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	<title>Madrassa Ibrahimiya - Faydatidianiya.com</title>
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	<description>La creme des Tassawuf</description>
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	<title>Madrassa Ibrahimiya - Faydatidianiya.com</title>
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	<item>
		<title>BIENFAITS DU ZIKR</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/bienfaits-du-zikr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 12:03:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Ibrahimiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda49.jpg" alt="fayda49" width="474" height="375" />Ceci est le deuxième chapitre de la Première partie du livre et consacrée aux bienfaits du Zikr.<br />Nous débutons par la parole du savant Nouwâwî, (ra) dans Azkâr. Le fondement de ses propos est cette parole de Dieu&#160;: «&#160;Les musulmans et les musulmanes …&#160;» Al Ahzâb&#160;: 35. Les coalisés. Jusqu’à sa très haute parole&#160;: «&#160;Les hommes qui se souviennent abondamment de Dieu, ainsi que les femmes qui se souviennent&#160; beaucoup de Dieu&#160;; à eux tous, Dieu réserve le pardon de leurs péchés, ainsi qu’une grande récompense.&#160;» Al Ahzâb&#160;: 35. Les coalisés. <br />Nous tenons de Sahîh Mouslim qu’Abî Houreïrata (ra) rapporte que le prophète (saw) a dit&#160;: «&#160;Ils sont sauvés, ceux-là qui prêchent l’unicité de Dieu.&#160;» «&#160;Et qui sont-ils&#160;?&#160;» Lui demanda-t-on. «&#160;Ce sont les hommes et les femmes qui se souviennent beaucoup de Dieu.&#160;» Saches que ce noble hadith devrait même être connu de l’auteur de cet ouvrage. Concernant le passage&#160;: «&#160;Qui se souviennent abondamment de Dieu.&#160;» les avis divergent. L’imam Abul Hassan Al wâhidî a dit&#160;: «&#160;Ce que l’on entend par ce propos, c’est&#160;: Après les prières&#160;; le matin&#160;; le soir&#160;; au coucher&#160;; au réveil et chaque fois que l’on sort de sa maison.&#160;»</p>
<p>  <a class="mh-excerpt-more" href="https://faydatidianiya.com/bienfaits-du-zikr/" title="BIENFAITS DU ZIKR">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda49.jpg" alt="fayda49" width="474" height="375" />Ceci est le deuxième chapitre de la Première partie du livre et consacrée aux bienfaits du Zikr.<br />Nous débutons par la parole du savant Nouwâwî, (ra) dans Azkâr. Le fondement de ses propos est cette parole de Dieu&nbsp;: «&nbsp;Les musulmans et les musulmanes …&nbsp;» Al Ahzâb&nbsp;: 35. Les coalisés. Jusqu’à sa très haute parole&nbsp;: «&nbsp;Les hommes qui se souviennent abondamment de Dieu, ainsi que les femmes qui se souviennent&nbsp; beaucoup de Dieu&nbsp;; à eux tous, Dieu réserve le pardon de leurs péchés, ainsi qu’une grande récompense.&nbsp;» Al Ahzâb&nbsp;: 35. Les coalisés. <br />Nous tenons de Sahîh Mouslim qu’Abî Houreïrata (ra) rapporte que le prophète (saw) a dit&nbsp;: «&nbsp;Ils sont sauvés, ceux-là qui prêchent l’unicité de Dieu.&nbsp;» «&nbsp;Et qui sont-ils&nbsp;?&nbsp;» Lui demanda-t-on. «&nbsp;Ce sont les hommes et les femmes qui se souviennent beaucoup de Dieu.&nbsp;» Saches que ce noble hadith devrait même être connu de l’auteur de cet ouvrage. Concernant le passage&nbsp;: «&nbsp;Qui se souviennent abondamment de Dieu.&nbsp;» les avis divergent. L’imam Abul Hassan Al wâhidî a dit&nbsp;: «&nbsp;Ce que l’on entend par ce propos, c’est&nbsp;: Après les prières&nbsp;; le matin&nbsp;; le soir&nbsp;; au coucher&nbsp;; au réveil et chaque fois que l’on sort de sa maison.&nbsp;»</p>
<p style="text-align: justify;">Moudjahid a dit&nbsp;: «&nbsp;Ne fait point partie de ceux qui se souviennent beaucoup de Dieu, celui-là qui ne se souvient pas de lui debout&nbsp;; assis ou couché.&nbsp;» Tous les exégètes sont en accord sur le fait de se souvenir de Dieu en son cœur ou par sa Langue, que l’on soit en état de pureté légale ou non&nbsp;; en état d’impureté majeure&nbsp;; de règles&nbsp;; de menstrues et d’accouchement, dans le contexte suivant des louanges à Dieu&nbsp;: Il n’y a de divinité qu’Allah, (Lâ ilâha illa llâh)&nbsp;; Dieu est grand (Allâhu Akbar)&nbsp;; prières sur le prophète (saw) et autres<br />Le grand connaissant, Seydi Ahmad Zaroûq dit, dans Ta-e-sis El Qawâ’idi&nbsp;: «&nbsp;Persister dans les zikr perpétuels (lâzim) permet l’accession à la proximité divine, ce qui d’ailleurs est le bienfait même du zikr et, si tu convoites la proximité de Dieu, souviens toi de lui, car il a dit&nbsp;: «&nbsp;Souvenez-vous de moi, et je me souviendrai de vous.&nbsp;» Or il n’y a pas de bienfait supérieur au souvenir d’Allah à ton égard. Dieu a suscité une dimension et un temps pour toute chose autre que le fait de se souvenir de lui. Dieu a dit&nbsp;: «&nbsp;Souvenez-vous beaucoup de lui debout, assis, comme le faisaient vos pères ou plus que cela.&nbsp;» Quelqu’un dit&nbsp;: «&nbsp;O toi envoyé de Dieu, les préceptes de l’Islam sont généraux pour moi&nbsp;; indique moi donc une action qui me permette de compenser toutes celles que j’aurais jusqu’ici omises.&nbsp;» Le prophète, (saw), lui dit&nbsp;: «&nbsp;Par ta langue, ne t’arrêtes pas&nbsp; de prononcer le nom de Dieu au point que l’on dise de toi que tu es simple d’esprit.&nbsp;» Le Zikr seul, est à même de procurer la sainteté (Wilaya).<br />Notre guide Aboul Abbâs Al Hadrâmî a dit&nbsp;: «&nbsp;Je t’exhorte à t’adonner au zikr et à la prière sur le prophète Mouhammad (saw) si tu n’a pas de guide modèle, car ceci constitue une somme de degrés pour l’ascension vers Dieu.&nbsp;» Il&nbsp; a dit encore&nbsp;: « L’intérêt de tout zikr ou nom se trouve en son sens, tandis que son mode d’emploi se trouve dans ses règles&nbsp;; son secret au nombre et son efficacité dans la motivation du récitant.&nbsp;»<br />Khâtimi, (ra) a dit&nbsp;: «&nbsp;La connaissance des lettres était, jadis un savoir méritoire mais, par la suite, il est devenu blâmable en ce monde ci et dans l’autre. Dans ce monde elle conduit son pratiquant vers des finalités qui n’ont absolument&nbsp; rien à voir avec la vérité, alors que cela est une imperfection dans l’amoindrissement de la station de suffisance. Par rapport à l’autre monde, cette connaissance conduit à ne plus se soucier, du tout, d’œuvrer pour le salut dans l’au-delà.&nbsp;»<br />L’imam Seydi Mouhammad Idâli a dit&nbsp;: «&nbsp;Certains ont dit&nbsp;: parmi les voies, la plus proche pour accéder au royaume de Dieu est bien le zikr, en ce que le nom est indissociable de celui qui le récite et, le récitant ne cessera de réciter le nom, que les voiles se déchireront progressivement au point qu’il parvienne à la connaissance et qu’il soit, en fin de compte, plus apte au témoignage qu’à la continuation même du zikr.&nbsp;» Par «&nbsp;Royaume de Dieu&nbsp;», on entendra le dévoilement, par l’accession au saint lieu, tout en étant assis sur place, en un lieu déterminé.&nbsp;»<br />Il est dit dans le livre Châhiati samâ’i: «&nbsp;Le serviteur n’accédera au royaume de Dieu que s’il tient celui-ci en véritable estime et convoitise, et les voiles ne se déchireront point qu’il ne s’adonne constamment au zikr.&nbsp;Les maladies cachées du cœur ne peuvent être&nbsp; guéries&nbsp; que par la constance dans le zikr. Et rien ne peut atténuer les pensées sataniques, autre que le zikr. Les convoitises futiles, ainsi que les difficultés de ce monde de même&nbsp; que la terreur, ne peuvent être anéanties que par le zikr. Si les convoitises utopiques ainsi que la peur se superposent pour un serviteur, qu’il sache bien que c’est là le résultat de sa&nbsp; négligence envers son seigneur, et qu’il n’en&nbsp; rende responsable que lui, tout seul, sachant voir là les conséquences de son abandon de Dieu. Que celui qui désire donc perdurer dans le bonheur soit perpétuel dans la pratique du zikr.