien spécifiques : station debout, incliné, prosternation, à genoux. Les cinq prières journalières obligatoires pour les musulmans :<br />•&nbsp;&nbsp; <em><strong>&nbsp;La prière de as-soubh</strong></em>, prière de l&rsquo;aube, composée de deux rakat. Son temps commence à la naissance de l&rsquo;aube véritable (al-fajrou s-sadiq) qui est une lueur blanche transversale à l&rsquo;horizon est, et il finit au lever du soleil. Elle se fait à voix haute. <br />•&nbsp;&nbsp; <em><strong>&nbsp;La prière de adh-dhouhr</strong></em>, la prière de la mi-journée, quand le soleil se trouve à son zénith. Elle se compose de quatre rakat. Son temps débute quand le soleil s&rsquo;écarte du milieu du ciel vers le couchant et finit quand l&rsquo;ombre d&rsquo;une chose quelconque atteint une longueur égale à celle de la chose elle-même plus la longueur de l&rsquo;ombre qu&rsquo;elle avait au moment du zénith. On entend par «chose quelconque» un bâton, par exemple, planté verticalement sur un sol plat. L&rsquo;ombre au zénith, c&rsquo;est l&rsquo;ombre de cette chose quand le soleil est au milieu du ciel. Si quelqu&rsquo;un est debout dans un lieu ensoleillé et que le soleil est au milieu du ciel, on observe qu&rsquo;il a une ombre. Cette ombre est l&rsquo;ombre au zénith. Quand le soleil dévie vers l’ouest, on observe que son ombre s&rsquo;allonge et tourne vers le levant. C&rsquo;est là le signe que le temps d’adh-dhouhr a commencé. Elle se fait à voix basse. <br />•&nbsp;&nbsp; &nbsp;<em><strong>La prière de al-&lsquo;asr</strong></em>, la prière de la mi-après-midi, composée de quatre rakat. Son temps commence à la fin du temps d’adh-dhouhr et dure jusqu&rsquo;au coucher du soleil. Par conséquent quand la longueur de l&rsquo;ombre d&rsquo;une chose quelconque devient égale à la longueur de cette chose plus la longueur de son ombre au zénith, le temps de al-’asr débute et celui de adh-dhouhr finit. Elle se fait à voix basse. <br />•&nbsp;&nbsp; <em><strong>&nbsp;La prière d’al-Maghreb</strong></em>, la prière du coucher du soleil, composée de trois rakat. Son temps débute après le coucher du soleil c&rsquo;est-à-dire après la disparition de la totalité du disque solaire, et il finit à la disparition de la lueur rouge. La lueur rouge est la rougeur apparaissant du côté du couchant après le coucher du soleil. Elle se fait deux rakat à voix haute, puis une rakat à voix basse. <br />•&nbsp;&nbsp; &nbsp;<em><strong>La prière de al-&lsquo;icha</strong></em>, la prière de la nuit, composée de quatre rakat. Son temps commence à la disparition de la lueur rouge et finit à la naissance de l&rsquo;aube. Elle se fait deux rakat à voix haute, puis deux autres à voix basse.<br /><strong>3) <span style="text-decoration: underline;">La Zakat</span> : Aumône purificatrice légale</strong><br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda18.jpg" alt="fayda18" width="500" height="329" />La zakat, ou aumône purificatrice obligatoire, constitue le troisième pilier de l’Islam.<br />Le but de la zakat (l’aumône purificatrice légale) [1] est de réaliser l’équilibre et la justice sociale, d’empêcher le monopole de l’argent par les riches et encourager la circulation des biens.<br />Le modèle économique islamique est différent du capitalisme et du communisme. L’argent en Islam est à Dieu et non pas à l’individu ou à l’Etat.<br />Celui qui s’acquitte de la zakat protège son argent et le bénie. Il purifie par là son cœur, élève son âme et fait fructifier ses biens [2]. Dieu lui multiplie les mérites.<br />Ibn ‘Umar a dit : « <strong><em>Toute richesse sur laquelle on prélève la zakat n’est pas considérée comme thésaurisée, même si elle est enfouie au fin fond du sol. Mais toute richesse sur la quelle la zakât n’est pas prélevée est considérée comme thésaurisée même si elle n’était pas cachée</em></strong> ». Celui qui thésaurise les biens (et ne donne pas la zakât prescrite) est concerné par le châtiment promis par Dieu dans le Coran à ceux «&nbsp;qui thésaurisent l’or et l’argent ».<br /><strong>La zakât</strong> n&rsquo;est pas une obligation pour l&rsquo;enfant ni le fou, mais c&rsquo;est le tuteur légal de chacun d&rsquo;eux qui aura obligation légale de s&rsquo;en acquitter de leur argent.<br /><strong>[1]</strong> Il faut distinguer l’aumône légale (obligatoire) (la zakât), de l’aumône volontaire (méritoire) (sadaqatun). Cette dernière peut être donnée à n’importe quel moment et sans conditions, à ceux qui la méritent. Ainsi, il faut au préalable émettre l’intention de donner la zakât, car les actes ne valent que par les intentions. <br />(Il peut émettre cette intention (que ceci est zakât) au moment de distinguer la part (valeur) de la zakât ou quant il la distribue)<br /><strong>[2]</strong> Dieu dit dans le Coran: « Prélève de leurs richesses une aumône par laquelle tu les purifies et tu les bénis, et prie pour eux» Sourate 9, verset 103. Et il dit aussi : « Allah anéantit l&rsquo;intérêt usuraire et fait fructifier les aumônes» Sourate 2, verset 276.<br /><strong>4) <span style="text-decoration: underline;">Le jeûne du mois de Ramadan</span>:</strong><br />Le Jeûne constitue le quatrième pilier de l&rsquo;Islam. Il a été institué sur décret divin en l&rsquo;an 2 de l&rsquo;hégire. Dans la sourate «La vache» (Baqara), verset 183, Dieu dit: «Ô Croyants! Nous vous avons prescrit le jeûne comme l&rsquo;avions prescrit à ceux qui ont précédé car ainsi atteindriez vous la piété».<br />N’est donc pas se priver de boisson, de nourriture et de plaisirs sexuels du lever au coucher du soleil. Le Jeûne est un acte d&rsquo;adoration dont la finalité est de renforcer la foi du croyant. Il est pratiqué durant le mois : Jeûne ou Ramadan qui est le neuvième mois du calendrier musulman.<br /><em><strong>* 2. Quels sont les bienfaits du Jeûne?</strong></em><br />Sur un hadith, le Prophète (Psl) dit : « <strong><em>Si mon peuple savait tous les bienfaits que comportent le mois de Ramadan, il souhaiterait qu&rsquo;il dure toute l&rsquo;année</em> </strong>».<br />Parmi les multiples bienfaits du Jeûne, nous citons :<br /><em><strong>•• Raffermissement de la foi ;</strong></em><br /><em><strong>•• L&rsquo;équilibre physique et spirituel pour une tonification du corps facilitant les actes de dévotion ;</strong></em><br /><em><strong>•• L&rsquo;élévation, le rapprochement et la proximité avec Dieu ;</strong></em><br /><em><strong>•• L&rsquo;abolition ou la rémission des pêchés ;</strong></em><br /><em><strong>•• L&rsquo;intercession au jour du jugement dernier&#8230;</strong></em><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda15.jpg" alt="fayda15" width="500" height="330" /><br />* <em><strong>3. Comment pratiquer le Jeûne?</strong></em><br />Le Jeûne commence à l&rsquo;apparition du croissant lunaire, 29ème jour du mois de Chahbane (« Baraxlou »). Le Prophète (Psl) dit dans un hadith : « <em><strong>Jeûnez dès que vous apercevez la lune</strong> </em>».<br />Si la lune n&rsquo;est pas aperçue qu&rsquo;au 29ème jour, le mois est complété à 30 jours et le Jeûne commence dès le lendemain.<br />Comme toutes pratiques religieuses, l&rsquo;intention « yéné » vaut l&rsquo;acte. En ce qui concerne le Jeûne, l&rsquo;intention doit être formulée la veille au premier jour. Selon l&rsquo;Imam Malick (RTA), cela suffit pour le reste du mois sauf si le jeûneur a eu un empêchement le contraignant à interrompre son jeûne. Il devra, dans ce cas, reformuler son intention pour les jours restants.<br />Le Prophète (Psl) recommande de prendre le dernier repas de la nuit (Kheud) juste avant l&rsquo;aube et à rompre le jeûne rapidement dès le coucher du soleil. Le Jeûne est rompu, de préférence, avec les dattes (en nombre impair) ou de l&rsquo;eau.<br />&nbsp;<em><strong>4. Quelles sont les conditions qui rendent le Jeûne obligatoire?</strong> </em><br /><strong><em>* Etre musulman; </em></strong><br /><strong><em>* Avoir atteint la majorité; </em></strong><br /><strong><em>* Etre en pleine possession des facultés mentales; </em></strong><br /><strong><em>* Jouir d&rsquo;une santé permettant le Jeûne.</em></strong><br /><em><strong>&nbsp;5. Qui n&rsquo;est pas astreint au Jeûne?</strong></em><br /><em><strong>* Le malade dont la pratique du Jeûne aggrave la maladie; </strong></em><br /><em><strong>* La femme en période de menstrues (règles); </strong></em><br /><em><strong>* La femme venant d&rsquo;accoucher; </strong></em><br /><em><strong>* Le voyageur, pour qui il est préférable de rompre le Jeûne bien que ce ne soit pas une obligation.</strong></em><br />Toutefois, jeûner durant le voyage, nous dit le Prophète (Psl), n&rsquo;est pas une preuve de vertu. Pour ces cas ci-dessus, obligation est faite à la personne concernée, de jeûner à la fin du mois de Ramadan, un nombre de jour équivalent en guise de réparation :<br />•• <em><strong>La personne dont l&rsquo;âge avancée ne permet pas le Jeûne</strong></em> : il est recommandée à cette personne de donner à un indigent, un repas ou son équivalent en argent pour chaque jour non jeûné.<br />Pour les cas particuliers de la femme en état de grossesse ou d&rsquo;allaitement, la rupture du Jeûne tient de leur incapacité à jeûner. Pour toutes les deux, obligation est faite de jeûner à la fin du mois de Ramadan un nombre de jours équivalent avec, dans le cas de la femme qui allaite la sortie quotidienne d&rsquo;une aumône.<br /><strong>5) <span style="text-decoration: underline;">Le pèlerinage à la Mecque</span></strong><span style="text-decoration: underline;">:</span><br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda14.jpg" alt="fayda14" width="500" height="329" />Les bienfaits qui sont rattachés à ce pilier sont innombrables ; nous en citerons quelques uns :<br />• Au terme de la station d&rsquo;Arafat par exemple (qui est le jour le plus important du pèlerinage) DIEU s&rsquo;adresse aux pèlerins en ces termes :« Sachez que vous êtes affranchis de l&rsquo;enfer -goré ngèen ci safara &#8211; je vous ai pardonnés et je prends à mon compte les fardeaux et les charges qui pèsent sur vos épaules et tous vos vœux seront exaucés »<br />• « <em><strong>1 dirham</strong> </em>» dépensé pour l&rsquo;accomplissement de cette obligation équivaut à 700 dirhams dépensés dans la voie de DIEU.<br />• <em><strong>ALLAH « répand » chaque jour 12O « miséricordes » (yeurmeundé) sur les personnes présentes dans l&rsquo;enceinte de la KAABA comme suit :</strong></em><br /><em><strong>• 60 sur les gens qui font leur « tawaaf »</strong></em><br /><em><strong>• 40 sur ceux qui font leur prière (diouli)</strong></em><br /><em><strong>• 20 sur ceux qui regardent simplement l&rsquo;édifice de LA KAABA</strong></em><br /><em><strong>• DIEU dans sa miséricorde infinie étend son pardon à tout croyant que le pèlerin (dont le pèlerinage a été agréé) salue (saafonté) à son retour.</strong></em><br /><em><strong>• De même tout pèlerin agréé verra 400 personnes de sa famille et de ses proches, pardonnées </strong></em><br /><em><strong>• Enfin 3 actes « remettent vos compteurs de pêchés à zéro »</strong></em><br /><em><strong>• la conversion à islam</strong></em><br /><em><strong>• le pèlerinage à la Mecque</strong></em><br /><em><strong>• émigrer dans un « pays » dans le but de préserver sa foi (« gadaaye »)</strong></em><br /><em><strong>• La KAABA est un lieu où toutes les invocations sont agréées en particulier aux 13 points ou endroits suivants :</strong></em><br /><em><strong>• lors des « tawaaf » autour de la Kaaba</strong></em><br /><em><strong>• moultazem ;</strong> </em>c&rsquo;est la partie du mur de la kaaba qui se trouve entre la Pierre noire et la porte de la kaaba : on se « colle » de face (le ventre et les bras notamment) sur cette mince façade et on demande à DIEU ce qu&rsquo;on veut ; à cet emplacement les invocations relatives aux maladies sont particulièrement recommandées.<br /><em><strong>• miizaabou rahmati</strong> </em>ou la « gouttière » : ici également on se « plaque » contre le pan de mur où est logée cette « gouttière » qui « déborde » du toit de la kaaba<br /><em><strong>• hidjiratoul ismaa-ila</strong> </em>: c&rsquo;est l&rsquo;espace entre le mur de la kaaba &#8211; côté gouttière et le demi-cercle bien visible ; c&rsquo;est dans cet espace qu&rsquo;est enterré LE PROPHETE Ismaila, fils du PROPHETE IBRAHIIM que la paix et le salut de D&rsquo;ALLAH soient sur eux ;<br /><em><strong>• l&#8217;emplacement originel</strong></em> (avant son « extension » dans le sous-sol de la kaaba) du puits de <em><strong>zem &#8211; zem</strong></em> : cet emplacement se trouve à quelques mètres de la kaaba et est matérialisé par l&rsquo;écriture à même le sol du mot zem-zem en arabe.<br />Ouvrons ici une parenthèse sur la manière de boire l&rsquo;eau de zem-zem :<br /><em><strong>•- On prend un gobelet rempli de cette eau :</strong></em><br /><em><strong>•- Réciter la Fatiha</strong></em><br /><em><strong>•- Faire ses invocations</strong></em><br /><em><strong>•- Boire 3 gorgées en respirant (inspirer et expirer) profondément entre chaque gorgée.</strong></em><br /><em><strong>• le monticule de Safaa (sur lequel le pèlerin peut se tenir debout et faire ses invocations en veillant, si possible, à faire face à la Kaaba)</strong></em><br /><em><strong>• de même le monticule de marwaa, sur lequel on monte ; toujours faire face à la kaaba pour les invocations.</strong></em><br /><em><strong>• lors du parcours entre Safaa et marwaa</strong></em><br /><em><strong>• Au maqam IBRAHIIM</strong></em><br /><em><strong>• Arafat</strong></em><br /><em><strong>• Mouzdalifa</strong></em><br /><em><strong>• Mina (les 3 jours dits de « fixation »)</strong></em><br /><em><strong>• Après avoir procédé à la lapidation (les 3 diamras)</strong></em><br /><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>B. Statut particulier de la Mecque</strong></span></em><br />La Mecque (y compris tout le territoire sacré) présente des spécificités propres (au nombre de 18) par rapport aux autres villes ou pays du monde, notamment :<br />•1) II est obligatoire de se « sacraliser » (sangou sett, armal) avant d&rsquo;y entrer pour pouvoir effectuer le pèlerinage (Hajj ou Oumra)<br />La Mecque étant un territoire sacré nul n&rsquo;a le droit d&rsquo;y entrer sans être en état de sacralisation-armal- à l&rsquo;exception des personnes ci-après :<br />•- Un fugitif pourchassé par les autorités (« boûr ») même s&rsquo;il est coupable.<br />•- Un commerçant dont le seul but est de se livrer à son commerce à la Mecque, et ne venant donc pas ni pour le Hajj, ni pour la Oumra.<br />•- Quelqu&rsquo;un qui séjourne à la Mecque (et qui s&rsquo;est désacralisé après avoir accompli ses rites) et qui y revient soit pour vaquer à ses occupations soit pour faire ses prières.<br />•- Un esclave qui pénètre dans le territoire sacré et qui n&rsquo;est pas tenu de faire le hajj (adj warouko).<br />•- Un enfant (un musulman mineur)<br />•- Une personne non consciente (une personne évanouie qu&rsquo;on y fait entrer)<br />•- Une personne non sainte d&rsquo;esprit<br />•- Les porteurs, les vendeurs ambulants qui vont et qui viennent<br />•- Un visiteur dont l&rsquo;intention n&rsquo;est pas de faire le Hajj ou la Oumra (commerçants, visite privée&#8230;).<br />•- Une personne qui est « affectée » à la Mecque ou qui y séjourne pour ses études.