&nbsp;S’il est quelqu’un qui s’adonne au zikr dans la négligence de sa relation à Dieu, il ne parviendra point au lieu où sont arrivés les élus. Le prophète, (saw) a dit&nbsp;: «&nbsp;Si le serviteur loue Dieu le matin et puis le soir, Dieu lui pardonnera tous les péchés commis entre ces deux temps.&nbsp;» Toutefois, le pardon des péchés ne veut en aucun cas dire l’ascension jusqu&rsquo;à Dieu, la finalité du pardon des péchés étant l’annulation pure et simple des péchés contractés. Les hommes considèrent l’ascension par l’accession aux hautes stations et cela, on l’obtient par la persistance dans le zikr. De tels individus ne se considèrent même pas acquittés ne serait-ce que d’un atome, des obligations divines<br />Ibn El ’Ibâd rapporte dans Charh El Hikam: «&nbsp;Ne cesses jamais le zikr pour ce que tu&nbsp; ne parviens pas&nbsp; à te concentrer en Dieu, car il se peut que Dieu t’élèves jusqu’à ce que tu accèdes à la conscience même du Zikr et de là, jusqu’à ton extinction dans les attributs de la divinité et cela n’est pas difficile pour Dieu, car le zikr est le chemin le plus court dans la marche vers Dieu et c’est bien par lui que l’on accède à la sainteté. Celui à qui Dieu a donné de s’adonner constamment au zikr, il lui a tout aussi bien donné d’épandre la sainteté (wilaya) et celui qui abandonne le zikr abandonne la voie. Le poète a dit&nbsp;:<br />-Le zikr est la plus grande porte par laquelle tu entres en lui,<br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; -Pour Dieu, consacres lui tout ton être.&nbsp;»<br />L’Imam Aboul qâssim Al Qusseïrî (ra) a dit&nbsp;: «&nbsp;Le zikr est une preuve à la sainteté. C’est le minaret qui t’unit à Dieu le très haut et la confirmation de tes aspirations à ton Seigneur. Il est la base même de ton commencement et la purification de ta fin. Il ne se trouve donc rien au-delà du zikr. Toutes les valeurs exaltées se retrouvent en lui et toutes les vertus préconisées proviennent de lui. Les bienfaits du zikr sont&nbsp;si nombreux que&nbsp; nul ne les connaît tous, car Dieu a dit&nbsp;: «&nbsp;Souvenez-vous de moi et je me souviendrais de vous.&nbsp;» &nbsp;Et aussi cette autre parole de lui, noble et sublime, rapportée par le prophète, (saw) qui la reçut de son seigneur&nbsp;: «&nbsp;Je me situe par rapport à ce que mon serviteur se représente de moi et je suis avec lui lorsqu’il me loue. S’il se souvient de moi en lui, je me souviens de lui en moi, et s’il me mentionne dans une assemblée, je le nomme dans une assemblée meilleure que la sienne. S’il s’approche de moi d’un pouce, je m’approche de lui d’une coudée&nbsp;; s’il m’approche d’une coudée, je m’approche de lui d’une perche&nbsp;et s’il marche vers moi, je cours vers&nbsp; lui.&nbsp;» Il n’y a pas de suffisance et de richesse meilleure que ceci et tous sont en parfait accord sur l’authenticité de ce hadîth.<br />On a dit&nbsp;: «&nbsp;Parmi les bienfaits du zikr, réside le fait qu’il ne lui a pas été fixé d’horaire quelconque et il est attendu du serviteur qu’il se souvienne de Dieu en tout temps, que ce soit dans les obligations rituelles&nbsp; ou dans le contexte du libre arbitre.&nbsp;» Ibn Abbâs a dit&nbsp;: «&nbsp;Dieu le très haut n’a pas suscité d’obligation, qu’il ne l’ait&nbsp; au préalable limitée, car acceptant de certains le manquement aux dites obligations, sauf pour le zikr, et il n’accepte de personne son abandon total, à défaut de celui-là dont l’intellect aura défailli. Dieu les a autorisés à l’appeler dans toutes les situations.&nbsp;»<br />Le plus noble d’entre tous ceux qui parlent en dit&nbsp;: «&nbsp;Louez Dieu debout, assis et couchés.&nbsp;» An-nissâ-i&nbsp;: 103. Les femmes. Dieu le très haut a dit&nbsp;: «&nbsp;O vous les croyants, louez Dieu sans interruption&nbsp;!&nbsp;» Al Ahzâb&nbsp;: 43. Les coalisés. Cela veut dire: La nuit et le jour&nbsp;; sur terre&nbsp;; en mer&nbsp;; en voyage&nbsp;; à la maison&nbsp;; riche ou pauvre&nbsp;; dans la solitude&nbsp;; la maladie&nbsp;; en haut&nbsp;; en bas et dans toutes les situations.&nbsp;»<br />Moudjahid a dit&nbsp;: «&nbsp;Le propre de se souvenir beaucoup de Dieu est de parvenir à ne plus l’oublier.&nbsp;» Le prophète (saw) a dit&nbsp;: «&nbsp;Souvenez-vous de Dieu jusqu&rsquo;à ce que les gens vous traitent de simples d’esprit.&nbsp;» Il est donc attendu du serviteur qu’il s’adonne sans cesse au zikr dans toutes les conditions de son existence et en toutes ses heures et qu’il ne soit en aucun cas négligent. Le serviteur n’a point le droit de négliger de se souvenir de Dieu. Celui qui délaisse, en plus de sa négligence, est pire que celui qui néglige uniquement. Le serviteur se doit de louer Dieu par sa langue, même s’il néglige la pratique du zikr, car il se peut que le zikr non recueilli l’élève au zikr médité et qu’il l’extirpe de tout ce qui n’est pas Dieu.&nbsp; Or, cette station est celle-là même des connaissant élus de Dieu, parmi les saints. Dieu le très haut a dit&nbsp;: «&nbsp;Loue ton seigneur au point d’oublier tout autre que lui.&nbsp;» Al Kahf: 24. La caverne. Car c’est au moment où tu oublies tout autre chose que lui que tu commences à le louer. Parvenu à cette station, le souvenir&nbsp; par la parole est alors révolu et le serviteur s’éteint dans l’être divin. Quelqu’un, dans ce sens a dit&nbsp;:<br />-Je ne te loue plus que l’angoisse ne m’étreigne&nbsp;; mon secret, mon cœur et mon esprit t’exaltent à présent.<br />-Et c’est alors qu’un surveillant venant de toi me susurre: malheur à toi, ce que tu appelles est toi&nbsp;!<br />-Ne vois-tu pas la réalité dont la manifestation a surgi, pour être contemplée&nbsp;?<br />-Joins-tout à celui dont le sens est ton sens&nbsp;!<br />Mon unificateur à Dieu dit, faisant allusion à cette station&nbsp;: «&nbsp;Les louangeurs de Dieu en sa louange sont encore plus négligents que ceux qui ne le louent pas, en ce qu’ils louent autre chose que lui.&nbsp;»</p>
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		<item>
		<title>que signifie faydu ?</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/que-signifie-faydu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 11:56:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Ibrahimiya]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://faydatidianiya.com/que-signifie-faydu/</guid>