<br />•- Un musulman mineur qui entre en tant que tel (mineur) et qui devient majeur au cours de son séjour (celui-là n&rsquo;est pas tenu de ressortir pour faire son armal).<br />•- Les combattants dans la voie de Dieu en cas de guerre sainte ou Jihad<br />•2) Si on doit y entrer pour d&rsquo;autres motifs la sacralisation devient non plus obligatoire mais néanmoins recommandée (« Lou niu sope »)<br />•3) Interdiction d&rsquo;y couper un arbre et même toute végétation (« niakh bu tooy ») sauf pour les résidents qui s&rsquo;adonnent à l&rsquo;agriculture<br />•4) Interdiction d&rsquo;y pratiquer la chasse<br />•5) Interdiction d&rsquo;y enterrer un mécréant (« yeefer ») ; en cas de transgression à cette règle, le corps doit être déterré<br />•6) Interdiction d&rsquo;y ramasser et emporter avec soi quelque objet que ce soit ;tout objet que tu y ramasses ne t&rsquo;appartient pas<br />•7) Un péché commis à la Mecque est considéré plus grave que s&rsquo;il est commis ailleurs<br />•8) Interdiction aux non musulmans d&rsquo;y entre<br />•9) Interdiction de sortir sable, ou cailloux, ou arbuste, ou branche&#8230;de la Mecque<br />•10) Le sacrifice du mouton dans le cadre du Hajj ne peut être fait qu&rsquo;à la Mecque et ses environs (territoire sacré : Mina&#8230;)<br />•11) Les prières surérogatoires ou « nâfilah » sont interdites dans certaines tranches horaires ; cette interdiction « saute »lorsqu&rsquo;on se trouve à la Mecque ; il est néanmoins recommandé aux « malikites »de s&rsquo;abstenir d&rsquo;effectuer des nâfilah durant ces périodes interdites, même à la Mecque<br />•12) Le pèlerin « tamatu » et « qhiraan » résidant à la Mecque n&rsquo;est pas tenu de procéder à l&rsquo;immolation d&rsquo;un mouton, à moins que ce soit pour le « rachat » d&rsquo;une faute<br />•13) Si quelqu&rsquo;un prend l&rsquo;engagement personnel (« naisseur ») d&rsquo;effectuer le pèlerinage, cette personne est tenue de concrétiser son intention et le pèlerinage devient obligatoire pour elle ;<br />•14) IL est proscrit de s&rsquo;orienter vers la Mecque lorsqu&rsquo;on se « soulage » (urine ; selles) en tout cas lorsqu&rsquo;on le fait en pleine nature<br />•15) Tout bonne action réalisée à la Mecque est valorisée par un coefficient multiplicateur qui va de 100 000 à 200 000<br />•16) IL est recommandé d&rsquo;accomplir les prières de korité et de tabaski, à l&rsquo;air libre ou « dans la nature » dans toutes les villes sauf à la Mecque où c&rsquo;est dans la mosquée même (c&rsquo;est à dire dans la kaaba)qu&rsquo;il faut le faire<br />•17) IL est proscrit d&rsquo;avoir sur soi des « armes blanches » (couteaux&#8230;) dans cette ville<br />•18) IL est obligatoire qu&rsquo;au moins une partie des musulmans fasse le pèlerinage chaque année (bien que le pèlerinage dépende des moyens et capacités et également puisse être facultatif, lorsqu&rsquo;on l&rsquo;a déjà effectué) ;en d&rsquo;autres termes les musulmans ne peuvent pas tous ensembles s&rsquo;abstenir de faire le pèlerinage.</p>
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		<title>La vie des Sahabas</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/biographie-des-sahabas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 13:52:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Mouhamadiya]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://faydatidianiya.com/biographie-des-sahabas/</guid>

					<description><![CDATA[<p><strong><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda31.jpg" alt="fayda31" width="500" height="330" />Abou Bakri</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son nom et sa généalogie:</strong></span><br />Il se nomme 'Abdoullah Ibn Abi Qouhafa 'Othman Ibn 'Amir. Abou Bakri était le septième dans la descendance de taym, le fils de Mourra, le septième ancêtre du Prophète. Le clan auquel il appartenait se dénommait banû taym du nom de taym sa mère salmâ était une fille de l'oncle de son père, saqr. Le nom originel d'Abou Bakr avait été 'Abdul ka ‘bah. Il s'appelait également 'atîq. Sa mère n'avait aucun fils survivant, et lorsqu'elle avait mis au monde Abou Bakr, elle l'amena au temple et s'exclama : "<em><strong>Ô déité ! si celui-ci est immunisé contre la mort, alors donne-le moi</strong></em>".<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa naissance:</strong></span><br />Il est né environ trois ans après l'année de l'éléphant.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Avant sa conversion:</strong></span><br />Il faisait partie des notables du peuple de Quraychite et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa conversion à l'Islam (-13 H. ; 37 ans):</strong></span></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda31.jpg" alt="fayda31" width="500" height="330" />Abou Bakri</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son nom et sa généalogie:</strong></span><br />Il se nomme &lsquo;Abdoullah Ibn Abi Qouhafa &lsquo;Othman Ibn &lsquo;Amir. Abou Bakri était le septième dans la descendance de taym, le fils de Mourra, le septième ancêtre du Prophète. Le clan auquel il appartenait se dénommait banû taym du nom de taym sa mère salmâ était une fille de l&rsquo;oncle de son père, saqr. Le nom originel d&rsquo;Abou Bakr avait été &lsquo;Abdul ka ‘bah. Il s&rsquo;appelait également &lsquo;atîq. Sa mère n&rsquo;avait aucun fils survivant, et lorsqu&rsquo;elle avait mis au monde Abou Bakr, elle l&rsquo;amena au temple et s&rsquo;exclama : « <em><strong>Ô déité ! si celui-ci est immunisé contre la mort, alors donne-le moi</strong></em>« .<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa naissance:</strong></span><br />Il est né environ trois ans après l&rsquo;année de l&rsquo;éléphant.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Avant sa conversion:</strong></span><br />Il faisait partie des notables du peuple de Quraychite et comptait parmi leurs savants, il était aimé parmi eux.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa conversion à l&rsquo;Islam (-13 H. ; 37 ans):</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Abou Dardâ a rapporté que le Messager d&rsquo;Allah a dit : « <strong><em>N&rsquo;allez-vous pas laisser tranquille mon compagnon</em></strong> ! N&rsquo;allez-vous pas cessez, et laisser tranquille mon compagnon ! Lorsque je vous ai dit :  » <em><strong>Ô peuple, je suis le Messager d&rsquo;Allah auprès de vous ! Vous m&rsquo;avez répondu :  » Menteur ! « , sauf Abou Bakr qui, lui, m&rsquo;a cru</strong> </em>! ». (al-Bakhari)<br />Le Prophète a dit : « <em><strong>Quand j&rsquo;ai invité les gens à embrasser l&rsquo;Islam, tous ont pris un temps de réflexion et d&rsquo;hésitation, excepté Abou Bakr : il ne s&rsquo;est pas retenu, et n&rsquo;a pas hésité</strong> </em>!  » (Ibn Ishaq)<br />&lsquo;Ali Ibn Abi Taleb a rapporté qu&rsquo;Abou Bakr a été le premier homme musulman. (Ibn &lsquo;Asâkir)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La libération de Bilal (-13 H ; 37 ans):</strong></span><br />Il fut affranchi par Abou Bakr As-Siddiq qui l&rsquo;avait racheté d’Umayya Ibn khalaf à neuf onces d&rsquo;or. Ce dernier exagérait son prix afin de décourager Abou Bakr, tout en se disant toutefois : « <em><strong>Si Abou Bakr insiste à l&rsquo;acheter à une seule once d&rsquo;or, je le vendrai à ce prix</strong></em>« .<br />Tandis que Abou Bakr se disait : « <em><strong>S&rsquo;il ne consent à la vente qu&rsquo;au prix de cent onces d&rsquo;or, je les payerai</strong></em>« .<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son émigration vers Médine en compagnie du Prophète (1 H. ; 51 ans):</strong></span><br />Dès que le départ du Prophète fut signalé, les Qoraïshites se lancèrent sur ses traces et Aboutirent à l&rsquo;entrée d&rsquo;une grotte où le Prophète et son compagnon Abou Bakr s&rsquo;étaient réfugiés&#8230; Allah troubla les Qoraïshites : les traces de pas menaient bien à cette grotte mais visiblement, elle n&rsquo;était pas fréquentée. Plus bas, dans la grotte, Abou Bakr dit à son ami Muhammad : « <em><strong>Si l&rsquo;un d&rsquo;eux regarde sous ses pieds, il nous verra&#8230;</strong></em>« <br />Et le<strong> Prophète</strong> de répondre : « <em><strong>Que penses-tu de deux [personnes] dont Allah est le troisième ?</strong></em>« <br /><strong>Allah</strong> a dit : {<strong><em>Si vous ne lui portez pas secours&#8230; Allah l&rsquo;a déjà secouru, lorsque les mécréants l&rsquo;avaient banni, deuxième de deux. Quand ils étaient dans la grotte et qu&rsquo;il disait à son compagnon : « Ne t&rsquo;afflige pas, car Allah est avec nous. » Allah fit alors descendre sur lui Sa sérénité et le soutint de soldats que vous ne voyiez pas, et Il abaissa ainsi la parole des mécréants, tandis que la parole d&rsquo;Allah eut le dessus. Et Allah est Puissant et Sage</em></strong>.} (9/40)<br />Quand ils furent débarrassés de leur poursuivants, le Prophète et Abou Bakr retrouvèrent leur guide Abdullah Ibn Uraïqit et le berger d&rsquo;Abou Bakr, &lsquo;Amir Ibn Fujaïrah, et continuèrent leur route. Ils passèrent à proximité de la tente d&rsquo;une femme qu&rsquo;on appelait Oum Ma&rsquo;bad Al-Khozâ&rsquo;iyyah. Les voyageurs étaient alors à bout de vivres. Ils demandèrent à Oum Ma&rsquo;bad de leur vendre de quoi tenir le reste du trajet. Mais la femme, gênée, leur dit : « Par Allah, si j&rsquo;avais de quoi vous donner, je vous l&rsquo;aurais donné gratuitement ».<br />Le <strong>Prophète</strong> vit dans un coin une chèvre frêle. « Et cette chèvre ? », demanda le Prophète.<br /><em><strong>« Elle est frêle comme tu le vois</strong></em>« , répondit la femme.<br />Le Prophète lui demanda d&rsquo;approcher la chèvre. Alors, le Prophète posa sa main sur la chèvre qui subitement prit des forces. Puis, il toucha son pis qui se remplit de lait. Le Prophète prit du lait de la chèvre et commença par donner à ses compagnons. Ensuite, il en donna à Oum Ma&rsquo;bad, il remplit un bol destiné à Abou Ma&rsquo;bad et il finit par en boire à son tour. Les voyageurs suivirent leur chemin. Quand Abou Ma&rsquo;bad fut de retour, il s&rsquo;étonna à la vue du bol de lait car il savait que leur chèvre ne donnait pas de lait. Alors, Oum Ma&rsquo;bad lui décrivit le Prophète et lui raconta ce qu&rsquo;il fit. Il lui dit : « C&rsquo;est l&rsquo;homme que Qoraïsh poursuit pour l&rsquo;assassiner ». Oum Ma&rsquo;bad et Abou Ma&rsquo;bad embrassèrent l&rsquo;Islam.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La bataille de Badr (2 H):</strong></span><br /><strong>Anas</strong> dit : « <em><strong>Le Messager d&rsquo;Allah consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : « Allah le Puissant, le Majestueux vous a fait triompher sur eux&#8230; »</strong></em><br /><em><strong>&lsquo;Omar Ibn al-Khattab se leva et dit : « Ô Messager d&rsquo;Allah, tranche leur le coup!</strong></em>« <br />Le Messager d&rsquo;Allah se détourna de lui. Puis il reprit la parole : « <em><strong>Ô gens, Allah le Puissant, le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères..</strong></em>« <br />&lsquo;<strong>Omar Ibn al-Khattab</strong> se leva et dit : « <em><strong>Ô Messager d&rsquo;Allah, tranche leur le coup</strong></em>! »<br />Le Messager d&rsquo;Allah se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l&rsquo;adresse de ses compagnons.<br /><strong>Abou Bakr</strong> se leva alors et dit : « <em><strong>Ô Messager d&rsquo;Allah, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon&#8230;.</strong></em>« <br />Le vissage du Prophète fut débarrassé de l&rsquo;expression de souci qui l&rsquo;avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon.<br />Puis Allah, le Puissant, le Majestueux révéla : {N&rsquo;eût-été une prescription préalable d&rsquo;Allah, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)} (8/67) ». (Ahmad n°13143)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son pèlerinage:</strong></span><br />En revenant de TAbouk, le Prophète pensa au pèlerinage. Puis il dit : « Les Polythéistes font la circumambulation tout en étant complètement nus, je redoute le pèlerinage à cause d&rsquo;eux ».<br />Il envoya Abou Bakr à la Mecque et le fit suivre de &lsquo;Ali avec pour mission d&rsquo;interdire désormais le pèlerinage aux polythéistes, et de leur accorder un délai de quatre mois pour se convertir, au bout duquel, la guerre serait déclarée entre eux et les Musulmans, s&rsquo;ils ne se convertissaient pas.<br />Le Prophète fit accompagner Abou Bakr de trois cent Médinois, emportant vingt chameaux marqués en guise d&rsquo;offrande. (Ibn Sa’di)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Récit de la mort du Prophète et discours d&rsquo;Abou Bakr (11 H ; 61 ans):</strong></span><br />&lsquo;Orwa Ibn Zoubayr, qu&rsquo;Allah les agrée, rapporte : Abou Bakr revint alors du Sonh sur sa monture et s&rsquo;arrêta devant la porte de la mosquée. Il vint, affligé et attristé, et demanda la permission d&rsquo;entrer dans la maison de sa fille Aïcha et elle l&rsquo;autorisa à entrer. Il entra, le Messager d&rsquo;Allah était mort sur son lit et ses femmes étaient autour. Elles voilèrent leurs visages et se cachèrent d&rsquo;Abou Bakr sauf Aïcha. Il découvrit le visage du Messager d&rsquo;Allah et se pencha sur lui en l&#8217;embrassant et en pleurant. Il dit : « Ce que prétend Ibn Al-Khattab est faux. Le Messager d&rsquo;Allah est bien mort, par celui qui tient mon âme dans sa main! Miséricorde d&rsquo;Allah sur toi, Ô Messager d&rsquo;Allah! Tu es si bon, vivant et mort ». Puis il le couvrit de son habit et sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, &lsquo;Omar s&rsquo;assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans. Ils s&rsquo;assirent et écoutèrent.<br />Abou Bakr prononça l&rsquo;attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : « Allah puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu&rsquo;il était vivant et parmi vous, de même qu&rsquo;il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Allah puissant et glorieux. Allah élevé a dit : {Mohammad n&rsquo;est qu&rsquo;un messager &#8211; des messagers avant lui sont passés. S&rsquo;il mourait, donc, ou s&rsquo;il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).<br />-Ce verset est dans le Coran?! S’exclama &lsquo;Omar. Par Allah! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j&rsquo;étais inconscient de son sens)!<br />&#8211; Et Allah élevé, continua Abou Bakr, a dit à Mohammad, prière et paix sur lui : {En vérité tu mourras et ils mourront aussi} (39/30). Allah élevé dit aussi : {Tout ce qui est sur elle doit périr. Seule subsistera la face de ton Seigneur plein de majesté et de noblesse} (55/26-27). Il dit encore : {Toute âme goûtera la mort. Mais c&rsquo;est seulement au jour de la résurrection que vous recevrez votre entière rétribution} (3/185). Allah a fait vivre Mohammad et l&rsquo;a gardé jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il établisse grâce à lui la religion d&rsquo;Allah. Mohammad a fait triompher la volonté d&rsquo;Allah, il a transmis la religion d&rsquo;Allah et a combattu pour la cause d&rsquo;Allah, puis il est mort en accomplissant cela. Il vous a laissés sur la voie; quiconque périra aura déjà reçu la preuve et le remède. Celui dont le Seigneur est Allah, Allah est vivant et ne meurt pas, et celui qui adorait Mohammad et le considérait comme un dieu, alors son dieu est mort. Musulmans! Soyez pieux envers Allah! Tenez à votre religion! Placez votre confiance en votre Seigneur! La religion d&rsquo;Allah est inébranlable et la parole d&rsquo;Allah est complète. Allah aidera celui qui l&rsquo;aide et il fera triompher sa religion. Le livre d&rsquo;Allah est parmi nous; il est la lumière et le remède; par lui, Allah a guidé Mohammad, prière et paix sur lui; il contient le licite et l&rsquo;illicite. Par Allah! Peu nous importe les créatures qui se coalisent contre nous! Nos sabres sont dégainés, nous ne les avons pas encore déposés, et nous combattrons ceux qui nous contredisent comme nous avons combattu avec le Messager d&rsquo;Allah, prière et paix sur lui. Pour cela que personne ne se lance dans la perdition! ». Puis les mouhajirins partirent avec lui voir le Messager d&rsquo;Allah, prière et paix sur lui.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Discussion au sujet du Khalifa dans la cour:</strong></span><br />Ibn &lsquo;Abbâs, qu&rsquo;Allah les agrée, rapporte : &lsquo;Omar raconta : voilà ce qui s&rsquo;est passé quand le Messager d&rsquo;Allah mourut. On vint nous dire que les ançars s&rsquo;étaient réunis dans la cour des Banou Saïda pour prêter serment à Saad Ibn &lsquo;Oubèda, qu&rsquo;Allah l&rsquo;agrée. Je me suis levé précipitamment ainsi qu&rsquo;Abou Bakr et Abou &lsquo;Oubeyda Ibn Al-jarrah, qu&rsquo;Allah les agrée. Nous craignîmes qu&rsquo;ils ne causent un tort à l&rsquo;Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des ançars : &lsquo;Ouwaym Ibn Saïda et Maâan Ibn Ady, qu&rsquo;Allah les agrée. Ils demandèrent : « Où allez-vous? »<br />Nous répondîmes : « Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu&rsquo;ils préparent ».<br />Ils proposèrent : « Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez ».<br />Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu&rsquo;à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saad Ibn &lsquo;Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : « Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres! »<br />Je voulus parler mais il dit : « Écoute, &lsquo;Omar Houbèb Ibn Almondhir dit : « C&rsquo;est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Allah! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre! »<br />Abou Bakr dit : « Doucement! »<br />Il loua Allah et le félicita puis dit : « Ô ançars! Par Allah! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l&rsquo;Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Quraychite, tient une place parmi les arabes qu&rsquo;aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu&rsquo;à un homme d&rsquo;entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres. Soyez pieux envers Allah! N&rsquo;ébranlez pas l&rsquo;Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l&rsquo;Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou &lsquo;Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance ».<br />Par Allah! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Allah! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d&rsquo;être le chef d&rsquo;un groupe contenant Abou Bakr.<br />Puis je dis : « Ô ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager d&rsquo;Allah après lui est le {Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40) : Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres ». Puis je pris sa main et un homme des ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saad Ibn &lsquo;Oubèda.<br />Abou Bakr et &lsquo;Omar se rejettent le califat dans la cour<br />Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et &lsquo;Omar, qu&rsquo;Allah les agrée, rejoignirent les ançars.<br />Abou Bakr dit : « Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Allah! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n&rsquo;accepteront qu&rsquo;un homme de Quraychite et ne resteront pas sous l&rsquo;autorité d&rsquo;un autre. Les Quraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à &lsquo;Omar!<br />&#8211;<em><strong> Non, répondirent-ils.</strong></em><br /><em><strong>&#8211; Pourquoi donc? Questionna &lsquo;Omar.</strong></em><br /><em><strong>&#8211; Nous craignons d&rsquo;être défavorisés.</strong></em><br /><em><strong>&#8211; Tant que je vivrai, affirme-t-il, cela n&rsquo;aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.</strong></em><br /><em><strong>&#8211; Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à &lsquo;Omar.</strong></em><br /><em><strong>&#8211; Tu es meilleur que moi, répliqua &lsquo;Omar.</strong></em><br /><em><strong>&#8211; Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr »</strong></em>.<br />&lsquo;Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et &lsquo;Omar répondit : « Ma force est à ton service en plus de ta supériorité ».<br />Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, qu&rsquo;Allah l&rsquo;agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou &lsquo;Oubeyda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : « Vous venez vers moi alors que le {Deuxième de deux} (9/40) est parmi vous! »<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Discours de &lsquo;Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 61 ans):</strong></span><br />Anas raconte : j&rsquo;ai entendu le deuxième discours de &lsquo;Omar le lendemain de la mort du Messager d&rsquo;Allah, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. &lsquo;Omar dit : « J&rsquo;espérais que le Messager d&rsquo;Allah vive jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il soit le dernier d&rsquo;entre nous à mourir. Mais si Mohammad est mort, Allah a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Allah a guidé Mohammad et Abou Bakr est le compagnon du Messager d&rsquo;Allah et le {Deuxième de deux} (9/40). Il est le musulman le plus digne d&rsquo;être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (baya) ».<br />Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Saïda, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J&rsquo;ai entendu &lsquo;Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : « Monte sur le minbar ». &lsquo;Omar ne cessa de le presser jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son premier discours en tant que calife (11 H. ; 61 ans):</strong></span><br />Après la mort du Messager d&rsquo;Allah et l&rsquo;élection de Abou Bakr comme calife, il a dit dans un de ses discours : « Allah a donné à Mohammed une certaine longévité jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il a pu établir la religion d&rsquo;Allah, fait triompher la parole d&rsquo;Allah, transmis le Message et combattu pour Sa cause. Allah a recueilli son âme en cet état et en vous laissant sur ce chemin droit, donc celui qui périra, il périra averti. Quiconque considère qu’Allah est son Seigneur, qu’il sache qu’Allah est vivant et ne mourra pas. Quant à celui qui adore Mohammed et le prend pour divinité qu&rsquo;il sache que celle-ci est morte. Ô hommes! Craignez Allah! Attachez-vous à votre religion et fiez-vous à votre Seigneur. La religion d&rsquo;Allah est déjà établie, la Parole d&rsquo;Allâh est parfaite, Allâh accorde la victoire à celui qui défend sa religion. Le Livre d&rsquo;Allâh est entre nos mains, elle est la lumière et la guérison, par quoi Allâh a guidé Mohammed -que Allâh l&rsquo;agrée-, et on y trouve le licite et l&rsquo;illicite. Par Allâh! Nous ne soucions plus de ceux qui se rassemblent pour nous combattre. Les sabres d&rsquo;Allâh sont dégainés et nous ne les avons pas encore mis dans leurs fourreaux. Nous combattrons ceux qui nous seront hostiles comme nous avons combattu à côté du Messager d&rsquo;Allâh ». (Al-Bayhaqi)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La tentative de démission</strong></span>:<br />Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr s&rsquo;assit tristement dans sa maison. &lsquo;Omar entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.<br />Il lui dit : « C&rsquo;est toi qui m&rsquo;a fait porter cette responsabilité » et il se plaint de devoir juger entre les gens.<br />&lsquo;Omar lui dit : « Mais tu sais bien que le Messager d&rsquo;Allâh a dit : si le gouverneur s&rsquo;efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s&rsquo;il s&rsquo;efforce et se trompe, il a une récompense ». Abou Bakr fut alors un peu soulagé.<br />Aboul Jahhaf rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr il s&rsquo;enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : « Musulmans! J&rsquo;ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez ». À chaque fois, &lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib lui répondait : « Nous n&rsquo;acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager d&rsquo;Allâh t&rsquo;a placé à l&rsquo;avant, qui donc te fera reculer? »<br />Zayd Ibn &lsquo;Ali rapporte : Abou Bakr, qu&rsquo;Allâh l&rsquo;agrée se leva sur le minbar du Messager d&rsquo;Allâh et appela : « Y va-t-il une personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne? » Il répéta cela trois fois.<br />&lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib se leva alors et répondit : « Non, par Allah! Nous n&rsquo;acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Qui donc pourra te faire reculer alors que le Messager d&rsquo;Allâh t&rsquo;a placé à l&rsquo;avant? »<br />L&rsquo;une des premières choses qu&rsquo;il fait en tant que calife est de régler les dettes que le Prophète n&rsquo;a pu faire de son vivant (11 H. &#8211; 61 ans):<br />Selon Jabir, le Messager d&rsquo;Allâh lui a dit : « Si les contributions du Bahrayn arrivaient, je t&rsquo;en donnerais telle et telle chose ». Mais l&rsquo;or du Bahrayn n&rsquo;arriva pas jusqu&rsquo;à la mort du Prophète. Quand cet or arriva enfin, le calife Abou Bakr cria à haute voix : « Que celui qui a une promesse du Messager d&rsquo;Allâh ou auquel ce dernier doit quelque chose vienne à nous ».<br />Je vins à lui et lui dis : « Le Prophète m&rsquo;a dit ceci et cela ». Il me donna alors une certaine somme. Je la comptai et voilà qu&rsquo;elle représentait cinq cents (dinars ou dirhams).<br />Il me dit : « Prends-en encore le double ». (Al-Boukhâri, Mouslim)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa fermeté face aux apostats (11 H. ; 61 ans):</strong></span><br />Abou Hourayra a dit : « Lorsque mourut le Messager d&rsquo;Allâh , qu&rsquo;Abou Bakr lui succéda et qu&rsquo;un certain nombre de tribus arabes apostasièrent, &lsquo;Omar a dit : « Comment combattrais-tu ces gens alors que le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « J&rsquo;ai reçu l&rsquo;ordre de combattre les gens jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils disent : « Il n&rsquo;y a de dieu que Allâh », et celui qui l&rsquo;a dit a mis à l&rsquo;abri de moi ses biens et sa vie sauf pour ce qui en revient de droit à l&rsquo;Islam, et c&rsquo;est à Allâh de lui demander des comptes »?<br />Abou Bakr lui dit : « Par Allâh! Je combattrai sûrement tous ceux qui font une différence entre la prière et l&rsquo;aumône légale car l&rsquo;aumône est la redevance des biens. Par Allâh! S&rsquo;ils refusent de me donner un bout de corde qu&rsquo;ils donnaient au Messager d&rsquo;Allâh, je les combattrai à cause de lui ».<br />&lsquo;Omar dit alors : « Par Allâh! Je ne tardai pas à comprendre que c&rsquo;était Allâh qui avait fait choisir à Abou Bakr la solution du combat et j&rsquo;ai su qu&rsquo;il avait raison » ». (Al-Boukhâri, Mouslim)<br />Aïcha (ra) raconte : mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça. &lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib vint et attrapa les rênes de sa monture en disant : « Où vas-tu, calife du Messager d&rsquo;Allah?! Je te dis comme t&rsquo;a ordonné le Messager d&rsquo;Allâh le jour d&rsquo;Ouhoud : range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Allah! S&rsquo;il nous arrivait un malheur en ta personne, l&rsquo;ordre de l&rsquo;Islam ne sera jamais plus rétabli après toi ». Abou Bakr retourna alors et envoya l&rsquo;armée.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La bataille de Mouta:</strong></span><br />La première affaire que mena à bien Abou Bakr fut d&rsquo;envoyer &lsquo;Oussama Ibn Zayd accompagné d&rsquo;une légion, avec l&rsquo;ordre de se rendre du côté des terres de Mouta, là où mourut martyr son père Zayd Ibn Haritha.<br />Après la mort du Messager, la catastrophe devint grande, l&rsquo;hypocrisie s&rsquo;accrut, certaines tribus apostasièrent et certains refusèrent de verser la zakat, l&rsquo;aumône obligatoire. Abou Bakr s&rsquo;attacha alors à régler cette affaire primordiale, il ordonna d&rsquo;équiper les troupes pour combattre les apostats et ceux qui refusaient de verser la zakat. Abou Bakr sortit avec l&rsquo;armée et marcha jusqu&rsquo;à arriver à Rabdhah qui est un village voisin de Médine à trois jours de Dhabi &lsquo;Irq. Puis, il fut rappelé à Médine et y retourna ; il avait organisé onze légions pour combattre les apostats. Les armées se dirigèrent donc vers l&rsquo;ennemi et combattirent les apostats. Mousaylama le menteur fut tué, et Toulayhah Ibn Khouwaylid s&rsquo;enfuit vers la terre de Cham, il avait prétendu être Prophète, mais il se convertit par la suite à l&rsquo;Islam à l&rsquo;époque de &lsquo;Omar Ibn al-Khattab. Parmi les compagnons, environ sept cents moururent martyrs, la plupart était de ceux qui connaissaient le Coran par cœur : parmi eux Zayd Ibn al-Khattab le frère de &lsquo;Omar ainsi que Al-Bara Ibn Malik le frère de Anas Ibn Malik, parmi les Baní Hanifah, environ dix-sept mille hommes furent tués.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La compilation du Coran à l&rsquo;époque de Abou Bakr</strong> </span>:<br />Zayd Ibn Thâbit raconte : « &lsquo;Omar était motivé à cause du nombre important de Houffadh (personnes ayant mémorisés le Coran) décédés. Déjà, à l&rsquo;époque du Prophète, environ soixante-dix d&rsquo;entre eux avaient déjà été fait martyrs à Birr Ma&rsquo;ouna. Et plus tard, à l&rsquo;époque de Abou Bakr, une expédition à Yamama contre les apostats coûta la vie à un nombre identique de Houffadh (en l&rsquo;an 12 de l&rsquo;hégire). Tout ceci fit réfléchir &lsquo;Omar qui essaya de convaincre Abou Bakr avec succès ». (Al-Boukhâri)<br />Lorsque &lsquo;Omar lui pria de porter une attention particulière à ce projet, il lui répondit : « Comment puis-je accomplir une chose que le Prophète n&rsquo;a jamais fait ? » Cependant, lorsqu&rsquo;il réalisa la sagesse et le besoin d&rsquo;entreprendre un tel acte, il se résolut à le faire et soutint Zayd qui était lui-même hésitant.<br />C&rsquo;est pour cette raison qu’Abou Bakr s&rsquo;est adressé à lui en ces termes : « Tu es un jeune homme intelligent. Nous ne doutons pas de ton intégrité. De plus, tu écrivais les versets révélés au Prophète « .<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La bataille de Dhât As-Salâsil (12 H. &#8211; 62 ans):</strong></span><br />Dhât As-Salâsil fut la première grande confrontation armée entre les musulmans et les troupes de la Perse, sous le premier calife.<br />Elle eut lieu au terme des guerres contre les apostats, où les sassanides de Perse avaient prêté main forte à l&rsquo;imposteur Mousaylama Al-Kadhdhâb.