					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Etymologiquement faydu signifie une intensification ; une accélération vertigineuse d'une avant naturellement lente.<br /><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda44.jpg" alt="fayda44" width="475" height="376" />C'est par exemple l'accélération vertigineuse d'un homme qui court au point d'atteindre une vitesse bien au-delà des limites humaines, la vitesse d'un pur-sang. C'est l'acquisition fulgurante de rapidité d'un avoir ou d'une connaissance, qui dépasse de très loin les normes traditionnelles. Une telle vitesse est dénommée faydu. Ainsi faydu Tijâni signifiera la vitesse et la célérité avec laquelle les disciples s'élèvent vers la Présence et la Proximité de Dieu. C'est de cela dont parlait le Cheikh Ahmad-At-Tijâni (ra) qui présageait que l'effusion du flux des dons et grâces divines va inonder sa voie en sorte que tous sentiront que l'ensemble des dons immenses s'y est déversé. <br />. La faydu est en substance le bienfait divin dont l'immensité dépasse les normes, or c'est le propre des dons seigneuriaux de demeurer ; de perdurer en s'étendant et en s'intensifiant.<br />Ce bienfait est logé par le divin -Qui est Le Sauveur- dans le cœur du serviteur croyant parvenu à la station de la Vertu, de la Beauté. Par cet acte de salvation suprême l'esprit du serviteur obtient la félicité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Etymologiquement faydu signifie une intensification ; une accélération vertigineuse d&rsquo;une avant naturellement lente.<br /><img decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda44.jpg" alt="fayda44" width="475" height="376" />C&rsquo;est par exemple l&rsquo;accélération vertigineuse d&rsquo;un homme qui court au point d&rsquo;atteindre une vitesse bien au-delà des limites humaines, la vitesse d&rsquo;un pur-sang. C&rsquo;est l&rsquo;acquisition fulgurante de rapidité d&rsquo;un avoir ou d&rsquo;une connaissance, qui dépasse de très loin les normes traditionnelles. Une telle vitesse est dénommée faydu. Ainsi faydu Tijâni signifiera la vitesse et la célérité avec laquelle les disciples s&rsquo;élèvent vers la Présence et la Proximité de Dieu. C&rsquo;est de cela dont parlait le Cheikh Ahmad-At-Tijâni (ra) qui présageait que l&rsquo;effusion du flux des dons et grâces divines va inonder sa voie en sorte que tous sentiront que l&rsquo;ensemble des dons immenses s&rsquo;y est déversé. <br />. La faydu est en substance le bienfait divin dont l&rsquo;immensité dépasse les normes, or c&rsquo;est le propre des dons seigneuriaux de demeurer ; de perdurer en s&rsquo;étendant et en s&rsquo;intensifiant.<br />Ce bienfait est logé par le divin -Qui est Le Sauveur- dans le cœur du serviteur croyant parvenu à la station de la Vertu, de la Beauté. Par cet acte de salvation suprême l&rsquo;esprit du serviteur obtient la félicité.</p>
<p style="text-align: justify;">. La faydu est le bienfait divin le plus grand, dont la venue était attendue depuis les temps anciens et qui devait apparaître à la fin des temps ; du plus loin du globe terrestre précisément du Couchant (du soleil).<br />Ce bienfait est singulier en ce qu&rsquo;il s&rsquo;étend rapidement et sans difficulté par des hommes qui furent (sont) cités par un propos prophétique comme étant « &#8230; des hommes qui ne cesseront de (se) manifester dans tout ce qui est (vrai) Vérité et dont rien ne les y détournera : ni le laiseur, ni l&rsquo;ennemi, jusqu&rsquo;à ce que Dieu hérite de la Terre et ce qui s&rsquo;y trouve ». Et c&rsquo;est ainsi, depuis toujours, que Dieu sauvegarde le bien.<br />Le coran faisait allusion à cette faydu de manière à peine voilée : « Dis de par le bienfait divin et de par sa miséricorde (de par cela) qu&rsquo;ils exultent, cela est meilleur que tout ce qu&rsquo;ils amassent » S11, V58. <br />. La faydu c&rsquo;est le secret de la mention de Dieu, secret par lequel se tranquillise (à la paix) le cour des Elus parmi les soumis croyants favorisés et détenteurs de l&rsquo;autorisation de la mention pure et essentielle. C&rsquo;est de cela que fait allusion le coran « N&rsquo;est-ce pas par la mention (de Dieu) que les cœurs se tranquillisent ? » S 13, V 28.<br />La quiétude du cœur est en réalité le paradis terrestre qui ouvre à l&rsquo;amour du Prophète (SAS) et à la cohabitation avec lui dans le plus haut degré paradisiaque qui est l&rsquo;Illumina, dans ce monde et dans l&rsquo;autre. <br />. La faydu c&rsquo;est le soleil de la préférence, levé sur la communauté de la Meilleure Créature ; la source de la miséricorde divine dont l&rsquo;universel message transcende toutes les spatiaux-temporalités.<br />« Nous ne t&rsquo;avons envoyé qu&rsquo;a la Totalité des gens »<br />« Nous ne t&rsquo;avons envoyé que comme (la) Miséricorde a (tout) l&rsquo;univers »<br />Beaucoup de propos Prophétiques ont explicité la venue de ce flux bienfaisant, cette faydu dont un (propos) retient tout de suite l&rsquo;attention de par son caractère énigmatique car il dit en substance que chaque ouvre d&rsquo;un des futurs détenteurs de cette faydu sera dix fois supérieure a celle de ses Compagnons y compris les quatre lieutenants bien-guidés.<br />Il faut tout de suite dire que c&rsquo;est seules la Préséance et la Bonté divines qui peuvent expliquer un tel état de fait et non pas l&rsquo;ingéniosité ni la simple capacité des détenteurs de cette faydu eux-mêmes. <br />. La faydu est encore le savoir qui rapproche le serviteur de son Seigneur a la distance qui sépare les deux cordes d&rsquo;un arc tendues au maximum et qui dans ce cas sont près de se toucher ou « même plus ».<br />Ce ou « même plus », dans le cadre d&rsquo;une telle proximité désigne la fusion unitive, l&rsquo;absorption qui fait demeurer non plus deux mais un seul.<br />Cette proximité extrême du serviteur de son Seigneur que procure la faydu est citée dans maints endroits du coran dont : « et fut à deux portées d&rsquo;arc, ou plus près encore » S 53, V9.<br />« &#8230; l&rsquo;un de Nos serviteurs a qui nous avions donné une grâce de Notre part, et a qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. » S 18, V 65. <br />. C&rsquo;est enfin, également, le passage obligé et le préalable guide nécessaire pour pouvoir approcher les détenteurs de cette même faydu qui sont les Grands de la Communauté et qui « se manifestent par et dans la Vérité ».<br />Le compagnonnage avec ces derniers est aussi nécessaire que la recherche d&rsquo;un Maître l&rsquo;est dans la religion conformément au commandement divin qui cite « les Unificateurs » S 5, V 35, « ceux qui sont retournés a Lui » S 31, V 15, « ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir » S18,V 28 « eux qui en chaque communauté se trouvent être les guides » S13,V7 en tout temps et en tout lieu. <br />Le nombre de ces élus a considérablement augmenté avec l&rsquo;apparition de la faydu parmi les Tijâni, conformément à la promesse de Dieu -Glorieux et Exalté- a Son Ami (SAS) que l&rsquo;avenir, la fin est (toujours) meilleure que le présent cf. S 93, V4. Cela signifie en réalité, que chaque instant est meilleur et constitue un progrès substantiel par rapport au précédent. Or le don divin au Prophète (SAS) -qui connaît la totalité des bienfaits et trésors divins- est un don qui le fait agréer éternellement parce qu&rsquo;ininterrompu, total, déversé sur sa communauté. <br />En termes clairs, l&rsquo;agrément du Prophète (SAS) c&rsquo;est le retour massif à Dieu des membres de sa Communauté, retour qui les unifie à l&rsquo;Essence, les y absorbant pour que demeure seule l&rsquo;Unicité divine. C&rsquo;est cela, mieux et plus que les biens passagers, que constitue le vœu du Prophète béni. <br />Ce retour massif et total à Dieu a la fin des temps ne peut donc se faire que dans et par la faydu après tout ce qu&rsquo;on en a dit. C&rsquo;est ainsi que se déverse le flux de la miséricorde Seigneuriale sur la communauté du Prophète (SAS) ; miséricorde Mohammadienne&nbsp; Ahmadienne&nbsp; Ibrahamienne. <br />Autrement dit, ce flux, cette faydu appartient à Dieu mais doit passer par Muhammad et doit encore passer par Ahmad puis Abraham pour parvenir aux serviteurs. Par conséquent chaque degré du don est assujetti et lié à une personne ainsi qu&rsquo;a une spatiaux-temporalité. <br />C&rsquo;est pourquoi, nul ne peut se soumettre sinon le Prophète Muhammad (SAS) a qui appartient