<br />Les troupes musulmanes comptaient 18 000 hommes sous le commandement de Khalid Ibn Al-Walid lorsqu&rsquo;elles arrivèrent aux frontières de la Perse. Refusant d&#8217;embrasser l&rsquo;islam et de verser le tribut, les chefs sassanides de la Perse durent affronter les musulmans dans cette bataille où ils enchaînèrent leurs soldats de peur que ceux-ci fuissent le combat. A peine les armes se rencontrèrent-elles que Khalid Ibn Al-Walid se débarrassa du commandant des troupes ennemies appelé Ormuzd, ce qui déclina le moral du reste des combattants. Ensuite, les musulmans ne tardèrent pas à remporter la victoire, prenant un part important sur le golfe Arabo-persique.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son empoisonnement par les juifs de Khaybar (12 H. ; 62 ans)</strong></span>:<br />Tabari a rapporté dans son Tarikha qu&rsquo;Abou Bakr avait été invité à un repas par un des principaux chefs de la communauté juive de Khaibar ; le calife se trouvait à table avec Al Hadith Ibn Khaleda, qui était le médecin réputé des Arabes et on leur présenta un plat de riz.<br />Abou Bakr en mangea une bouchée, Al Harith en prit de même une bouchée mais la rejeta aussitôt en s&rsquo;écriant : « Il y a dans ce riz un poison qui tue au bout d&rsquo;une année ! »<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La désignation de &lsquo;Omar comme successeur au califat (13 H. ; 63 ans)</strong></span>:<br />Lorsque Abou Bakr fut sous le coup de la maladie, il réunit auprès de lui Talhah, &lsquo;Othman Ibn &lsquo;Affan, &lsquo;Abdou r-Rahman Ibn &lsquo;Awf ainsi que d&rsquo;autres parmi les grands compagnons et il les informa qu&rsquo;il voyait &lsquo;Omar Ibn Al-Khattab comme calife. Ils approuvèrent cela et firent l&rsquo;éloge de son avis, puis il apparut devant les gens et les informa que &lsquo;Oumar serait son successeur. Il leur ordonna de l&rsquo;écouter et de lui obéir. Ensuite, il appela &lsquo;Othman Ibn &lsquo;Affan et lui dit : « Ecris ! » puis il lui ordonna de cacheter cet écrit avec le sceau du Messager d’Allâh, ce qu&rsquo;il fit. Ensuite &lsquo;Othman sortit avec le pli et le lut aux gens. C&rsquo;est alors qu&rsquo;ils prêtèrent serment à &lsquo;Omar Ibn Al-Khattab et les gens furent satisfaits que ce soit lui leur calife.<br />Ensuite Abou Bakr convoqua &lsquo;Omar avec lequel il s&rsquo;isola en privé et lui dit : « Je t&rsquo;ai désigné à ma succession, et je te recommande de craindre Allâh. Allâh n&rsquo;exige que l&rsquo;on s&rsquo;acquitte de certains devoirs de nuit, qu&rsquo;Il ne peut accepter que l&rsquo;on retarde pour les accomplir de jour ! De même il y a des charges que l&rsquo;on doit accomplir de jour, Allâh n&rsquo;aime pas qu&rsquo;on les retarde pour les exécuter de nuit ! Allâh n&rsquo;accepte pas d&rsquo;actes surérogatoires tant que l&rsquo;on ne s&rsquo;est pas acquitté de l&rsquo;obligatoire qui est prioritaire ! Et si certains verront au Jour Dernier, leur balance pencher vers le bien, ce ne sera certes que grâce à leur attachement à la Vérité. Tandis que ceux dont les pesées seront légères ce sera parce qu&rsquo;ils auront suivi les voies de l&rsquo;égarement ; il est bien évident qu&rsquo;une balance qui n&rsquo;aura été chargée que de mauvais actes ne vaudra pas grand-chose.<br />Allâh a cité les gens du Paradis en les louant par les meilleurs actes qu&rsquo;ils aient accompli, et Il leur a pardonné leurs erreurs. Si tu les cite à ton tour dis-toi : « J&rsquo;ai peur de ne pas être parmi eux! »<br />De même Allâh a parlé des gens de l&rsquo;Enfer, et Il leur a rappelé ce qu&rsquo;ils commettaient. Lorsque tu te souviens d&rsquo;eux, demande à ne pas être de ceux-là. Ne te rappelles pas uniquement des versets où il n&rsquo;est question que de la Miséricorde d&rsquo;Allâh, mais souviens toi en même temps des versets qui parlent de Son Châtiment pour que tu sois de ceux qui craignent Allâh et espèrent en Lui. Pour que tu sois quelqu&rsquo;un qui ne demande d&rsquo;Allâh que ce qui est conforme à la Vérité, et ne se jette point dans les chemins de la perdition!<br />Si tu prends en considération mes recommandations, fait alors en sorte que le meilleur absent que tu souhaites rencontrer soit la mort, car elle va te rejoindre ; mais si tu négliges ce que je t&rsquo;ai recommandé, la mort sera cet absent que tu n&rsquo;aimes pas rencontrer, alors, qu&rsquo;en vérité, tu ne pourras point la fuir! « <br />Quand &lsquo;Omar sortit, Abou Bakr leva les mains au ciel et invoqua Allâh en disant : « Seigneur, je n&rsquo;ai voulu par cette décision que le bien des musulmans, pour les préserver de tout désordre (fitna) c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai agi selon ce que TU sais mieux que quiconque, et j&rsquo;ai fait de mon mieux pour faire le bon choix ; j&rsquo;ai donc désigné à leur tête le meilleure d&rsquo;entre eux, le plus capable parmi eux pour s&rsquo;acquitter de cette charge, celui qui est le plus attentif et le plus sage. Voilà que Ta décision en moi s&rsquo;accomplit (par la mort) : Sois Celui Qui les prendra en charge, car ils sont Tes serviteurs ; leur volonté est entre Tes Mains. Seigneur, réforme en rien leur tuteur fais en sorte qu&rsquo;il soit parmi tes « califes bien guidés » et réforme pour lui ses sujets ».<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa mort (13 H ; 63 ans):</strong></span><br />Sa maladie survint le lundi sept du mois de Joumâdâ en l&rsquo;an 13 de l&rsquo;Hégire, dura 15 jours, et il mourut le mardi à l&rsquo;heure de la prière du soir, huit jours avant la fin du mois.<br />La mort d’Abou Bakr As-Siddiq eut lieu la treizième année, la nuit du mardi précédant les sept derniers jours du mois de Joumâdâ Al-&lsquo;Akhirah, à l&rsquo;âge de soixante-trois ans.<br />Son califat dura deux ans, trois mois et treize jours (ou sept jours de moins).<br />Ce qu&rsquo;Abou Bakr dit au moment de sa mort à &lsquo;Abderrahmane Ibn &lsquo;Awf<br />&lsquo;Abderrahmane Ibn &lsquo;Awf rapporte : Abou Bakr, As-Siddiq me dit au moment de sa mort : « Je ne regrette rien à part trois choses que j&rsquo;ai faites, et j&rsquo;aurais voulu ne pas les avoir faites, et trois autres choses que je n&rsquo;ai pas faites, et j&rsquo;aurais voulu les avoir faites, et trois autres choses que j&rsquo;aurais voulu demander au Messager d&rsquo;Allah, prière et paix sur lui ».<br />Parmi ces choses, il dit : « J&rsquo;aurais voulu, le jour de la cour des Banou Saïda, lancer le califat à l&rsquo;un de ces deux hommes : Abou &lsquo;Oubeyda ou &lsquo;Omar. Il aurait était émir et j&rsquo;aurais été ministre ».<br />Il dit aussi : « J&rsquo;aurais voulu, quand j&rsquo;ai envoyé Khalid au Cham, envoyer &lsquo;Omar en Irak. J&rsquo;aurais ainsi étendu mes mains à droite et à gauche dans la voie d&rsquo;Allah. Quant aux trois que j&rsquo;aurais voulu demander au Messager d&rsquo;Allâh j&rsquo;aurais voulu lui demander à qui doit revenir le califat, ainsi personne ne le disputera au calife. J&rsquo;aurais aussi voulu lui demander si les ançars y ont droit. J&rsquo;aurais enfin voulu le questionner sur l&rsquo;héritage de la tante maternelle et de la nièce par la sœur, car j&rsquo;ai un doute là-dessus ».<br />Alors qu&rsquo;Abou Bakr agonisait il se découvrit le visage et dit à sa fille &lsquo;Aicha (ra) qui était affligée : »Ne sois pas dans cet état mais récite plutôt : {Et puis voici le vertige de la mort, dévoilant du coup la vérité. Voilà Homme ce que tu cherchais à fuir !} (50/19)<br />Abou Bakr dit ensuite : « Prenez ces deux habits, lavez les, et utilisez les pour mon linceul; car les vivants ont plus besoin du neuf que le mort ! ».<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le lavage de son corps et son enterrement:</strong></span><br />Sa femme Asma Binta &lsquo;Oumaïss et son fils &lsquo;Abd Arrahman se chargèrent du lavage rituel de son corps. Selon At-Tabari &lsquo;Omar Ibn Al Khattab ordonna qu&rsquo;on l&rsquo;enterra immédiatement. Il fut enterré à côté de la tombe du Prophète d&rsquo;Allâh dans la chambre personnelle (chouqqa) du Messager d’Allâh. &lsquo;Omar, Talhah et &lsquo;Abd Arrahman (le fils d&rsquo;Abou Bakr) descendirent dans la tombe et y placèrent le corps.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa description physique:</strong></span><br />Il était blanc de visage, le corps fin, les favoris non fournis, le front proéminent<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ses mérites:</strong></span><br />On rapporte au sujet de Abou Moussa Al-Ach&rsquo;ari qu&rsquo;il dit : « <em><strong>Je serai aujourd&rsquo;hui le portier du Messager d&rsquo;Allâh</strong></em>« .<br />A ce moment arriva Abou Bakr qui poussa la porte. Je dis : « Qui va là? »<br />Il dit : « Abou Bakr ».<br />Je lui dis : « Attends un peu ».<br />Puis je m&rsquo;en allai et dis : « Ô Messager d&rsquo;Allâh! Voilà Abou Bakr qui demande l&rsquo;autorisation d&rsquo;entrer ».<br />Il dit : « Laisse-le passer et annonce-lui le Paradis ».<br />Je retournai auprès de Abou Bakr et lui dis : « Tu peux entrer et le Messager d&rsquo;Allâh t&rsquo;annonce le Paradis ». (Al-Boukhâri, Mouslim)<br />Selon Abou Hourayra, le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « Celui qui réunit deux bonnes actions au service d&rsquo;Allâh, s&rsquo;entend appeler à partir des portes du Paradis : « Ô esclave d&rsquo;Allâh! Voilà une bonne chose que tu viens de faire ». Celui qui fait partie des pratiquants fervents de la prière est appelé à partir de la porte de la prière. Celui qui fait partie des volontaires fervents à la guerre sainte est appelé à partir de la porte de la guerre sainte. Celui qui fait partie des pratiquants fervents du jeûne est appelé à partir de la porte dite « du Rayyan » et celui qui fait partie des dispensateurs fervents d&rsquo;aumônes est appelé à partir de la porte de l&rsquo;aumône ». Abou Bakr dit : « Ô Messager d&rsquo;Allâh! Que mon père et ma mère te servent de rançon! Il suffit d&rsquo;être appelé à partir de l&rsquo;une de ces portes pour être sûr du succès (d&rsquo;entrer au Paradis)? Est-il possible que quelqu&rsquo;un soit appelé à partir de toutes ces portes à la fois? »<br />Il dit : « Oui et j&rsquo;ai bon espoir que tu sois l&rsquo;un d&rsquo;eux ». (Al-Boukhâri, Mouslim)<br />Le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « S&rsquo;il m&rsquo;avait été permis d&rsquo;avoir pour ami intime quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre que Allâh, cela aurait été Abou Bakr. Seulement il est mon frère et mon compagnon ». (al-Boukhâri)<br />Le Prophète a dit : « Abou Bakr et Omar seront les guides de tous les hommes adultes au Paradis : du premier au dernier ; sauf les Prophètes et messagers d&rsquo;Allah ». (Tirmidhi, Ibn Mâja, Ibn Sa’di, Ahmad)<br />Le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « Certes, Abou Bakr, tu seras le premier individu de ma communauté à entrer au Paradis ! ». (Abou Dawoud et Al Hakim)<br />Houdhayfa a rapporté que le Prophète a dit : « Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et &lsquo;Omar ! ». (Tirmidhi et Al-Hakim)<br />&lsquo;Aïcha a rapporté que l&rsquo;envoyé d&rsquo;Allâh a dit : « Il ne peut être question, lorsqu&rsquo;Abou Bakr est présent dans un groupe, que ce soit quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre qui dirige la prière ! ». (at-tirmidhi)<br />D&rsquo;après Ibn ‘Omar, le Prophète a dit à Abou Bakr : « Tu étais mon compagnon dans la caverne, et tu seras mon compagnon près du Bassin (au jour de la Résurrection) ». (at-tirmidhi)<br />Abou Houraïra a rapporté que le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « Toute personne qui m&rsquo;a prêté main forte, j&rsquo;ai pu l&rsquo;en récompenser, excepté Abou Bakr : il a eu pour moi tant de bienfaits, que seul Allâh saura l&rsquo;en récompenser au Jour du Jugement dernier, et en vérité, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;argent qui m&rsquo;ait été aussi utile, comme l&rsquo;a été l&rsquo;argent d&rsquo;Abou Bakr ! ». (at-tirmidhi)<br />Zayd Ibn Aslam a rapporté de son père qui a dit : J&rsquo;ai entendu &lsquo;Omar Ibn al-Khattab dire : Le Messager d&rsquo;Allâh (Prière et salut d&rsquo;Allâh sur lui) a ordonné de donner l&rsquo;aumône, et il se trouvait que j&rsquo;avais une somme d&rsquo;argent. Alors je me suis dit : Aujourd&rsquo;hui, je ferai mieux qu&rsquo;Abou Bakr, si j&rsquo;arrive un jour à rivaliser avec lui. J&rsquo;ai fait don de la moitié de ma richesse.<br />Le Messager d&rsquo;Allâh (Prière et salut d&rsquo;Allâh sur lui) m&rsquo;a demandé : Qu&rsquo;as-tu laissé pour ta famille ?<br />J&rsquo;ai dit : J&rsquo;ai laissé l&rsquo;équivalent de ce que j&rsquo;ai donné.<br />Mais Abou Bakr avait apporté toute sa richesse et le Messager d&rsquo;Allâh (Prière et salut d&rsquo;Allâh sur lui) lui a demandé : Qu&rsquo;as-tu laissé pour ta famille?<br />Il a répondu : Je lui ai laissé Allâh et Son Messager.<br />J&rsquo;ai dit : Je ne rivaliserai plus jamais avec toi en quoi que ce soit.<br />Selon &lsquo;Abderrahmane Ibn Abi Bakr As-Siddiq, son père dit une fois à ses invités : « Mangez en toute tranquillité. Moi, par Allâh, je n&rsquo;y goûterai pas ». (Il craignait que le repas ne suffise pas à tout le monde).<br />&lsquo;Abderrahmane dit : « Par Allâh, toutes les fois qu&rsquo;on en prenait une bouchée, le volume du dîner augmentait par sa base si bien qu&rsquo;ils ont mangé à satiété et le manger était encore plus copieux qu&rsquo;au départ. Abou Bakr regarda le manger et dit à sa femme : « Ô sœur des béni Firas! Qu&rsquo;est-ce donc que cela? »<br />Elle dit : « Par tout ce que j&rsquo;aime, voilà donc que notre dîner est trois fois plus abondant qu&rsquo;au début ».<br />(Devant cette abondance inattendue) Abou Bakr se décida enfin à manger avec eux en disant : « Le serment que j&rsquo;avais fait de ne pas manger n&rsquo;était qu&rsquo;une inspiration du Diable ».<br />Il en prit une bouchée puis porta le plat au Prophète et le manger se trouva ainsi chez lui. Or juste en ces temps expira le terme d&rsquo;une trêve entre nous et certaines tribus. Douze hommes des nôtres arrivèrent chacun avec ce qu&rsquo;il avait pu mobiliser comme hommes (pour reprendre le combat contre ces tribus), Tous purent en manger à leur faim ». (Al-Boukhâri, Mouslim)<br />Ibn Kathîr a dit : « Abou Bakr était le plus savant dans le Livre d&rsquo;Allâh parmi les compagnons, car il est arrivé au Messager d&rsquo;Allâh de le désigner pour diriger la prière à sa place, or le Messager d&rsquo;Allâh a dit par ailleurs : « Celui qui guide les autres dans la prière doit être le plus savant d&rsquo;entre eux ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ali</strong><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son nom et sa généalogie:</strong></span><br />Il se nomme Abou l-Haçan &lsquo;Ali Ibn Abi Tâlib Ibni &lsquo;Abdi l-Mouttalib Ibni Hachim Ibni &lsquo;Abdi Manaf. C’est le cousin paternel du Messager d&rsquo;Allah. Sa mère est Fatima Binta &lsquo;Asad Ibni Hachim.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa naissance:</strong></span><br />Il est né dix ans avant que le Prophète ne reçoive la révélation.