l&rsquo;Islam, la Soumission. <br />Or les dons immenses promis en Islam ne sont visibles que dans la Voie Tijâni dont le Patron est Ahmadou. <br />La quintessence des dons divins qui sont ininterrompus et sans fins n&rsquo;est également disponible, concrètement et rapidement capitalisable qu&rsquo;à l&rsquo;intérieur de la faydu Ibrahamienne. <br />On peut schématiquement dire que le don divin est un don Seigneurial, Mohammadien, Ahmadienne, Ibrahamienne. <br />A bien y regarder, cet Abraham NIASS (RAA) ressemble à s&rsquo;y confondre (et il s&rsquo;y confond réellement) avec le patriarche prophète dont Dieu dit qu&rsquo; « il n&rsquo;était point du nombre des associateurs ; il était voué exclusivement à Allah » de même parlant au Prophète Muhammad (SAS) « Suis la religion de (ton père) Abraham » S 16, V 123. <br />De même « quiconque entre dans la station d&rsquo;Abraham est en sécurité » S 3, V 97. <br />Tous ces versets demeurent parfaitement vérifiables avec cet Abraham NIASS (RAA). Il suffit en effet d&rsquo;être en relation avec lui pour profiter de la faydu. <br />Enfin terminons cette définition de la faydu par une question que nous t&rsquo;adressons ô! Toi frère musulman au cœur pur (le seul a qui s&rsquo;adresse le coran), sois de ceux qui ont la félicité de ce monde et de l&rsquo;autre. <br />Quelle compréhension as-tu de ce verset du coran de la sourate 62 ou Dieu dit : « &#8230;ainsi qu&rsquo;à d&rsquo;autres qui font partie d&rsquo;eux (des compagnons du Prophète (SAS) et qui ne sont pas encore venus » <br />Qui sont ces gens-là qui font partie des compagnons du Prophète et qui ne sont pas encore venus ? <br />Quand viendront-ils pour qu&rsquo;on puisse dire : les voilà ; ils ont rejoint les compagnons du Prophète dans la Bonté ?</p>
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		<item>
		<title>Crème des Tassawuff</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/creme-des-tassawuff/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 11:47:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Ibrahimiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda42.jpg" alt="fayda42" width="475" height="375" />LA FAYDU : CREME DE TOUTES LES VOIES SOUFIES (TASSAWWUF)<br />Pour mieux appréhender la valeur de l'apport de Baye, il faut faire une analyse diachronique du soufisme Taçawwuf. <br />Le soufisme ainsi que des matières telles que la grammaire (Nahwu), la rhétorique (arud) et autres étaient du temps du Prophète (SAW) une réalité vécue sans nom .Le soufisme était vécu dans toute sa plénitude par le Prophète(SAW) et ses nobles compagnons. <br />A l'époque où vivait le prophète (SAW) les cours étaient sans voile et dirigés vers Allah, mais après sa disparition, les cours se desséchèrent progressivement, comme en témoigne ce propos d'Anas (RA) "avant même de terminer l'ensevelissement du prophète (SAW) nous avions déjà détesté nos cours"</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda42.jpg" alt="fayda42" width="475" height="375" />LA FAYDU : CREME DE TOUTES LES VOIES SOUFIES (TASSAWWUF)<br />Pour mieux appréhender la valeur de l&rsquo;apport de Baye, il faut faire une analyse diachronique du soufisme Taçawwuf. <br />Le soufisme ainsi que des matières telles que la grammaire (Nahwu), la rhétorique (arud) et autres étaient du temps du Prophète (SAW) une réalité vécue sans nom .Le soufisme était vécu dans toute sa plénitude par le Prophète(SAW) et ses nobles compagnons. <br />A l&rsquo;époque où vivait le prophète (SAW) les cours étaient sans voile et dirigés vers Allah, mais après sa disparition, les cours se desséchèrent progressivement, comme en témoigne ce propos d&rsquo;Anas (RA) « avant même de terminer l&rsquo;ensevelissement du prophète (SAW) nous avions déjà détesté nos cours »</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est pour faire face à ce processus d&rsquo;obscuration que des élites de la religion ont senti le besoin de créer et d&rsquo;organiser des cadres qui offrent les moyens qui rapprochent du Seigneur afin de retrouver la pureté originelle .Ils développèrent donc, conformément a l&rsquo;enseignement du coran et de la sunna du prophète (SAW), une méthode fondée sur le Zikr pratiqué en assemblée ou lors de retraites spirituelles qui s&rsquo;accompagnaient quelquefois de rudes ascèses.<br />Les soufis de la première époque et ceux des époques qui suivirent s&rsquo;imposaient des privations pénibles qui débouchèrent pour beaucoup sur des déséquilibres physiques et psychiques rien que pour contraindre le afin d&rsquo;enrayer ses expansions mondaines et de le libérer du joug des passions .Ils arrivaient par cette méthode a purifier leurs mœurs, à se forger dans le moule des sublimes vertus, et accédaient a peine à Allah s&rsquo;il leur était donné de franchir tous les obstacles .Le voyage était pénible, long truffé d&#8217;embuches pouvant durer selon les sensibilités individuelles des mois , voire des années .<br />Avec l&rsquo;avènement de la Faydu, on assista à un « raccourcissement de la distance », du fait de la grâce, de la miséricorde et de la faveur divine, par un processus accéléré de la maturation spirituelle qui permet la réalisation unitive parfaite .A la différence de l&rsquo;expérience des anciens, la faydu offre un itinéraire sans embuches ne nécessitant ni isolement, ni privation, ni tortures physique pour embastiller l&rsquo;âme .Elle est une voie douillette et fait accéder a des joyaux sans commune mesure avec les acquis des anciens. L’accélération du développement matériel, ce développement même sont le reflet sur le plan physique de la réalité spirituelle. Ainsi, l&rsquo;évolution connue par le monde dans tous les aspects de la vie: le développement prodigieux des transports, les possibilités qu&rsquo;elles offrent en terme de gain de temps, d&rsquo;économie, d&rsquo;efforts, de facilités et autres sont tous les effets de la faydu qui hisse a des sommets jamais accessibles auparavant .Le Cheikh Al islam disait ainsi à ce propos: « J&rsquo;ai pesé et soupesé les paroles des gnostiques et j&rsquo;ai constaté que le terme de leur périple spirituel était notre premier pas sur la voie de la réalisation unitive. De nos deuxième et troisième pas, ils n&rsquo;ont même pas perçu les traces a fortiori les pats suivants » <br />Le raccourcissement de la durée du voyage vers Allah est, comme nous l&rsquo;avons insinué plus haut, a l&rsquo;image des progrès sans commune mesure enregistré dans les transports, en comparaison des époques ou le voyage se faisait à dos d&rsquo;âne, de cheval et de chameau. Cheikh Al Islam disait ainsi: « J&rsquo;ai raccourci le chemin qui mène à l&rsquo;unité divine à quiconque veut parvenir à Dieu » C’est pour cette connaissance d&rsquo; Allah qui est le motif de notre présence sur terre que Baye a œuvré toute sa vie durant, afin de placer ceux qui se donnent a lui a la station Al-Ihsân (perfection) à propos de laquelle le Prophète (SAW) disait: « C&rsquo;est d&rsquo;adorer Dieu comme si tu le voyais, sachant que si tu ne le vois pas, lui te vois. » <br />Pour bien comprendre la Faydu Tijâni, il faut considérer l&rsquo;image suivante: l&rsquo;Islam est un arbre dont les branches sont la Voie Tijâni et dont les fruits sont la Faydu Tijâni. Le Cheikh Al Islam a formulé une prière grandiose pour tous ses amis: <br />« Mon Dieu, ne fais pas de l&rsquo;écorce la religion part mes amis, plutôt le secret des secrets, c&rsquo;est-à-dire ’essentiel Tes hauts dons», c&rsquo;est cela sa demande et Dieu l&rsquo;a exaucée.</p>