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son enfance:</strong></span><br />Tabari, nous dit que, voyant toutes les difficultés dans lesquelles Abû-Tâlib se trouvait à cause de la famine pour entretenir une grande famille, Muhammad se rendit chez `Abbâs, un autre oncle, qui était plus riche, et lui dit : « Abou Tâlib a beaucoup de difficultés en ce moment; il serait charitable de prendre un de ses enfants chez toi, comme moi je vais le faire ». Ja&rsquo;far fut ainsi adopté par `Abbâs, et `Ali par Muhammad. Il fut éduqué entre les mains du Prophète et dans sa maison. Il était surnommé « Haydara » comparativement au lion mais le Prophète l&rsquo;avait surnommé « Abou Tourab » le père de la terre, c&rsquo;est le surnom qu&rsquo;il préférait.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa conversion:</strong></span><br />Il est le premier à être entré en Islam après Khadija alors qu&rsquo;il était jeune.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son assistance au Prophète dès le début de l&rsquo;Islam (-10 H. ; 10 ans)</strong></span>:<br />&lsquo;Ali a fait ce récit : « Quand le verset : {Et prévient ta proche tribu} a été révélée, le Messager d&rsquo;Allâh m&rsquo;a appelé et a dit : « Ali, certainement Allâh a commandé que je prévienne ma proche tribu, et je sens la difficulté de cette mission. Je sais que quand je les affronterai avec cet avertissement, je n&rsquo;aimerai pas leur réponse ». Alors le Prophète a invité les membres de son clan pour dîner avec lui sur une petite quantité de nourriture et peu de lait. Il y en avait quarante d&rsquo;entre eux. Après qu&rsquo;ils avaient mangé, le Prophète leur a parlé : « Ô Enfants d&rsquo;Abdul Mouttalib, par Allâh, je ne connais pas de jeune homme venant des Arabes qui a apporté à son peuple mieux que je ne vous apporté. Je vous ai apporté la bonté de ce monde et de l&rsquo;Au-delà. Le Tout-puissant a commandé que je vous invite à lui. Qui parmi vous m&rsquo;aidera dans cette mission et deviendra mon frère, mon exécuteur testamentaire, et mon successeur ? »<br />Personne n&rsquo;accepta l&rsquo;invitation, et j&rsquo;ai (&lsquo;Ali) dit : « Ô Messager d&rsquo;Allâh, je serai votre assistant ».<br />Il a tenu mon cou et leur dit : « Celui-ci est mon frère, mon exécuteur testamentaire, mon successeur parmi vous. Ainsi écoutez-le et obéissez-lui ».Ils rirent et dirent à Abou Tâlib : « Il (Muhammad) vous a commandé d&rsquo;écouter votre fils et de lui obéir » ». (Tabari, Ibn Athir 2/62, Ibn Asâkir 1/85, As-Souyouti dans Dur al-Manthur 5/97, al-Bayhaqi dans Dalail al-Nabawiya 1/428 et 430, et Ibn Ishaq)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son remplacement du Prophète lors de l&rsquo;hégire, et sa propre hégire ensuite:</strong></span><br />Lorsque le Prophète fit l&rsquo;Hégire de La Mecque à Médine, il ordonna à &lsquo;Ali de passer la nuit dans son lit, de rester là-bas trois jours pour rendre à leurs propriétaires les dépôts confiés au Prophète et de le rejoindre ensuite à Médine. Il émigra de La Mecque à Médine à pied.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son mariage avec Fátima (2 H. ; 21 ans)</strong></span>:<br />‘Ali, le fils d&rsquo;Abou Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète. En présence du Prophète pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot.<br />Le Prophète lui demanda alors : « <em><strong>Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?</strong></em>« <br />&lsquo;Ali ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète suggéra : « Peut-être es-tu venu pour demander Fatima en mariage ? « Oui » répondit &lsquo;Ali<br />Selon ce qu&rsquo;on rapporte, le Prophète dit simplement : « Bienvenue dans la famille » et cela fut pris comme l&rsquo;approbation du Prophète par &lsquo;Ali et par les Ansars qui l&rsquo;attendaient dehors.<br />On rapporte aussi que le Prophète approuva et demanda à &lsquo;Ali s&rsquo;il avait quelque chose à donner en dot. &lsquo;Ali répondit que non. Le Prophète lui rappela qu&rsquo;il avait un bouclier qu&rsquo;il pouvait vendre.<br />Ali vendit le bouclier à &lsquo;Othman pour quatre dirhams et pendant qu&rsquo;il se dépêchait de retourner chez le Prophète pour lui remettre la dot, &lsquo;Othman l&rsquo;arrêta et lui dit : « Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fatima « .<br />Fatima et &lsquo;Ali se marièrent donc probablement au début de l&rsquo;an 2 de l&rsquo;Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et &lsquo;Ali en avait environ 21.<br />Le Prophète lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le repas de noce, on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d&rsquo;autres firent des dons de céréales.<br />Pour son mariage, on rapporte que le Prophète offrit à Fâtima et à &lsquo;Ali un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.<br />Dans l&rsquo;humble demeure d&rsquo;Ali il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète vint chez &lsquo;Ali et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète lui dit : « <em><strong>Ô Oum Ayman ? Appelle mon frère pour moi</strong></em>« <br />« <em><strong>Ton frère ? C&rsquo;est celui à qui tu as marié ta fille ? » demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : « Pourquoi le Prophète appelle &lsquo;Ali son frère ? »</strong></em><br />Il faisait référence à &lsquo;Ali comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l&rsquo;hégire, le Prophète et &lsquo;Ali était donc liés comme des frères.<br />Le Prophète répéta ce qu&rsquo;il venait de dire à plus haute voix. &lsquo;Ali vint et le Prophète fit une invocation, invoquant les bénédictions d&rsquo;Allâh sur lui. Puis il demanda Fâtima. Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète lui dit : « Je t&rsquo;ai marié à la personne de ma famille qui m&rsquo;est le plus cher », de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu&rsquo;un qui avait grandi dans la même famille, qui était l&rsquo;un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète décrivait comme « son frère dans ce monde et dans l&rsquo;au-delà ».<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ses enfants avec Fâtima :</strong></span><br />Il eut d&rsquo;elle 4 enfants : <em><strong>al Hasan, al Hussein, zaynab al kubra, et Oum kalthum al kubra</strong></em>.<br />Il n&rsquo;épousa aucune autre femme durant la vie de Fâtima, après elle il épousa<br /><strong><em>&#8211; khawla Bint Ja’far ben qis (il a 1 fils Muhammad al Akbar)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; layla bint mas&rsquo;oud (2 fils, &lsquo;ubaid allah et abu bakr)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; oum al banin bint hazzam (4 fils, al &lsquo;abbas al akbar, &lsquo;uthman, ja&rsquo;far et &lsquo;abdullah)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; asma bint &lsquo;amis (2 fils yahya et &lsquo;awn)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; oum habib bint rabî&rsquo;a (1 fils &lsquo;Omar al akbar et 1 fille rouqayya)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; amamat bint abi l-&lsquo;as (1 fils muhammad al awsat)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; oum said bint &lsquo;ourwa (2 filles oum al hasan et ramlat al kubra)</em></strong><br /><strong><em>&#8211; muhayyat fille de amri qis (des filles : um hani, maymuna, zeinab asughra, ramla asughra, um kathum as sughra, fatima, umamat, khadija, um al kiram, um salam, um ja&rsquo;far, jumana, naqisat et une fille qui n&rsquo;a pas eu de nom)</em></strong><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La bataille d&rsquo;Ouhoud (3 H ; 22 ans):</strong></span><br />L&rsquo;homme qui commença la bataille d&rsquo;Ouhoud s&rsquo;appelait Talhah bin Abi Talha, un grand guerrier de l&rsquo;armée d&rsquo;Abou Soufyân. Il s&rsquo;engagea dans le champ de bataille et défia les Musulmans à se battre un contre un. Le défi fut accepté par &lsquo;Ali et en moins de deux le corps inerte de Talha gisait sur le sol. L&rsquo;étendard fut pris par deux de ses frères, mais les deux furent abattus par les flèches des Musulmans.<br />Neuf Mecquois prirent l&rsquo;étendard, l&rsquo;un après l&rsquo;autre, mais chacun d&rsquo;eux fut envoyé en enfer par &lsquo;Ali. Ensuite, un soldat Ethiopien du nom de Sawaab s&rsquo;avança sur le champ. Il avait un visage effrayant et en le voyant aucun Musulman n&rsquo;osa avancer. Cet homme fut tué par &lsquo;Ali d&rsquo;un seul coup.<br />Il est choisi pour porter l&rsquo;étendard des musulmans le jour de la bataille de Khaybar (7 H ; 26 ans)<br />Selon Abou Hourayra, le Messager d&rsquo;Allâh a dit le jour de la bataille de Khaybar : « Je donnerai certainement la bannière à un homme qui aime Allâh et Son Messager. Allâh donnera par lui Sa victoire ».<br />&lsquo;Omar dit : « Je n&rsquo;ai jamais aimé le commandement sauf ce jour-là ».<br />Je me suis donc précipité à l&rsquo;avant dans l&rsquo;espoir d&rsquo;être appelé à porter l&rsquo;étendard. Mais le Messager d&rsquo;Allâh appela &lsquo;Ali Ibn Abi Tâlib et lui donna la bannière en lui disant : « Marche sans te retourner jusqu&rsquo;à ce que Allâh te donne la victoire »<br />&lsquo;Ali se mit en marche puis s&rsquo;arrêta un moment sans se retourner et cria : « Ô Messager d&rsquo;Allâh! A propos de quoi dois-je combattre ces gens? »<br />Il dit : « Combats-les jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils attestent qu&rsquo;il n&rsquo;y a de dieu que Allâh et que Mohammad est le Messager d&rsquo;Allâh. Dès qu&rsquo;ils font cela, ils ont mis à l&rsquo;abri (de toi) leur sang et leurs biens sauf pour ce qui est de leurs redevances légales et c&rsquo;est uniquement à Allâh de leur demander des comptes » ». (Mouslim)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Il est chargé d&rsquo;intercepter une lettre lors de la conquête de la Mecque (8 H ; 27 ans):</strong></span><br />Hateb ben Abi Baltaâ voyant tout ce qui se passait, écrivit une missive pour les Chefs Qoraïshites afin de les prévenir de l&rsquo;attaque des Musulmans.<br />Ali raconte : « Le Prophète nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit : « Allez à Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre ! » ».<br />Nous partîmes au galop et à l&rsquo;endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu&rsquo;elle portait. Elle nous répliqua qu&rsquo;elle ne portait point de lettre. Nous la menaçâmes de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au Messager d’Allâh. Le Prophète lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l&rsquo;expédition. Le Prophète fit venir Hateb et lui dit « Qu&rsquo;as-tu fait ? ».<br />Hateb répondit : « Je n&rsquo;ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l&rsquo;Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des Quraychites ».<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Il est choisi pour garder Médine pendant la bataille de TAbouk (9 H ; 28 ans):</strong></span><br />Après le départ du Prophète, les Hypocrites, s&rsquo;évertuèrent à se moquer de &lsquo;Ali en lui disant que le messager d&rsquo;Allâh l&rsquo;avait laissé derrière lui pour porter son fardeau. Voulant se démontrer que les Hypocrites disaient là des mensonges, &lsquo;Ali décida d&rsquo;aller voir le Prophète. Lorsqu&rsquo;il rejoignit ce dernier à Jaraf, il lui expliqua la raison de sa venue et la moquerie des Hypocrites.<br />Le Prophète lui dit : « Les Hypocrites sont des menteurs. Je suis venu ici après t&rsquo;avoir désigné comme mon député. Ô &lsquo;Ali! N&rsquo;es-tu pas content que ton grade soit monté! Tu es à moi ce que Haroun fut à Mûsâ, à cette différence près qu&rsquo;il n&rsquo;y aura pas de Prophète après moi».<br />Après cette explication, &lsquo;Ali retourna à Médine et le Prophète se dirigea vers TAbouk qui se trouvait à une distance de dix étapes de Damas et de Médine à la fois, et sur la frontière de l&rsquo;Empire romain de l&rsquo;époque.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son pèlerinage</strong></span>:<br />En revenant de TAbouk, le Prophète pensa au pèlerinage. Puis il dit : « Les Polythéistes font la circumambulation tout en étant complètement nus, je redoute le pèlerinage à cause d&rsquo;eux ».<br />Il envoya Abou Bakr à la Mecque et le fit suivre de &lsquo;Ali avec pour mission d&rsquo;interdire désormais le pèlerinage aux polythéistes, et de leur accorder un délai de quatre mois pour se convertir, au bout duquel, la guerre serait déclarée entre eux et les Musulmans, s&rsquo;ils ne se convertissaient pas.<br />Il est rapporté que &lsquo;Ali récita aux Polythéistes des versets de la sourate « Le repentir » (9) le jour de Arafat en ajoutant : « Après cette année, aucun polythéiste ne pourra plus tourner nu autour de la Ka&rsquo;ba, que seuls les Croyants entreraient au Paradis. Que celui qui a conclu un pacte avec l&rsquo;Envoyé d&rsquo;Allâh sache que la durée de ce pacte ne dépasse pas les quatre mois, après l&rsquo;écoulement de cette période, Allâh et Son Prophète désavoueront les polythéistes. C&rsquo;est bien là ce que Allâh voulait dire par ce verset : {Proclamation d&rsquo;Allâh et de Son Prophète adressée aux hommes le jour du pèlerinage : « Allâh et Son Prophète désavouent les polythéistes. Si vous vous repentez, ce sera un bien pour vous ; mais si vous vous détournez, sachez que vous ne réduirez pas Allâh à l&rsquo;impuissance ». Annonce un châtiment douloureux aux incrédules} » (9/1~3).<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>L&rsquo;hommage que lui rends le Prophète lors de son pèlerinage d&rsquo;adieu (10 H. ; 29 ans):</strong></span><br />Dans son pèlerinage d&rsquo;adieu, et en la présence de plus de cent mille pèlerins au lieu dit de Ghadir Khum, le Messager d&rsquo;Allâh a déclaré : « N&rsquo;ai-je pas plus de droit sur les croyants qu&rsquo;ils n&rsquo;ont sur eux même ? »<br />Les gens ont pleuré et ont répondu : « Oui, Ô Messager d&rsquo;Allâh ».<br />Alors le Prophète a levé la main de &lsquo;Ali et a dit : « De quiconque je suis son Maître, &lsquo;Ali est son Maître. Ô Allâh, aimez ceux qui l&rsquo;aiment, et soyez hostile à ceux qui lui sont hostile ». (At-Tirmidhi, Ibn Mâja, Ahmad, Al-Hakim, An-Nasâi, Al-Haythami, Abôu Nou&rsquo;aym, et At-Tabarani)<br />Lors de la maladie de mort du Prophète , il le trouve proche de la guérison<br />Selon Ibn ‘Abbâs, &lsquo;Ali sortit de chez le Messager d&rsquo;Allâh au cours de sa maladie qui a été suivie de sa mort. Les gens lui dirent : « Ô Abou Hasan! Comment va ce matin le Messager d&rsquo;Allâh? »<br />Il dit : « <strong><em>Il est ce matin, par la grâce d&rsquo;Allâh, tout près de la guérison</em></strong>« . (Al-Boukhâri)</p>
<p style="text-align: justify;">Abou Bakr s&rsquo;excuse d&rsquo;avoir accepté le califat et &lsquo;Ali et Zoubayr affirment qu&rsquo;il en est le plus digne (11 H)<br />Sa’di Ibn Ibrahim Ibn &lsquo;Abdarrahmân Ibn &lsquo;Awf rapporte : &lsquo;Abdarrahmân Ibn &lsquo;Awf était avec &lsquo;Omar Ibn Alkhattab quand Mouhammad Ibn Maslèma cassa le sabre de Zoubayr Ibn Al-&lsquo;Awwâm, qu&rsquo;Allâh l&rsquo;agrée. Puis Abou Bakr As-Siddiq se leva, sermonna les musulmans et s&rsquo;excusa auprès d&rsquo;eux en disant : « Par Allah! Jamais je n&rsquo;ai voulu être émir, même pas un seul jour ou une seule nuit. Je ne l&rsquo;ai jamais désiré et je ne l&rsquo;ai jamais demandé à Allah, publiquement ni secrètement, mais j&rsquo;ai craint la zizanie. Être émir n&rsquo;est pas pour moi un soulagement, mais on m&rsquo;a fait porter une responsabilité immense. Je n&rsquo;ai pas la capacité ni les moyens de l&rsquo;assumer sauf si Allâh puissant et glorieux me fortifie. J&rsquo;aurais voulu que la personne la plus capable de l&rsquo;assumer soit à ma place en ce jour ». Les mouhajirins acceptèrent ses paroles et ses excuses. &lsquo;Ali et Zoubayr, qu&rsquo;Allâh les agrée, déclarèrent : « Nous avons été fâchés uniquement parce que nous n&rsquo;avons pas assisté à la concertation, mais nous savons qu&rsquo;Abou Bakr est la personne qui le mérite le plus après le Messager d&rsquo;Allah, prière et paix sur lui. C&rsquo;est lui le compagnon dans la grotte et le {Deuxième de deux} (9/40), nous connaissons bien ses vertus et son âge. De plus, de son vivant, le Messager d&rsquo;Allâh lui a ordonné de diriger la prière ».<br /><strong><span style="text-decoration: underline;">Ce qui se passa entre &lsquo;Ali et Abou Soufyân au sujet du califat d&rsquo;Abou Bakr (11 H)</span></strong>:<br />Souwèyd Ibn Rafla rapporte : Abou Soufyân entra auprès de &lsquo;Ali et &lsquo;Abbâs, qu&rsquo;Allâh les agrée, et dit : « Ali! Et toi, &lsquo;Abbâs! Comment se fait-il que le pouvoir soit pris par le clan le plus vil et le moins nombreux de Quraychite?! Par Allah! Si tu veux, je lui enverrai (à Abou Bakr) une troupe immense de cavaliers et d&rsquo;hommes ».<br />&lsquo;Ali répondit : « Non, par Allah! Je ne veux pas que tu lui envoies une troupe immense de cavaliers et de soldats. Si nous n&rsquo;avions pas considéré qu&rsquo;Abou Bakr en fût digne, nous ne l&rsquo;aurions pas laissé prendre le pouvoir. Abou Soufyân! Les croyants sont des gens qui se veulent le bien et qui sont compatissants les uns avec les autres, même si leurs demeures et leurs personnes sont éloignées. Les hypocrites, par contre, sont des gens qui se trompent les uns les autres même si leurs demeures et leurs corps sont proches. Nous avons prêté serment à Abou Bakr et il en est digne ».<br />Ibn Abjèr rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr As-Siddiq, Abou Soufyân vint voir &lsquo;Ali et dit : « Comment la plus vile famille de Quraychite a-t-elle pu vous prendre le pouvoir?! Par Allah! Je vais leur envoyer une immense armée de chevaux et d&rsquo;hommes si tu veux ».<br />&lsquo;Ali répliqua : « Tu es encore l&rsquo;ennemi de l&rsquo;Islam et des musulmans?! Cela ne nuira en rien à l&rsquo;Islam et aux musulmans. J&rsquo;ai considéré qu&rsquo;Abou Bakr en était digne ».<br />Morra Attayyib rapporte : Abou Soufyân Ibn Harb vint chez &lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib et dit : « Comment se fait-il que le pouvoir est pris par le clan le moins nombreux et le plus vil de Quraychite (il voulait dire Abou Bakr)? Par Allah! Si tu veux, je lui enverrai une immense armée de cavaliers et d&rsquo;hommes ».<br />&lsquo;Ali répliqua : « Abou Soufyân! Tu as longtemps été l&rsquo;ennemi de l&rsquo;Islam et des musulmans, et cela n&rsquo;a nui en rien à l&rsquo;Islam. J&rsquo;ai considéré qu&rsquo;Abou Bakr en était digne ».<br />&lsquo;Ali répond à Abou Bakr : « Nous n&rsquo;acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas »<br />Aboul Jahhaf rapporte : quand on prêta serment à Abou Bakr il s&rsquo;enferma pendant trois jours. Il sortait chaque jour et disait : « Musulmans! J&rsquo;ai annulé votre serment! Prêtez serment à qui vous voulez ». À chaque fois, &lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib lui répondait : « Nous n&rsquo;acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Puisque le Messager d&rsquo;Allâh t&rsquo;a placé à l&rsquo;avant, qui donc te fera reculer? »<br />Zayd Ibn &lsquo;Ali rapporte : Abou Bakr, qu&rsquo;Allâh l&rsquo;agrée se leva sur le minbar du Messager d&rsquo;Allâh et appela : « Y va-t-il une personne qui déteste que je sois émir pour que je démissionne? » Il répéta cela trois fois.</p>
<p style="text-align: justify;">&lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib se leva alors et répondit : « Non, par Allah! Nous n&rsquo;acceptons pas ta démission et nous ne te démettons pas. Qui donc pourra te faire reculer alors que le Messager d&rsquo;Allâh t&rsquo;a placé à l&rsquo;avant? »<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Il conviant Abou Bakr de ne pas sortir en personne pour le combat (11 H)</strong></span>:<br />Aïcha raconte : mon père partit sur sa monture en brandissant son sabre vers Dhoul Qasça. &lsquo;Ali Ibn Abou Tâlib vint et attrapa les rênes de sa monture en disant : « Où vas-tu, calife du Messager d&rsquo;Allah?! Je te dis comme t&rsquo;a ordonné le Messager d&rsquo;Allâh le jour d&rsquo;Ouhoud : range ton sabre et ne nous cause pas la calamité de ta mort. Par Allah! S&rsquo;il nous arrivait un malheur en ta personne, l&rsquo;ordre de l&rsquo;Islam ne sera jamais plus rétabli après toi ». Abou Bakr retourna alors et envoya l&rsquo;armée.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa désignation au poste de calife (35 H. ; 55 ans):</strong></span><br />Lorsque &lsquo;Othman Ibn &lsquo;Affan, que Allâh l&rsquo;agrée, fut assassiné, Talha, Az-Zoubayr et la plupart des Emigrants (Al-Mouhajiroun) et des Partisans (Al-Ansar) se réunirent et vinrent auprès de &lsquo;Ali lui prêter serment. Le premier à lui prêter serment fut Talha, puis Az-Zoubayr et le reste des gens, et il fit après le serment un discours pour les gens, les conseilla, puis rentra chez lui. Ceci eut lieu le jeudi, cinq jours avant la fin de Dhoul l-hijjah, la trente-cinquième année de l&rsquo;Hégire.<br />Il racontera à des hommes venus le questionner sur ce qui s&rsquo;était passé : « Des gens ont attaqué cet homme [&lsquo;Othman] et l&rsquo;ont tué; j&rsquo;étais à l&rsquo;écart d&rsquo;eux; puis ils m&rsquo;ont nommé dirigeant; n&rsquo;était la crainte pour [l&rsquo;avenir de] l&rsquo;Islam, je n&rsquo;aurais pas accédé à leur demande ». (Fath Al-Bâri 13/72)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Le jugement des meurtriers de &lsquo;Othman</strong> </span>:<br />La discorde va naître de la divergence quant à l&rsquo;attitude à adopter face aux meurtriers de &lsquo;Othman. C&rsquo;est un droit des parents de la victime que de réclamer aux autorités que les meurtriers de leur parent soient jugés et exécutés. Malheureusement Ali n&rsquo;a pour le moment pas les moyens de juger les insurgés et de leur appliquer le talion. En effet, il sent bien qu&rsquo;appliquer le talion en pareilles circonstances risque de provoquer un embrasement généralisé; il pense donc laisser les choses se calmer et juger plus tard les meurtriers (Fath Al-Bâri 13/107)<br />Quelques mois passent ainsi. C&rsquo;est cette absence d&rsquo;application du talion qui va être mal interprétée par d&rsquo;illustres personnages : Aïcha, Talha, Az-Zoubayr, Muawiya, Amr Ibn al-As, lesquels vont d&rsquo;autant plus se méprendre sur les intentions d’Ali du fait que les insurgés lui ont massivement fait allégeance, le soutiennent et évoluent dans son entourage.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La bataille du chameau (36 H.)</strong></span>:<br />Dans la ville de La Mecque, où ils se sont rendus, Talha et Az-Zoubayr vont rencontrer Aïcha, qui y était allée pour le pèlerinage. Ils ne comprennent pas les intentions de Ali et &#8211; en toute bonne foi &#8211; croient que c&rsquo;est parce que les insurgés le soutiennent qu&rsquo;il refuse de leur appliquer le talion. A la tête de tout un groupe, ils partent donc de La Mecque pour l&rsquo;Irak &#8211; pour la ville de Bassora précisément -, pensant y appeler les gens à soutenir leur demande de l&rsquo;application du talion. (Fath Al-Bâri 12/354, 13/71).<br />Quand il apprend la nouvelle du départ de ces trois personnages pour l&rsquo;Irak, &lsquo;Ali craint que cela soit le point de départ d&rsquo;une division de la communauté. (Fath Al-Bâri 13/72)<br />Ali décide alors, avec l&rsquo;objectif de clarifier les choses, d&rsquo;aller, à la tête lui aussi d&rsquo;un groupe, trouver les trois compagnons partis pour Bassora. Son fils Al-Hassan l&rsquo;implore de ne pas quitter Médine et d&rsquo;attendre que les choses se calment d&rsquo;elles-mêmes (Ibn al-Athir), mais Ali part quand même; Al-Hassan n&rsquo;aura d&rsquo;autre choix que celui de se joindre à son père à cœur défendant.<br />Si les deux groupes sont sortis avec des effectifs, nul n&rsquo;a l&rsquo;intention d&rsquo;en découdre avec l&rsquo;autre : Kulayb al-jarmî raconte que les gens de &lsquo;Ali disaient : « Nous ne sommes pas sortis pour les combattre &#8211; car nous ne combattrons que si eux nous attaquent en premier &#8211; mais pour apaiser »; Ali lui-même lui a dit des propos allant dans le même sens. (Fath Al-Bâri 13/72)<br />Abou Mûssa al-Ach&rsquo;arî &#8211; qui était gouverneur de la ville de Kufa avant l&rsquo;accession de &lsquo;Ali au poste de calife, et que &lsquo;Ali a gardé à ce poste &#8211; pense pour sa part que la situation est délicate et, bien que &lsquo;Ali lui demande de mobiliser des gens de Kufa pour venir grossir ses effectifs, il n&rsquo;est pas décidé à le faire. &lsquo;Ali respecte son choix et envoie alors à Kufa son fils al-Hassan ainsi que &lsquo;Ammar Ibn Yassir pour mobiliser des gens. (Fath Al-Bâri 13/73).<br />Arrivés face à face, Ali parle en aparté avec Az-Zoubayr et lui demande : « N&rsquo;avais-tu pas entendu le Prophète dire, alors que tu pliais ma main : « <strong><em>Tu le combattras alors qu&rsquo;il sera dans son droit, puis il aura le dessus ? »</em></strong><br />&#8211; « <em><strong>J&rsquo;avais effectivement entendu cela ; je ne te combattrai donc pas</strong></em> » répond Az-Zoubayr. (Fath Al-Bâri 13/70)<br />Il qui quitte alors les lieux et prend le chemin de Médine (Fath Al-Bâri 6/276).<br />La situation est en bonne voie d&rsquo;être résolue pacifiquement. Malheureusement, pendant la nuit, des insurgés parmi les fauteurs de trouble contre &lsquo;Othman, présents dans le camp de &lsquo;Ali, attaquent le camp de &lsquo;Aïcha. (Fath Al-Bâri 13/72)<br />Pensant être attaqué par &lsquo;Ali, le groupe de &lsquo;Aïcha prend les armes pour se défendre. Voyant le groupe de Aïcha l&rsquo;attaquer sans raison apparente, &lsquo;Alî appelle son groupe à prendre à son tour les armes pour se défendre. Et c&rsquo;est le début de la bataille dite du Chameau (parce que Aïcha sera, au cours du combat, dans un palanquin sur un chameau). La bataille ne dure qu&rsquo;une journée et se termine en faveur du groupe d’Alî. Alî proclame : « N&rsquo;achevez aucun blessé, ne tuez aucun fuyard et n&rsquo;entrez dans aucune demeure ». (Fath Al-Bâri 13/72).<br />Az-Zoubayr, dont nous avons vu qu&rsquo;il avait pris le chemin de Médine avant que les combats débutent, a été tué pendant son sommeil par Amr Ibn Jurmûz, un homme qui était dans le groupe de &lsquo;Alî, qui avait retrouvé Az-Zoubayr et qui croyait bien faire en l&rsquo;assassinant; quand Amr Ibn Jurmûz apporte la nouvelle à Alî, celui-ci lui annonce que le Prophète (sur lui la paix) lui avait dit un jour : « Celui qui tuera le fils de Safiyya (Az-Zoubayr), fais-lui l&rsquo;annonce de la géhenne ». (Fath Al-Bâri 6/276, 7/104).<br />Aïcha est traitée par &lsquo;Alî avec tous les égards qui lui sont dus; il demande à Muhammad Ibn Abî Bakr, frère de Aïcha, de la conduire à Médine. Le Prophète lui avait dit un jour : « Quelque chose surviendra entre toi et Aïcha.<br />&#8211; Je serai alors le plus malchanceux des humains ! S’était exclamé Alî.<br />&#8211; Non, mais quand cela arrivera, fais-la retourner à son lieu de sécurité » (Fath Al-Bâri 13/70).<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>La bataille de Siffin (36 H.):</strong></span><br />&lsquo;Ali exige la reconnaissance immédiate de son autorité califale. Il pense que le calife a le droit de combattre ceux qui, sous forme de groupe constitué, ne reconnaissent pas son autorité, même s&rsquo;ils ne le combattent pas.<br />Al-Hassan, fils de Alî, implore de nouveau son père : « Ne marche pas contre Muawiya ». (Al-Bidâya Wan-nihâya cité dans WK p. 50).<br />Mais Alî décide de le faire pour établir l&rsquo;autorité califale sur l&rsquo;ensemble des terres musulmanes. (Fath Al-Bâri 6/753)<br />Questionné au sujet de la marche qu&rsquo;il a ainsi entreprise, avait-elle comme source un dire du Prophète ou un avis personnel, Alî répondra : « Le Prophète ne m&rsquo;a rien recommandé à ce sujet, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un avis personnel ». (Abou Dâoûd 4666).<br />Les deux groupes se font face à Siffîn en dhul-hijja 36. Ils parlementent, essaient de trouver une issue pacifique à la crise. Ils n&rsquo;y parviennent cependant pas, et en Safar 37, c&rsquo;est le début des combats.<br />La bataille tourne à la faveur d’Alî. Amr Ibn al-As recommandé alors à Muawiya d&rsquo;appeler à un arbitrage sur la base du Coran pour mettre fin au différend qui existe entre eux. Alî, confiant dans le fait qu&rsquo;il est dans son droit, accepte en disant : « J&rsquo;ai priorité pour cela ; que le livre d&rsquo;Allâh soit donc entre nous ! ». (Fath Al-Bâri 8/748)</p>
<p style="text-align: justify;">Il est prévu que, dans le but de cesser de faire couler le sang, deux hommes soient désignés comme arbitres, l&rsquo;un du groupe de Alî et l&rsquo;autre de celui de Mu&rsquo;âwiya, et que leur décision fasse autorité. Muâwiya présente Amr Ibn al-As, tandis que Alî est représenté par Abou Mûssa al-Ash&rsquo;arî (il avait proposé un autre personnage mais il a dû céder devant l&rsquo;avis de son groupe). L&rsquo;arbitrage doit se dérouler en ramadan 37 à Dûmat al-jundul, à Adhruh.<br />Ceux qui &#8211; dans le groupe de Alî &#8211; refusent l&rsquo;arrêt des combats et cet arbitrage quittent, mécontents, ses rangs ; cela leur vaudra le nom de « kharidjites », « les sortants ». Ils étaient déjà opposés à Mu&rsquo;âwiya et à Amr Ibn al-As; ils sont maintenant opposés à Alî aussi.<br />En ramadan 37, les deux arbitres, Abou Mûssa al-Ash&rsquo;arî et Amr Ibn al-As, se rencontrent à l&rsquo;endroit prévu. Al-Mughîra Ibn Shu&rsquo;ba s&rsquo;y rend lui aussi. Les deux arbitres envoient appeler Abdullah Ibn Omar et Abdullah Ibn az-Zubayr. D&rsquo;autres personnalités de Qurayshite s&rsquo;y rendent elles aussi. (Abdour-Razzâq)<br />L&rsquo;arbitrage ne donne pas de résultats concrets. (Fath Al-Bâri 12/356)<br />Retourné à Kufa, il doit faire face à l&rsquo;insurrection des kharidjites<br />Ibn Hajar relate comment Alî fait tous les efforts possibles pour montrer aux kharijites qu&rsquo;ils se trompent, qu&rsquo;ils reprennent une parole de vérité (« Allâh seul est l&rsquo;Arbitre ») mais la comprennent et l&rsquo;appliquent de façon entièrement erronée.<br />Alî dépêche auprès d&rsquo;eux Ibn &lsquo;Abbâs ; celui-ci leur parle et 20.000 d&rsquo;entre eux reviennent, pendant que 4.000 persistent dans leur déviance. Alî leur dit alors : « Nous vous garantissons malgré tout trois droits : nous ne vous empêcherons pas de venir dans les mosquées, nous ne vous priverons pas de votre part dans la redistribution fiscale (fay&rsquo;), et nous ne vous combattrons pas tant que vous-mêmes ne créerez pas l&rsquo;oppression ».<br />Les kharijites se réunissent ensuite à Ctésiphon. Alî ne cesse de correspondre avec eux pour leur demander de revenir. Ils refusent et lui demandent de reconnaître d&rsquo;abord qu&rsquo;il a, lui, apostasié, et donc de se repentir. Alî continue sa correspondance, mais cette fois ils sont à deux doigts d&rsquo;assassiner son émissaire. Puis ils prennent comme résolution que tout musulman n&rsquo;appartenant pas à leur groupe pourra être tué et volé. Et ils se mettent effectivement à tuer ceux qui passent près du lieu où ils se sont établis. C&rsquo;est seulement alors qu’Alî part les combattre. Il les écrase à Nehrawân, en l&rsquo;an 38 (Fath Al-Bâri 12/355-356, 12/369-372)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa mort (40 H. ; 60 ans):</strong></span><br />Il est mort le 21 Ramadhan de l&rsquo;an 40H, à 60 ans. Il fut tué par la main d&rsquo;un kharijite (parmi le peu qu&rsquo;il en restait) dont le nom était &lsquo;Abdou r-Rahman Ibn Mouljam Al-Mouradiyy. Son califat dura quatre ans et neuf mois.<br />Al-Haçan, Al-Houçayn, et Abdoullah Ibn Ja&rsquo;far s&rsquo;occupèrent de son lavage. Al-Haçan dirigea la prière funéraire qu&rsquo;ils firent pour lui et il fut enterré peu avant l&rsquo;aube. Certains disent en face de la Qibla de la mosquée de Koufa. Certains disent devant le palais des gouverneurs et d&rsquo;autres ont dit au Najaf. Mais la vérité est qu&rsquo;ils ont dissimulé sa tombe honorée par crainte des nuisances de la part des kharijites.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa description physique:</strong></span><br />Il était, qu’Allâh l&rsquo;agrée, mat de peau, ses yeux étaient grands et noirs, avec un beau visage, de taille moyenne, avec un peu de ventre, poilu, la barbe large.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ses mérites:</strong></span><br />Le Messager d&rsquo;Allâh disait à &lsquo;Ali : « <strong><em>Ta position envers moi est comme celle de Aron à Moise, mais il n&rsquo;y aura aucun Prophète après moi</em></strong>« . (Al-Boukhâri, Mouslim, Ibn Mâja, Ahmad, An-Nasâi, At-Tahawi)<br />Le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « Certainement Allâh ma commandé d&rsquo;aimer quatre personnes et m&rsquo;a informé qu&rsquo;Il les aime ».<br />Les compagnons ont demandé : « Ô Messager d&rsquo;Allâh qui sont ces quatre personnes ».<br />Le Prophète a dit : « &lsquo;<strong><em>Ali en fait partie le Prophète le répéta trois fois-, Abou Dhar, Salman al-Farsi, et Miqdad</em></strong> « . (Ibn Mâja n°149, Al-Hakim, Ahmad)</p>