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		<title>Les Sagesses de Baye</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/les-sagesses-de-baye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 11:35:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Ibrahimiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda43.gif" alt="fayda43" width="473" height="380" />Ceux sont les trois degrés de la religion Musulmane<br />La religion musulmane est composée de trois degrés ou états spirituels&#160;:<br />1.&#160;&#160; &#160;Islam (Soumission) <br />2.&#160;&#160; &#160;Iman (La foi)<br />3.&#160;&#160; &#160;Ihsân (La bonne conduite, perfection)<br />Et si tu veux tu peux dire la charia (loi), la voie, et la réalité. Et il a 9 stations dans ces 3 degrés&#160;: la première est le repentir et la dernière est la connaissance.<br />Les 3 étapes de la religion ont chacune 3 degrés, stations ou demeures.<br />1°) L’Islam&#160;:<br />La première des étapes de l’islam (Soumission à Allah) est appelée&#160;:<br />Le repentir&#160;(A Tawba), sa réalité consiste à se repentir de l’acte de repentir lui même, car comme le verset Coranique le dit&#160;: «&#160;Allah est celui qui accepte le repentir, Il est la miséricorde ».<br />La Deuxième étape de l’islam est&#160;: <br />La rectitude (al istiqaama) c'est-à-dire être sur le droit chemin. Sa réalité essentielle est la permanence en Dieu (Al Baqqa), après l’effacement en Dieu (Al fannaa), car comme le souligne le verset suivant «&#160;Allah juge ce qu’il veut ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda43.gif" alt="fayda43" width="473" height="380" />Ceux sont les trois degrés de la religion Musulmane<br />La religion musulmane est composée de trois degrés ou états spirituels&nbsp;:<br />1.&nbsp;&nbsp; &nbsp;Islam (Soumission) <br />2.&nbsp;&nbsp; &nbsp;Iman (La foi)<br />3.&nbsp;&nbsp; &nbsp;Ihsân (La bonne conduite, perfection)<br />Et si tu veux tu peux dire la charia (loi), la voie, et la réalité. Et il a 9 stations dans ces 3 degrés&nbsp;: la première est le repentir et la dernière est la connaissance.<br />Les 3 étapes de la religion ont chacune 3 degrés, stations ou demeures.<br />1°) L’Islam&nbsp;:<br />La première des étapes de l’islam (Soumission à Allah) est appelée&nbsp;:<br />Le repentir&nbsp;(A Tawba), sa réalité consiste à se repentir de l’acte de repentir lui même, car comme le verset Coranique le dit&nbsp;: «&nbsp;Allah est celui qui accepte le repentir, Il est la miséricorde ».<br />La Deuxième étape de l’islam est&nbsp;: <br />La rectitude (al istiqaama) c&rsquo;est-à-dire être sur le droit chemin. Sa réalité essentielle est la permanence en Dieu (Al Baqqa), après l’effacement en Dieu (Al fannaa), car comme le souligne le verset suivant «&nbsp;Allah juge ce qu’il veut ».</p>
<p style="text-align: justify;">La troisième étape de l’islam est&nbsp;:<br />La crainte révérencielle&nbsp; (A taquwa), elle consiste à se conformer aux lois Divine en pratiquant les vœux d’Allah et s’éloigner de ses interdits sur le plan ésotérique (bâtin) et exotérique (zâhir), craindre Allah en public et en privé. La réalité de cette étape consiste à éviter d’imaginée de son esprit&nbsp; des choses en dehors de Dieu. «&nbsp;Car Allah est la réalité ».<br />2°) L’Iman&nbsp;:<br />La deuxième station de la religion s’appelle&nbsp;: La Foi (iman) <br />La Première étape de cet état spirituel est&nbsp;:<br />La Véridicité (çidq), elle consiste à pratiquer avec piété la religion et tendre vers le visage de Dieu «&nbsp;Tout périt sauf son visage ».<br />La Deuxième Station de la foi s’appelle&nbsp;:<br />La Consécration sincère (Ikhlâs), il s’agit à ce niveau d’appliquer les lois Divines pour le compte d propre visage de Dieu. La réalité de cette étape consiste à comprendre que tout vient de Dieu et tout va vers lui .L’homme n’a aucune responsabilité à ce stade, il n’est impliqué ni de prêt ni de loin dans les actes qui ne sont pas ni de lui ni pour lui. «&nbsp;A Dieu appartient tout ce qui est sur les cieux et sur terre et c’est vers lui que tout retourne .Il a la royauté et la louange&nbsp;».<br />La troisième station s’appelle&nbsp;:<br />La quiétude de l’âme (Touma’niyatou), il s’agit d’une quiétude par Dieu et pour Dieu. Se suffire en Dieu et a voir la certitude qu’il ne reste pour l’âme aucune alternative en dehors de Dieu .La réalité de cette station est de ne pas espérer de changer ce qui existe ni à vouloir réaliser ce qui n’existe pas encore «&nbsp;Dieu sait quant à vous, Vous ne savez pas&nbsp;», «&nbsp;On ne Lui demande pas de rendre compte, mais on leur demande à eux.&nbsp;»<br />3°) L’Ihsân&nbsp;:<br />Cette étape s’appelle l’Ihsân ou&nbsp; la bonne conduite, vertu suprême.<br />La Première étape de cette station s’appelle&nbsp;: <br />La vigilance (Mouraqaba) qui consiste à être continuellement en Dieu .Et avoir la certitude que Dieu vous suit de prés et ne jamais enlever cette pensée de votre esprit. C’est l’une des plus importantes stations que les hommes de Dieu connaissent.<br />En effet à cet étape capitale pour ceux qui connaissent Dieu, ils se servent de leurs Vues, l’Ouies pour voir et entendre Dieu dans les manifestations externes du monde .Toute image et tout son renvoient automatiquement à l’unicité de Dieu .Ceux qui sont dans cette étape s’abreuvent directement de la source de la connaissance de Divine, c’est le fruit de la connaissance divine elle-même.<br />La Deuxième étape s’appelle&nbsp;:<br />La contemplation (Moucha-hadatou) qui consiste de voir Dieu directement&nbsp; sans doute et sans illusion. Cette vision est indescriptible par le Comment et le Pourquoi et elle n’a pas de limite. Et tant que l’homme n’a pas tout effacé en Dieu, il ne pourra atteindre cet échelon. Il doit d’abord s’effacer de lui-même remettre en cause l’existence de «&nbsp;autre et d’autrui&nbsp;» et ramener tout à Dieu.<br />La Troisième étape de cette station est&nbsp;:<br />La Connaissance (Ma’rifa), c’est la stabilité de l’âme et sa quiétude dans la présence de l’admiration Divine avec un effacement total et une permanence en Dieu. Sa réalité est l’effacement dans l’essence de Dieu (Zàtou) une fois et l’effacement dans l’attribut de Dieu (siffa) Deux ou Trois fois et enfin l’effacement dans le nom de Dieu (ismou) une fois, et le maintient de l’existence par les réalités Divines .Et maintenir également tous les noms dans l’Unique nom de Dieu .Ainsi la connaissance est la dernière des Trois Stations de la religion, le repentir étant la première. <br />Connaitre les Trois Grands Stations de la religion Musulmane vous guide vers la Distinction entre les Rayons de L’intuition de la Vision intérieur, la Clairvoyance et l’essence de la Clairvoyance .Elle permet également de distinguer nettement entre la Science de la Certitude, la Vision de la Certitude et la Réalité de la Certitude. Elle permet également de faire la différence entre le Devoir envers Dieu, être serviteur et être homme de Dieu.</p>
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		<title>Biographie de Baye</title>
		<link>https://faydatidianiya.com/biographie-de-baye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2014 11:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Madrassa Ibrahimiya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class=" alignleft size-full wp-image-4556" style="margin: 5px; float: left;" src="http://faydatidianiya.com/wp-content/uploads/2014/11/fayda37.jpg" alt="fayda37" width="474" height="376" />El Hadj Ibrahima NIASS dit Baye ou Barham ou Cheikh al-islam a vu le jour le 15 du mois lunaire rajab 1318, correspondant au jeudi 8 novembre 1900, à Taïba-niassène fondé en 1868 par son père El Hadj Abdallah Tafsîr Mouhammad NIASS.<br />Sa mère Saïdâ Aïcha DIANKHÂ dite Astou, décédée en 1938, était une femme très pieuse et vertueuse. Son époux avait prédit : « Cette femme donnera naissance à mon héritier spirituel et il ne peut en être autrement. »<br />D’ailleurs, dans la préface qu’il a faite à Kâshiful albas ou la levée des équivoques, traité fondamental du soufisme et de la voie Tidjâni écrit en 1931 par Baye, Cheikh Alioune CISSE, disciple, gendre et ci-devant premier imâm de la mosquée de Médina-Baye, relate : « Tout au début de la grossesse d’Aïcha DIANKHÂ, celle-ci vit en songe qu’elle se tenait sur quelque chose, qu’il y avait en-dessous d’elle un puits, quand soudain se fendit la lune venant de l’est et tomba sur elle. Elle eut très peur à son réveil et se confia très tôt le matin à son mari, El Hadj Abdallah NIASS. Ce dernier la calma et la pria de garder le secret ...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignleft size-full wp-image-4556" style="margin: 5px; float: left;" src="http://faydatidianiya.com/wp-content/uploads/2014/11/fayda37.jpg" alt="fayda37" width="474" height="376" />El Hadj Ibrahima NIASS dit Baye ou Barham ou Cheikh al-islam a vu le jour le 15 du mois lunaire rajab 1318, correspondant au jeudi 8 novembre 1900, à Taïba-niassène fondé en 1868 par son père El Hadj Abdallah Tafsîr Mouhammad NIASS.<br />Sa mère Saïdâ Aïcha DIANKHÂ dite Astou, décédée en 1938, était une femme très pieuse et vertueuse. Son époux avait prédit : « Cette femme donnera naissance à mon héritier spirituel et il ne peut en être autrement. »<br />D’ailleurs, dans la préface qu’il a faite à Kâshiful albas ou la levée des équivoques, traité fondamental du soufisme et de la voie Tidjâni écrit en 1931 par Baye, Cheikh Alioune CISSE, disciple, gendre et ci-devant premier imâm de la mosquée de Médina-Baye, relate : « Tout au début de la grossesse d’Aïcha DIANKHÂ, celle-ci vit en songe qu’elle se tenait sur quelque chose, qu’il y avait en-dessous d’elle un puits, quand soudain se fendit la lune venant de l’est et tomba sur elle. Elle eut très peur à son réveil et se confia très tôt le matin à son mari, El Hadj Abdallah NIASS. Ce dernier la calma et la pria de garder le secret &#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">A la naissance de Baye, son père demanda à sa mère : « as-tu de l’espoir pour ton enfant? » Elle répondit : « oui, j’espère beaucoup de biens en lui, qu’il soit vertueux, pieux, s’il plaît à Dieu. » El Hadj Abdallah renforça : « oui, je l’espère aussi si Allah lui accorde une longue vie.»<br />El Hadj Abdallah fut initié à la Tidjâniyya par Thierno Mamadou Ibrahima DIALLO, un disciple de Cheikh Omar TÂL tout comme le fut Seydi Alpha Mâyoro WELE, oncle maternel et instructeur d’El Hadj Malik SY.<br />La première mouture de sa lignée omarienne est la suivante : El Hadj Abdallah NIASS- Thierno Mamadou DIALLO-Cheikh Omar TÂL-Seydi Abdoul Karim Ahmad Nagguel ou Nadel DIALLO-Seydi Mawloûd FÂL (1773-1852)-Cheikh Muhammad HAFIZ (1759-1830)-Cheikh Ahmad Tidjâni (1737-1815).<br />La seconde est : El Hadj Abdallah NIASS-Thierno Mamadou DIALLO-Cheikh Omar TÂL-Seydi Muhammad al QÂLI-Cheikh Ahmad Tidjâni.<br />El Hadj Abdallah prit l’éducation de Baye en main. Il lui enseigna le Coran et les hadiths que le surdoué mémorisa très tôt, puis la Tarîqa Tidjâni et les autres sciences liées à la religion.<br />Tout au long de son cursus, Baye aura étudié l’exégèse, le droit musulman, l’arabe, la métrique, la rhétorique, la biographie du Prophète (psl) tout en cultivant un goût prononcé pour la mystique islamique ou tasawuf qui, selon Abûl Abbâs Tidjâni « est la pratique des préceptes divins et le renoncement aux intérêts terrestres dans l’apparent comme dans le caché, comme Dieu le veut et non comme tu le veux. »<br />A l’âge de 21 ans, déjà devenu un érudit accompli à l’heure où ses homologues jouissaient encore de la plénitude de leur jeunesse, Baye publia Rûhul Adab ou l’Esprit de la bonne conduite qu’il considère comme un conseil fraternel destiné à ses lecteurs. <br />Au total, il laisse à la postérité plus vingt œuvres écrites d’une valeur philosophique, ésotérique et littéraire indubitable dont un poème de 2972 vers intitulé : Taysîr el wusuul Ila hadratu Rasûl ou Moyen d’atteindre facilement l’Apôtre.<br />Du 09 juillet 1922, date de disparition de son père, à fin 1929, point de départ officiel de sa mission, Baye se mit à l’ombre de Cheikh Mouhamadou NIASS alias Khalifa, son frère aîné, en dispensant des cours dans les écoles coraniques ouvertes par son père à Taïba, Kôssi et Kaolack. Déjà, son érudition lui attira de nombreux adeptes mais aussi une foule d’ennemis.<br />En fin 1929-début 1930, alors que la crise économique qui venait d’éclater aux Etats-Unis commençait à embraser le reste de la planète, Baye NIASS déclara à la face du monde qu’il était ce saint annoncé par Mawlânâ Cheikh Ahmad Tidjâni comme son héritier et le seul habilité à propager la Faydâ décrite par Abûl Abbâs en ces termes : « l’effluve viendra avec un de mes disciples jusqu’à ce que les hommes entrent dans notre voie (tarîqa) par groupes, par peuples. Cette Faydâ adviendra à un moment où le monde éprouvera de grandes difficultés.»<img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-4557" style="margin: 5px; float: right;" src="http://faydatidianiya.com/wp-content/uploads/2014/11/fayda39.jpg" alt="fayda39" width="352" height="463" /><br />Selon Baye, « la sagesse de l’apparition de cette Faydâ à cette époque pervertie s’explique par la faiblesse de la foi dans le cœur des hommes et par la multitude des voies perverses et perdantes. Or cette communauté (islamique) est une communauté vénérable (auprès de Dieu) et alors fut ouverte et déversée, vers eux, l’effluve des connaissances gnostiques et des Vérités Essentielles pour qu’ils retournent à la source de la foi naturelle. ».</p>
<p style="text-align: justify;">A l’occasion d’un mawlîd-an-nabi, ou commémoration de la naissance du Prophète Mouhammad (psl), El Hadj Ibrahima NIASS, alors connu sous le pseudonyme d’Ibrâ Asta, déclara : «Que celui qui veut connaître Allah et le çâhibul (détenteur) Faydou me suive, qu’il soit homme ou femme, jeune ou vieux ! »<br />Les assistants étaient comme interdits. N’ont-ils pas été informés de la mission secrète de Cheikh Abdallah Oud Hajj El Alawi, père de Mishri ? Après avoir testé le jeune Ibrahima, alors âgé de dix ans, le saint homme dit à El Hadj Abdallah :«Ton fils n’a nullement besoin d’être parrainé par une créature car Dieu le très-Haut l’a élu ».<br />A Baye, il confia : « Une Faydâ te viendra entre les mains en vérité et sans aucun doute ; et si un autre prétend la détenir en ses mains, ce ne sera là que mensonge ; mais tu verras à ton égard de la méchanceté telle qu’aucun de tes prédécesseurs n’en a jamais vu…Tu es le plus grand homme de la voie Tidjâni de tous les temps. » Pour dire que le jeune garçon était celui annoncé par Cheikh Ahmad Tidjâni comme futur réformateur de la Tidjâniyya.