<p style="text-align: justify;">Il a aussi été rapporté que le Messager d&rsquo;Allâh a dit : « Le Paradis désire ardemment trois hommes : &lsquo;Ali, &lsquo;Ammar et Salmân ». (at-tirmidhi n°3884)<br />Le Calife &lsquo;Omar, répétait souvent : « <strong><em>Que je ne sois jamais confronté à un problème complexe sans trouver Abou l-Hassan pour le résoudre</em></strong>« . (Tabaqât Ibn Sa’di, 2/339)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Othman Ibn Affan</strong> <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son nom et sa généalogie</strong></span>:<br />Il se nomme Abou &lsquo;Amr &lsquo;Othman Ibn &lsquo;Affan Ibn Abi l’As. Sa mère est &lsquo;Arwa Bintou Kariz et son arbre généalogique rejoint celui du Prophète à &lsquo;Abdou Manaf.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa naissance</strong></span>:<br />Il est né à At-Taif, six ans après l&rsquo;année de l&rsquo;éléphant.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa conversion (-13 H. ; 39 ans):</strong></span><br />Il fut parmi les premiers convertis à l&rsquo;Islam, par Abou Bakr, que Allâh les agréé tous deux. Il avait à ce moment-là trente-neuf ans.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ses combats dans la voie d&rsquo;Allâh</strong></span> :<br />Il assista à tous les grands évènements avec le Messager d&rsquo;Allâh sauf la bataille de Badr car sa femme Rouqayya était malade. Ainsi le Prophète lui ordonna de rester à son chevet à Médine ; il le compta cependant parmi les participants à la bataille de Badr et lui donna sa part du butin.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son élection en tant que calife (23 H.)</strong></span>:<br />Il lui fut prêté serment comme successeur à la tête des musulmans trois nuits après l&rsquo;enterrement de &lsquo;Omar Ibn l-Khattab, que Allâh l&rsquo;agrée.<br />Arrive l&rsquo;heure de la prière de l&rsquo;aube. Après l&rsquo;avoir accomplie, Ibn Awf envoie quérir tous les Emigrants et les Auxiliaires présents à Médine, tous les chefs des armées &#8211; ils étaient venus accomplir le pèlerinage à la Mecque avec le défunt calife Omar &#8211; et tout ce monde se réunit dans la mosquée du Prophète. Ibn Awf déclare alors qu&rsquo;après avoir consulté les gens, il a constaté « qu&rsquo;ils ne considèrent personne comme étant du même niveau que &lsquo;Othman ».<br />Il fait alors allégeance à ce dernier, et les responsables présents la lui font eux aussi (Al-Boukhâri 7207). Alî aussi lui fait allégeance (Al-Boukhâri n°3700).<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Les expéditions qu&rsquo;il envoi</strong></span>:<br />Beaucoup de pays furent conquis à son époque, comme l&rsquo;Arménie et la Tripoli occidentale.<br />&lsquo;Othman prépara une armée pour la conquête de l&rsquo;Ifriqiya &#8211; l&rsquo;actuelle Tunisie -. Le roi de cette région était Jarjir, un représentant d’Héraclius à qui il envoyait chaque année un tribut. Lorsque ce roi apprit la nouvelle, il réunit une armée de cent vingt mille hommes et vint à la rencontre des musulmans à Soubaytoulah, la capitale de son royaume. Ils l&rsquo;appelèrent à l&rsquo;Islam ou à payer la jizyah mais il fit preuve d&rsquo;orgueil.<br />Puis &lsquo;Othman envoya &lsquo;Abdoullah Ibn z-Zoubayr avec des soldats en renfort. Jarjir eut vent de l&rsquo;arrivée des renforts et prit peur. Les affrontements commencèrent, la bataille fit rage. Ils prirent d&rsquo;assaut les campements romains et les mirent en déroute, beaucoup d&rsquo;entre eux furent tués. &lsquo;Abdoullah Ibn z-Zoubayr tua Jarjir, conquit Soubaytoulah, puis les habitants de l&rsquo;Ifriqiyah demandèrent la paix moyennant deux millions cinq cent mille dinars.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Les problèmes qu&rsquo;Il dû affronter en tant que calife</strong></span>:<br />C&rsquo;est durant le califat de notre maître &lsquo;Othman, que Allâh l&rsquo;agrée, que commencèrent les critiques vis-à-vis des gouverneurs qu&rsquo;il avait nommés dans différentes contrées. Les gens reprochaient des erreurs de la part des gouverneurs et les amplifiaient; ces propos se propagèrent entre certains résidents de ces contrées qui commencèrent à parler à haute voix d&rsquo;oppression et d&rsquo;injustice de la part des gouverneurs mis en place par &lsquo;Othman dans les différentes contrées et régions. Ces paroles finirent par parvenir aux plus grands compagnons à Médine. Ils parlèrent à &lsquo;Othman en lui demandant de révoquer certains gouverneurs afin de faire cesser cette dissension. Alors &lsquo;Othman envoya des observateurs dans les différentes contrées qui lui rapporteraient les informations réelles. Entre autres, il envoya Mouhammad Ibn Maslamah à Koufa, Oussama Ibn Zayd à Bassora, &lsquo;Abdoullah Ibn &lsquo;Omar au Cham et &lsquo;Ammar Ibn Yassir en Egypte. Ils partirent et revinrent en disant :  » Nous n&rsquo;avons rien vu de blâmable ».<br />Les instigateurs pervers de la dissension cachaient intérieurement ce qu&rsquo;ils recélaient de fourberies dans le cœur, ils faisaient croire aux gens qu&rsquo;ils voulaient faire apparaître la vérité et la justice. Leur leader dans cette affaire était &lsquo;Abdoullah Ibn Saba connu sous le nom de  » Ibn as-Sawda ». C&rsquo;était un juif d&rsquo;Irak, montrant hypocritement l&rsquo;apparence de l&rsquo;Islam dans le but de semer la dissension et la division dans la communauté musulmane. Lorsque les gens de Bassora le démasquèrent, ils l&rsquo;expulsèrent de cette ville, il se rendit alors à Koufa puis au Cham, d&rsquo;où il fut de nouveau expulsé. Ibn Sawda se dirigea vers l&rsquo;Egypte et s&rsquo;y implanta. C&rsquo;est là-bas que le nombre de ses adeptes augmenta. Sa nuisance envers &lsquo;Othman redoubla car son but était de faire diverger la parole des musulmans.<br />Les cerveaux de l&rsquo;intrigue n&rsquo;ont aucun scrupule pour parvenir à leurs objectifs : ils n&rsquo;hésitent pas à écrire des faux qu&rsquo;ils signent du nom d&rsquo;illustres compagnons et qu&rsquo;ils envoient à des gens pour les soulever. Ils prétendront ainsi qu’Alî leur a écrit une lettre critiquant &lsquo;Othman.<br />Alî s&rsquo;exclamera : « Par Allâh je ne vous ai jamais envoyé de lettre ».<br />Pareillement, alors que Masrûq reproche à Aïcha d&rsquo;avoir écrit aux gens pour les soulever contre &lsquo;Othman, elle proteste et dit : « Par Celui en qui les croyants ont foi et que les incroyants renient, je ne leur ai pas écrit une seule lettre ! ».<br />Il met en place dans chaque grande ville un registre public destiné à recevoir les doléances des administrés, il invite ceux qui ont des plaintes à venir les faire entendre lors du pèlerinage; mais il refuse que pour le défendre on entreprenne quelque chose susceptible de faire couler le sang.<br />Mu&rsquo;âwiya lui proposera d&rsquo;envoyer une petite armée assurer l&rsquo;ordre à Médine car celle-ci pourrait être la proie de ceux dont on sent bien qu&rsquo;ils sont en train de faire naître une lame de fond. &lsquo;Othman refuse. Plus tard d&rsquo;autres compagnons lui proposeront de le défendre contre les insurgés. &lsquo;Othman refusera encore de faire le premier des pas qui feront couler le sang.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa maison prise en siège pendant 40 jours</strong> </span>:<br />Les critiques se multiplièrent ainsi que les on-dit à Médine. Les chefs meneurs de la dissension contactèrent leurs adeptes dans les différentes villes, leur disant de se présenter à Médine. Ces derniers entrèrent à Médine sous le prétexte du pèlerinage, en cachant leur complot visant à porter atteinte à &lsquo;Othman, que Allâh l&rsquo;agrée.<br />&lsquo;Othmân leur demande : « Que voulez-vous ? »<br />Ils font part de leurs exigences, et &lsquo;Othman finit par s&rsquo;engager à les respecter : il y a notamment le fait de ne plus nommer que les gens que ces insurgés estiment dignes des postes administratifs; il y a aussi le fait de répartir les recettes fiscales de façon égale. Pour leur part les insurgés prennent l&rsquo;engagement de reconnaître son autorité en tant que calife.<br />Ils repartent alors de Médine satisfaits, mais bientôt ils interceptent un cavalier porteur d&rsquo;une lettre signée de &lsquo;Othmân qui demande au gouverneur d&rsquo;Egypte de mettre à mort les insurgés. Ils reviennent alors à Médine. Des insurgés viennent rencontrer Alî et lui disent qu&rsquo;ils vont se soulever contre &lsquo;Othmân et qu&rsquo;il doit les aider dans cette entreprise. Devant son refus, ils lui disent : « Eh bien pourquoi nous as-tu donc envoyé la lettre ?<br />&#8211; Par Allâh je ne vous ai jamais envoyé de lettre ! » proteste Alî.<br />Les insurgés vont demander des explications au calife &lsquo;Othmân. Celui-ci jure ne pas être à l&rsquo;origine de la missive qu&rsquo;ils ont interceptée. Ils lui demandent alors de leur remettre Marwân Ibn al-Hakam, son secrétaire. &lsquo;Othmân refuse. Les insurgés assiègent &lsquo;Othmân dans sa maison.<br />Ils l&rsquo;assiégèrent durant quarante jours, allant jusqu&rsquo;à l&#8217;empêcher de se procurer de l&rsquo;eau. &lsquo;Ali se mit en colère et fit apporter de l&rsquo;eau, puis envoya Al-Haçan, Al-Housayn et un groupe de fils des compagnons monter la garde devant la maison de &lsquo;Othman, craignant qu&rsquo;on la prenne d&rsquo;assaut. Les rebelles attaquèrent en se ruant sur la porte de &lsquo;Othman, mais ils en furent empêchés par Al-Hasan, Al-Housayn, Az-Zoubayr, Talha et d&rsquo;autres, puis ils escaladèrent les murs et prirent d&rsquo;assaut la maison en passant par la maison de &lsquo;Amr Ibn Hazim et ceux qui gardaient la porte ne s&rsquo;en aperçurent pas.<br />Mouhammad Ibn Abi Bakr entra et parla avec &lsquo;Othman, alors &lsquo;Othman lui dit : « Si ton père Abou Bakr te voyait il n&rsquo;accepterait pas cela », alors il eut honte et sortit en regrettant.<br />Il a refusé les trois propositions de Al-Mughîra Ibn Shu’ba dont l&rsquo;une est d&#8217;employer la force pour combattre les insurgés présents à Médine (Ahmad n°451).<br />Quant à ces insurgés, &lsquo;Othmân leur dit : « Si vous me tuez, alors vous ne pourrez plus vous aimer les uns les autres, vous ne prierez plus sous la direction des uns et des autres et vous ne serez plus unis face à vos ennemis ». (At-Tabari)<br />&lsquo;Othmân rappelle aux insurgés que le Prophète a interdit de verser le sang de l&rsquo;homme, sacré par nature, sauf dans des cas précis; or aucun de ces motifs n&rsquo;est présent en lui; « Pour quelle raison allez-vous donc me tuer ? » questionne-t-il (At-Tirmidhi n°2158, Abou Dâoûd n°4502, An-Nasâi n°4019, Ibn Mâja n°2533).<br />&lsquo;Othmân leur rappelle aussi que, du temps du Prophète, alors que les musulmans devaient auparavant acheter leur eau, il a, sur la demande du Prophète, acheté et offert aux musulmans le puits de Ruma à Médine et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les insurgés lui interdisent de bénéficier de l&rsquo;eau de la ville ; qu&rsquo;il a acheté une parcelle de terrain pour la joindre à celle de la mosquée du Prophète et qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui ils lui interdisent d&rsquo;accomplir ne serait-ce qu&rsquo;une prière dans cette même mosquée ; qu&rsquo;un jour, alors que le Prophète, Abou Bakr, Omar et lui-même se trouvaient sur une colline de la Mecque, que celle-ci avait eu une secousse et que le Prophète avait alors dit à la colline de se tenir tranquille car elle portait un Prophète, un juste et deux martyrs. Ses ennemis ayant reconnu tout ce qu&rsquo;il leur dit, &lsquo;Othmân s&rsquo;exclame : « Allâhu Akbar ! Ils sont témoins, en ma faveur, par le Seigneur de la Kaaba, que je suis martyr ! ». (At-Tirmidhi n°3703, An-Nasâi 3608)<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa mort (35 H. ; 81 ans):</strong></span><br />Puis, les effrontés semeurs de discorde entrèrent chez lui et l&rsquo;un d&rsquo;entre-deux le frappa de son sabre, sa femme Na&rsquo;ilah se précipita sur lui et eut les doigts de la main sectionnés, puis ils le tuèrent, l&rsquo;insurrection fit rage et la maison fut pillée. Il est mort le vendredi 18 de Dhoul l-Hijja en l&rsquo;an 35 H, à 81 ans. Son califat dura douze ans moins un jour.<br />&lsquo;Othman, que Allâh l&rsquo;agrée, avait dit avant son assassinat : « Hier, j&rsquo;ai vu le Messager d&rsquo;Allâh en rêve ainsi que Abou Bakr et &lsquo;Omar qui m&rsquo;ont dit : Patiente, car tu déjeuneras auprès de nous la nuit prochaine ».<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Son enterrement:</strong></span><br />Il resta dans sa maison trois jours puis Hakim Ibn Khouzam et Jabir Ibn Mout ‘Am vinrent auprès de &lsquo;Ali qui les autorisa à préparer ses funérailles et à l&rsquo;enterrer, il fut enterré entre al-Maghreb et al’ icha dans un jardin que &lsquo;Othman, que Allâh l&rsquo;agrée, avait acheté et qu&rsquo;il intégra au cimetière de Baqi&rsquo;ou l-Gharqad.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Sa description physique</strong></span>:<br />Il était de taille moyenne, avait un beau visage, blanc avec une rougeur, sur lequel apparaissaient des cicatrices suite à la variole. Il avait la barbe épaisse, les épaules larges, les bras longs et recouverts de poils.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Ses mérites</strong></span>:<br />On rapporte au sujet de Abou Musa Al Ash&rsquo;ari qu&rsquo;il dit : « Si Allâh veut du bien à mon frère. Il le fera venir à cette heure ».<br />Juste à ce moment quelqu&rsquo;un fit bouger la porte. Je dis : « Qui va là? »<br />Il dit : « &lsquo;Othmân Ibn &lsquo;Affàn ».<br />Je dis : « Attends un peu! » Je partis l&rsquo;annoncer au Prophète qui dit : « Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu&rsquo;une épreuve qui le touchera ».<br />Je revins et dis : « Entre! Le Messager d&rsquo;Allâh t&rsquo;annonce le Paradis ainsi qu&rsquo;une épreuve qui te touchera ».<br />Il entra et, ayant trouvé ce côté de la margelle déjà occupé, s&rsquo;assit sur le côté d&rsquo;en face ». (Al-Boukhâri, Mouslim)<br />Selon &lsquo;Aïcha : « Le Prophète était assis avec une cuisse découverte, Abou Bakr lui demanda permission d&rsquo;entrer et il lui accorda sans changer de position, ensuite lui demanda &lsquo;Omar et il lui accorda sans changer de position, ensuite lui demanda &lsquo;Othmân et il recouvrit sa cuisse. Quand ils sont sortis je lui ai demandé : « Ô Messager d&rsquo;Allâh, Abou Bakr et &lsquo;Omar t&rsquo;ont demandé la permission d&rsquo;entrer et tu leur a accordé sans changé ta posture; mais quand te l&rsquo;a demandé &lsquo;Othmân tu t&rsquo;es recouvert » ?<br />Il dit : « Ô &lsquo;Aïcha, ne devrais-je pas avoir honte d&rsquo;un homme duquel, par Allâh, les anges ont hontes de lui » ». (Ahmad, Al-Boukhâri en a également parlé)</p>