<br />Cheikh Alioune CISSE, Serigne Mbaye NIASS, Cheikh Omar TOURE, Mâme Abdou NIANG, Cheikh Ibrâ FÂL, Cheikh Mahmoud NIASS, Tafsîr Mahmoud DIOP, Serigne Ousmane NDIAYE, Cheikh Omar Thiam dit Baye Mallé à qui notre maître doit son surnom de Baye, mais aussi Thierno Oumar KANE, Thierno Abdallah SÂKHO, Thierno Yahyâ Oumar LY de Saldé, Thierno Madâdo DIATTARA et Thierno Al-Hassan DEME ne se firent pas prier. Ils furent parmi les premiers à avoir répondu à l’appel de Baye qui dut quitter la concession paternelle sise à Leona au mois lunaire chawwal 1349 ou février 1931.<br />Selon Cheikh Alioune CISSE, Baye transita par Kôssi avant de fonder, entre les lundi 12 et 19 zul-Qâda 1349, soit entre le lundi 30 mars et le lundi 06 avril 1931, la bourgade de Médina où il y érigea une mosquée de 24 m de long sur 14 m de large. En 1958, une première extension est opérée sur les flancs de ce lieu de culte.<br />Une seconde est réalisée en 1981. Inaugurée officiellement le vendredi 26 février 2010, la grande mosquée de Médina-Baye est haute de 65 mètres correspondant aux neuf étages de son minaret. Ses dimensions actuelles sont de 56m de long et 47m de large. Au centre, une coupole de 25m de long et de 15m de diamètre surplombe les fidèles.<br />Les disciples affluaient de tous les coins du Sénégal, mais c’est à partir de 1937 que le rythme des adhésions prit une ampleur frénétique. C’est effectivement en 1937 que Cheikh Ibrahim se rendit à La Mecque pour la première fois. De cette date à 1973, il y retournera seize autres fois, soit un total de dix-sept pèlerinages hormis les « oumras » ou pèlerinages surérogatoires. <br />A l’étape de Fès, Chérif Munîf lui offrit un chapelet et un tapis de prières personnels mais aussi une touffe des cheveux du père de la Tidjâniyya et une fiole où ce dernier mettait du parfum qu’il utilisait au moment de ses retraites dévotionnelles.<br />A Médina-Mounnawara, Mawlânâ Cheikh Ibrahim NIASS rencontra Abdoullah Ibn Abbâs Bâyero (1881-1953), Emir de Kano de 1926 à 1953 et son ministre Suleyman Ibn Ismaël qui renouvelèrent leur affiliation à la Tidjâniyya auprès de lui. L’Emir l’invita chez lui à Kano. Pour justifier son adhésion, l’Emir confia à Baye : « Quand j’étais enfant, j’avais demandé à Dieu trois choses : être l’Emir de Kano et je le suis ; avoir la possibilité d’accomplir le pèlerinage et je l’ai eue, et, enfin, rencontrer à La Mecque le calife de Cheikh Tidjâni ou son fils pour renouveler mon wird et quand je suis arrivé à Médina-al-Mounnawara, je n’ai trouvé aucun chef de la tarîqa si ce n’est toi ». C’est ainsi que l’Emir pria Cheikh Ibrahim de lui renouveler son wird près du mausolée du Prophète (psl) pour que celui-ci en fût témoin.<img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda3.jpg" alt="fayda3" width="354" height="486" /><br />Sur le chemin de retour, plus précisément à Fès, Cheikh Ibrahim rendit une visite de courtoisie à Seydi Ahmad el-Hadj al-Ayyashi Soukayridji de Shattâti (1878-1944), le grand Pôle, de qui il tient sa chaîne dorée ou silsilah zahabiya, à savoir : Cheikh Ibrahima NIASS-Cheikh Ahmad Soukayridji-Cheikh Ahmad Abdal Lawiy-Cheikh Aliyu Tamassinyou-Cheikh Ahmad Tidjâni.<br />Seydi Ahmad Ibrahim Sa’ hi lui fit don de la canne de Mawlânâ Cheikh Ah.Tidjân. Par la suite, à Médina-Baye, Cheikh Ibrahim obtint l’allégeance d’un grand nombre de disciples de qualité dont des shorfas ou oulémas maures tels Cheikh Muhammad Ould Nahwi, Cheikh Mana Abba Ould Tolba dit Cheikhâni (1908-1986), Cheikh Mouhammad Mishri Oud Hajj (1917-1975) Cheikh Sîdy Abdallah Ibn Khaïry, Cheikh Abdallah el Djeydjibi, Cheikh Hadi Ould Seydi, Cheikh Mouhamadou Jakanni, Cheikh al-Oustâz Mouhamadou Ould Rabbani… qu’il initia par le biais de la tarbiyya en vue de parvenir à la mârifa. Ce fut le début de son irréversible aura transnationale.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1945, Cheikh Ibrahima NIASS fit un bref séjour au Nigéria et y éleva au rang de mouqaddam (préposé) l’Emir et ses 40 ministres dont Malam Jibirma, Malam Atiku, Malam Tidjâni Uthman, Malam Sani Kafanga, Abdallahi Salga et Uthman Khalan Sawi. Ce geste galvanisa les disciples nigérians et le mouvement né en 1937 commença à s’amplifier.<br />Baye revint dans ce pays à la fin de la Deuxième guerre mondiale et, sous sa bannière, des centaines d’oulémas adhérèrent à la Tidjâniyya. Ses nouveaux et prestigieux disciples se lancèrent à l’expansion de la confrérie dans toute l’Afrique de l’Ouest. <br />Quand, en 1953, disparut l’Emir, son fils et successeur Muhammad Sanusi (1900-1963), devint le porte-flambeau du mouvement qu’il renforça par le recrutement de milliers de disciples. Déjà en 1956, au Nigéria, 15 millions de fidèles se réclamaient de l’obédience d’El Hadj Ibrahima NIASS. Aujourd’hui, de par le monde, ils sont quelque 100 millions, soit 7 % de la population musulmane mondiale estimée aujourd’hui à 1,4 milliard d’adeptes, toutes écoles confondues.<br />Outre le Nigéria, le Bénin, le Cameroun, la Gambie, le Ghana, la Guinée, le Libéria, la Mauritanie, le Niger, la Sierra-Léone, le Soudan, le Togo et le Tchad, d’autres pays et régions du monde ouvrirent leurs portes à la Faydâ et, ipso facto, de son temps, Baye devint le chef spirituel musulman dont l’audience est la plus large et la plus solide. <br />C’est la confirmation d’une prédication faite par son père qui, dans une parabole restée célèbre, à propos de l’enfant prodige, avait soutenu: « C’est le devoir d’un fleuve que d’être plein à déborder. Si les vaches du voisinage ne viennent pas s’y abreuver, celles venues d’ailleurs le feront.» Quelle clairvoyance ! Et le fruit a pu passer la promesse de la fleur.<br />De nos jours, à l’occasion des grandes rencontres, plus d’une vingtaine de nationalités se côtoient à Médina-Baye. Ce sont entre autres : Haoussa, Yorouba, Djema, Bambara, Dogomba, Fra-fra, Malinké, Peul, Maure, Soninké, Wolof, Sérer, Mossi, Arabe, Berbère, Soudanais, Soussou, Dogon, Diola, Dioula, mais aussi Américains, Chinois, Japonais, Français, Anglais, Pakistanais et même des Russes. Ces bienheureux disciples de Baye sont tous des « récipients débordants des secrets des trois présences.»<br />Dans sa générosité incommensurable, Cheikh Ibrahim a prié le tout Miséricordieux de ne lui choisir comme compagnons que les meilleurs des meilleurs musulmans possibles ; d’où cette supplique : «Mon Dieu, ne fais pas de l’écorce de la religion la part de mes amis, mais plutôt le secret du secret, c’est-à-dire l’essentiel de Tes hauts dons». Le culte de la perfection n’a jamais cessé d’être son credo : « khirlî sahbân fudala wa khirlî, min kulli seïn khaïra-hû wa kunlî » ; autrement dit, « choisis pour moi les meilleurs compagnons et, de toute chose, choisis pour moi la meilleure et sois toujours pour moi ».<br />De plus, le Cheikh a raccourci et aplani le chemin qui mène ses disciples à Allah, aussi a-t-il écrit: « J’ai raccourci pour chacun de mes disciples dans l’Unicité<img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: right;" src="images/fayda40.jpg" alt="fayda40" width="352" height="450" /> d’Allah, le chemin qui mène à l’amour immense que j’ai pour le Prophète de Dieu Ahmad. J’ai réduit le chemin qui mène à l’Unicité d’Allah à quiconque veut parvenir à Dieu en Dieu, à la Vérité par la Vérité…<br />J’ai réduit l’ensemble des prières de toutes les créatures et j’ai raccourci pour chacun de mes disciples, dans l’Unicité d’Allah, le chemin qui mène à l’amour immense que j’ai pour l’Envoyé de Dieu Ahmad, la moralité immanente…<br />J’ai synthétisé l’ensemble des connaissances des connaissant par Dieu et réduit le chemin qui y mène du goût et de la sensation que j’ai eus de l’odeur du Prophète (sas) à qui appartient la sincérité…<br />J’ai facilité l’ensemble des poèmes laudateurs dans lesquels j’ai résumé et loué Celui qui est la forme du O (ha) du secret de l’ipséité de Dieu, de celui qui est l’Esprit du détenteur de la permission, de la substance et de la moralité immanente. »</p>