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		<title>La vie du Prophete(psl)</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/biographie-du-prophete-psl/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2014 12:50:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Mouhamadiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Biographie du Prophete:</strong> </span><br /><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda34.jpg" alt="fayda34" width="500" height="330" />Elle est mal connue, peu étudiée... rarement méditée. La vie du Prophète Muhammad - Que la paix et le salut soient sur lui -, considéré par les musulmans comme le dernier Envoyé de Dieu, est pourtant édifiante, profonde, lumineuse. Elle est l'histoire de la foi, de la mystique et de l'engagement. Elle est aussi l'histoire de la simplicité, de la conviction, de l'ouverture et de la détermination. L'histoire d'un homme, d'un Prophète, Un modèle. <br />Mausolée du Prophète (PSL) LA BARRIERE EN OR :<br />"<strong><em> Il y a certes pour vous, dans l'Envoyé de Dieu, un parfait modèle pour qui désire Dieu et le jour dernier avec ferveur et se souvient ardemment de Dieu.</em></strong> " [Sourate 33, verset 21] <br />Impossible d'accéder à la compréhension profonde de l'initiation spirituelle sans une méditation intense, répétée et continue sur la vie de Muhammad (Psl) choisi par Le Très-Haut, pour recevoir la dernière Révélation, le Coran, et en mettre en pratique les enseignements intimes, individuels et communautaires. Rapproché de Dieu, intimement habité par Sa Révélation, il demeurait proche de ses semblables. Intensément spirituel, profondément humain. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>MAISON DE NAISSANCE DU PROPHETE (psl) elle fut détruite par le temps puis reconstruite</strong> </span>:<br />Aicha (RA), son épouse nous a offert l'éclairante formule ; il vivait du rayonnement de la Révélation : dans ses prières, son engagement, ses silences, son honnêteté, son amour... son comportement, sa morale, son caractère étaient le Coran ... une lumière.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"><strong>Biographie du Prophete:</strong> </span><br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda34.jpg" alt="fayda34" width="500" height="330" />Elle est mal connue, peu étudiée&#8230; rarement méditée. La vie du Prophète Muhammad &#8211; Que la paix et le salut soient sur lui -, considéré par les musulmans comme le dernier Envoyé de Dieu, est pourtant édifiante, profonde, lumineuse. Elle est l&rsquo;histoire de la foi, de la mystique et de l&rsquo;engagement. Elle est aussi l&rsquo;histoire de la simplicité, de la conviction, de l&rsquo;ouverture et de la détermination. L&rsquo;histoire d&rsquo;un homme, d&rsquo;un Prophète, Un modèle. <br />Mausolée du Prophète (PSL) LA BARRIERE EN OR :<br />« <strong><em> Il y a certes pour vous, dans l&rsquo;Envoyé de Dieu, un parfait modèle pour qui désire Dieu et le jour dernier avec ferveur et se souvient ardemment de Dieu.</em></strong>  » [Sourate 33, verset 21] <br />Impossible d&rsquo;accéder à la compréhension profonde de l&rsquo;initiation spirituelle sans une méditation intense, répétée et continue sur la vie de Muhammad (Psl) choisi par Le Très-Haut, pour recevoir la dernière Révélation, le Coran, et en mettre en pratique les enseignements intimes, individuels et communautaires. Rapproché de Dieu, intimement habité par Sa Révélation, il demeurait proche de ses semblables. Intensément spirituel, profondément humain. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>MAISON DE NAISSANCE DU PROPHETE (psl) elle fut détruite par le temps puis reconstruite</strong> </span>:<br />Aicha (RA), son épouse nous a offert l&rsquo;éclairante formule ; il vivait du rayonnement de la Révélation : dans ses prières, son engagement, ses silences, son honnêteté, son amour&#8230; son comportement, sa morale, son caractère étaient le Coran &#8230; une lumière.</p>
<p style="text-align: justify;">La Révélation lui a rappelé l&rsquo;existence de tous les prophètes du passé et il lui a été commandé de les respecter tous, un à un, et de les mentionner avec sympathie, déférence et affection. Adam, Noé, Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Jésus et tant d&rsquo;autres &#8211; Que la Paix soit sur eux -, porteurs d&rsquo;un seul message, universel, au-delà de toutes les diversités. <img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda33.jpg" alt="fayda33" width="424" height="305" /><br /><em><strong>LA ILAHA ILA LAHOU, Dieu est, Il est Un, Il est L&rsquo;Unique, le Très-Rapproché, le Très-Haut, Créateur des cieux et de la terre</strong></em>. <br />Sa vie fut le témoignage de cette foi, de cette responsabilité et de cet amour : un mariage de la libre spiritualité des espaces et de la conscience enracinée de la terre. Proche de Dieu, frère des hommes. <br />Mais il ne s&rsquo;agit pas uniquement de se souvenir des événements de sa vie. Ils sont importants, certes, et très riches&#8230; mais cette mémoire est insuffisante. Les faits prennent le poids et le sens que notre pensée et notre méditation spirituelle leur offrent. Ils sont alors des faits ou des signes, ils sont une simple histoire ou les étapes d&rsquo;une initiation.<br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Chambre de la maison du Prophète (PSL) avant sa reconstruction</strong> </span>:<br />La vie de Muhammad (psl) exige donc davantage que notre seule faculté de mémoire&#8230; elle nous oblige à convoquer notre intelligence, notre cœur, notre conscience, notre amour. Au reflet de notre compréhension, elle dit quelque chose sur l&rsquo;état de notre spiritualité, sur le chemin qui nous mène à l&rsquo;Unique, oublier le Prophète, le Messager, c&rsquo;est éloigner son cœur et sa conscience du Très-Doux, du Très-Miséricordieux. <br />Il n&rsquo;est pas un intermédiaire &#8230; il est un guide, un exemple pour mieux vivre et comprendre la profonde exigence de l&rsquo;immédiateté. Un homme, « un être humain », qui nous enseigne à cheminer vers le Créateur des mondes et de l&rsquo;humanité.</p>
<p style="text-align: justify;">Chacune des étapes de sa vie est une leçon et une initiation. Son enfance d&rsquo;abord, celle d&rsquo;un orphelin, éduqué dans le désert, tout à la fois seul et protégé. Très tôt nommé As-Sâdiq, al-Amine, l&rsquo;être dont la parole est de vérité, et le comportement de confiance&#8230; le Très-Généreux fut son Maître, son éducateur. Il cherchait, questionnait, méditait&#8230; point satisfait « des dieux », peu satisfait des hommes, il s&rsquo;isola dans la grotte de Hirâ&rsquo; des heures, des jours, des semaines entières. <img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda32.jpg" alt="fayda32" width="425" height="305" /><br />Dieu l&rsquo;appela, son cœur, sa conscience, son corps, sa vie furent désormais à Dieu. Contre vents et marées, dans l&rsquo;amour comme dans l&rsquo;adversité, jamais pourtant il ne négligea les êtres humains. C&rsquo;est auprès de sa femme Khadija qu&rsquo;il cherche le premier réconfort, c&rsquo;est avec elle qu&rsquo;il partage ses premières prières, c&rsquo;est dans son entourage qu&rsquo;il révèle et explique sa mission. Secret d&rsquo;une spiritualité qui, parce qu&rsquo;elle naît du cœur, rend l&rsquo;être attentif à chaque cœur. Il y a aussi ce courage, cette détermination, cette intelligence épousant le sens du sacrifice et du renoncement et qui jamais ne confond la patience avec la passivité, l&rsquo;amour de la paix avec la traître démission, le respect scrupuleux des principes avec l&rsquo;adaptation lucide aux circonstances. <br />le Mont Hiraa  »<em><strong>wa kaana bade ane ala houbil khalaa-i ilaa ane djaa-a fil haari rouhil khoudssi lam yanami</strong></em> » <br />À la Mecque comme à Médine ou sur la route de l&rsquo;exil, chaque moment est un enseignement qui rappelle les priorités d&rsquo;une vie pour Dieu, avec les hommes : un cœur avide et disponible, infiniment amoureux de Dieu, de la foi, de la Création ; une conscience éveillée, profonde, exigeante, mariée à un sens supérieur de l&rsquo;écoute et du pardon ; une intelligence dynamique, curieuse, soucieuse de connaissance et de vérité. <br />Son être entier au service de son témoignage, de sa mission : donner tout de soi, de ses biens, de son temps et de son cœur pour l&rsquo;Unique. Il L&rsquo;a aimé, il nous a aimés, et sa vie est une école de l&rsquo;amour : pour que nous apprenions à L&rsquo;aimer et à nous aimer. Sincèrement, profondément, c&rsquo;est l&rsquo;essence de notre foi, le rayonnement de notre fraternité : la vie du Prophète est une histoire, un livre, une école&#8230; un miroir. <br />Ces textes présentent les différentes étapes de la vie de Muhammad (Psl) de façon tout à la fois simple et poétique. Une atmosphère particulière qui dit le détail et emporte le cœur et l&rsquo;imagination. La chaleur de la foi, le sens de la destinée et le souffle de l&rsquo;espérance. <br />Un Envoyé qui fut pour Dieu dans ses propos comme dans ses silences, dans ses prières comme dans chacun de ses gestes. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Arcs et épées appartenant au Prophète (PSL) :</strong></span><br />Sa vie appelle notre cœur et invite à la méditation et c&rsquo;est bien ainsi qu&rsquo;il faut s&rsquo;approcher de ce modèle et de ce guide. Cette biographie nous transporte dans une autre dimension. <img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda30.jpg" alt="fayda30" width="425" height="306" /><br /> » <em><strong>Dis : certes ma prière, mes actes d&rsquo;adoration, ma vie et ma mort sont à Dieu, Seigneur des mondes. Il n&rsquo;a point d&rsquo;associé</strong></em>. » [ Sourate 6 &#8211; Verset 162 ] <br />« <em><strong>Nous ne t&rsquo;avons envoyé Ô Muhammad que comme une miséricorde pour les mondes</strong></em> » [ Sourate 21 &#8211; Verset 107 ] <br />L&rsquo;influence de la prophétie de Muhammad est visible dans tout ce que le monde contient aujourd&rsquo;hui de croyances et de modes de pensées, de cultures et de civilisations, de morales et de modes de vies, de connaissances et de sciences, bref, cette influence est visible dans toutes les sphères de la connaissance humaine . <br />Il est donc étrange que tant de personnes sur terre aujourd’hui n’aient si peu, voire aucune connaissance de la vie et de la mission de ce dernier Grand Prophète de Dieu et de son impact historique sur le monde dans lequel nous vivons aujourd&rsquo;hui. Innombrables ont été les mots qui ont été dits pour décrire sa noble vie et sa personnalité, mais le but de ce rappel est de rendre, autant que possible, l&rsquo;histoire dans son authenticité et sa simplicité. Cela pourra servir d&rsquo;introduction pour ceux qui appréhendent le sujet pour la première fois. <br />Personne ne manquera d&rsquo;être touché ou inspiré par la magnificence de son caractère rayonnant : même les plus grands ennemis de Muhammad ont dû admettre qu&rsquo;aucune faute ne pouvait être décelée dans son comportement ou son intégrité. Par ailleurs, les savants occidentaux ainsi que les personnalités historiques qui, à travers les siècles, ont été assez courageux pour se pencher, avec un cœur honnête, sur sa vie et ses miraculeux accomplissements, en sont arrivés à la même conclusion. <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Turbans du Prophète (PSL):</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Certaines de leurs observations sont remarquables. Ainsi <strong>George Bernard Shaw</strong> a dit : <br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda35.jpg" alt="fayda35" width="425" height="304" />« <strong><em>Je le crois que si un homme comme lui devait assumer la dictature du monde moderne, il réussirait à trouver des solutions aux problèmes tout en apportant la paix et le bien-être tant désirés. L&rsquo;Europe commence à être séduite par les principes de Muhammad. Dans le siècle à venir, elle pourrait aller jusqu&rsquo;à la reconnaissance de l&rsquo;utilité de ces principes pour régler ses problèmes</em></strong>. » <br /><strong>Lamartine</strong>, dans son long tribut au Prophète, a écrit : <br />« <em><strong>Si la noblesse des intentions, la petitesse des moyens et la grandeur des résultats sont les trois critères du génie humain, qui oserait comparer n&rsquo;importe quel grand homme de l&rsquo;histoire moderne à Muhammad ?</strong></em> » <br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Peut-être l&rsquo;exemple le plus parlant est-il celui de Gandhi qui écrivit ceci à propos du Prophète de l&rsquo;Islam</strong> </span>: <br />« <em><strong>Je deviens plus convaincu que jamais que ce n&rsquo;était pas par l&rsquo;épée que l&rsquo;Islam s&rsquo;est fait sa place à l&rsquo;époque. C&rsquo;était la profonde simplicité, l&rsquo;auto-effacement prononcé du Prophète, la scrupuleuse application des engagements, son intense dévotion envers ses amis et fidèles, ainsi que son intrépidité, son courage et sa confiance absolue en Dieu et en sa mission. C&rsquo;est grâce à tout cela, et non à cause de l&rsquo;épée, que tous les obstacles ont pu être surmontés</strong></em>. » <br />Ce très court récit de la vie du dernier Prophète ne peut &#8211; et ne cherche &#8211; en aucune façon à remplacer les précieux volumes, le produit de nombreuses années de ferventes recherches de multiples savants et historiens. <br />Toutes les louanges sont pour Dieu, Seigneur des mondes. Puisse-t-Il envoyer Ses meilleures salutations et la paix sur le Sceau des prophètes, Muhammad , et sur sa famille et ses Compagnons ! Amine bi djaahi Yassini</p>
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