<p style="text-align: justify;">Pour résumer, Baye rappelle : « Dieu m’a créé uniquement pour résoudre les problèmes parce qu’Il m’a confié le secret des secrets. » En ce sens, il a recommandé à ses disciples de s’approprier les voies et moyens à même d’aider l’âme à se purifier de la « rouille qui ternit le miroir du cœur» et qui l’empêche de refléter la Vérité.<br />Chaque semaine Baye avait coutume de lire trois fois le Coran en entier ; de plus, les versets que, de mémoire, il psalmodiait le matin, il les récitait seul le soir et au cours des prières surérogatoires nocturnes. Et aucune maladie, si grave soit-elle, ne perturbait cette habitude.<br />Du reste, l’Egyptien Muhammad al-Hafiz at.-Tidjâni, le plus grand connaisseur de hadiths de son temps, qualifie Baye de Houdja (la Preuve), c’est-à-dire celui qui connaît à fond trois cent mille hadiths, leurs explications et leurs chaînes de transmission depuis le Prophète Mouhammad (sas).<br />Cet homme multidimensionnel qui depuis qu’il atteint trente ans n’a plus dormi plus de deux heures par jour, a participé à tous les débats relatifs à l’islam agités au Sénégal et ailleurs.<br />El Hadji Ibrahima Niasse:<br />Par exemple, en 1953, Monseigneur Lefebvre (1905-1991) alors évêque de Dakar (1955-1962), dans un numéro d’Ecclésia, s’était permis de faire la leçon aux musulmans africains en écrivant : « Ou l’Afrique suivra ses aspirations profondes de simplicité, d’honnêteté, de religion et elle se fera catholique ou sous des dehors religieux, elle se confirmera dans ses vices de polygamie, de domination du faible, de superstitions et elle s’abandonnera à l’islam… Seule la religion catholique prescrit aux inférieurs le respect de l’obéissance… »<br />Monseigneur Lefebvre récidiva le 18 décembre 1959 en s’épanchant dans La France Catholique : « … On a lancé des phrases qui portent à la révolution : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le droit à l’indépendance (…) la mainmise de la Russie et de la Chine sur l’Afrique devient de jour en jour une réalité ! Chose inattendue pour ceux qui connaissent mal l’islam. Ce sont les pays en majorité musulmane qui se détachent le plus rapidement de l’Occident et font appel aux méthodes communistes… ».<br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda41.jpg" alt="fayda41" width="367" height="360" />Dès le 05 janvier 1960, Baye rétorqua à l’évêque ; « Ce vingtième siècle est parcouru par un courant de liberté et de nationalisme que rien ne saurait arrêter, par conséquent, tous les pays seront gouvernés par leurs populations, qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes ou communistes, et les peuples sont plus forts que les gouvernements…Quoi qu’il en soit, l’ère du gouvernement par des étrangers est à jamais révolue. Donc, l’Afrique aux Africains ! … Mais gouverner un pays est une chose et s’attacher à la religion en est une autre… Quiconque veut être juste reconnaîtra les hommes par la vérité et non la vérité par les hommes. Chaque religion compte des hommes parfaits et imparfaits. »<br />Mgr Lefebvre quitta l’Eglise catholique en 1970 et fut définitivement excommunié en 1988.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la construction de la Kaaba, au XIXème siècle avant Jésus-Christ, pour prendre de la hauteur, Seydinâ Ibrahim et son fils Seydinâ Ismaël avaient dû monter sur une pierre où le père du monothéisme laissa l’empreinte de ses pieds : c’est le Sanctuaire ou Maqâm d’Ibrahim.<br />En 1963, les autorités saoudiennes et un parterre d’ulémas réunis à La Mecque pensèrent devoir déplacer le sanctuaire. Dans un discours intitulé Sabilou Salam fi ibqa il Maqâm ou, emprunter la voie de la paix en laissant le Maqâm là où il est, Baye NIASS manifesta vigoureusement son opposition à ce qui aurait été un sacrilège. Son argumentaire pesa plus lourd que les justifications martelées par les savants présents au colloque. Et, contre toute attente, le Maqâm resta à sa place.<br />En vertu de la réforme constitutionnelle intervenue en Tunisie le 1er juin 1959, le Président Habib Ben Ali BOURGUIBA entama la désacralisation de l’islam par l’interdiction de la polygamie et la légalisation de l’avortement…<br />Plus grave, en février 1961, BOURGUIBA appela ses concitoyens à ne pas observer le jeûne du ramadan afin, disait-il, de mieux combattre le sous-développement…<br />En mars 1964, en plein jour du ramadan, pour narguer l’humanité musulmane, l’écervelé président but ostensiblement à la télévision un verre de jus d’orange ! C’en était trop. Baye NIASS adressa une lettre de protestation à la hauteur de l’affront fait à l’islam en fustigeant énergiquement les élucubrations d’un Président possédé par le démon.<br />En 1969, lorsqu’il fut informé de la reproduction d’une caricature du Prophète Mouhammad (sas) dans un livre d’histoire à l’usage des classes de 5èmes des collèges d’Afrique francophone, le Cheikh-al-islam exigea le retrait du manuel et, en ces termes, il écrivit au ministre de l’Education nationale : « Un tel livre dénote un mépris, une provocation à la population musulmane au moment où le Sénégal a le plus grand besoin d’ordre et de paix pour permettre à sa population de vivre et de travailler dans le calme et la sécurité.»<br />En 1971-1972, lors des discussions sur le Code de la famille, l’attitude de Baye de défenseur des valeurs cardinales de l’islam, ne varia guère ; il y affirma: « En ce qui concerne les affaires temporelles, le gouvernement peut en légiférer librement. Mais pour ce qui est de la religion, surtout dans un pays musulman, aucun gouvernement n’a le droit d’en délibérer… J’avais ajouté que les musulmans n’ont rien d’autre que leur religion et qu’il faudrait veiller scrupuleusement à ce qu’il n’y ait dans ce Code aucune disposition contradictoire avec la charia…»<br />Plus loin Baye renforça: «Nous avons discuté avec les plénipotentiaires de l’Etat. Nous ne pouvons les obliger à faire quoi que ce soit. Et eux qui nous gouvernent ne peuvent pas être en conflit avec nous ; c’est pour quoi ils nous consultent. Eux, non plus, ne voudront jamais faire quelque chose qui nous pousserait à être en conflit avec eux. »</p>
<p style="text-align: justify;">Mawlânâ Cheikh Ibrahima NIASS a bien marqué son époque par la profondeur de son savoir, ses prises de position intelligentes et courageuses, sa forte personnalité. Dans un discours prononcé à l’occasion du mawlîd-an-nabi de 1968, son vibrant appel fait à la jeunesse de son pays restera à jamais gravé dans nos mémoires. Nous en citons un bref passage : «Chers jeunes, en avant ! Certes l’avenir de toute nation repose sur sa jeunesse, mais pas n’importe quelle jeunesse : sur les jeunes cultivés et doués de caractères nobles ; une jeunesse sans culture et sans caractères nobles est comme un arbre stérile…<br />Appliquez-vous sérieusement et persévérez dans la quête du savoir. Ne suffisent pas seulement les sciences religieuses ou la mathématique dans ses diverses branches ; rejoignez les chercheurs préoccupés par la découverte des secrets de l’Univers ; collaborez avec eux ! »<img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-4558" style="margin: 5px; float: right;" src="http://faydatidianiya.com/wp-content/uploads/2014/11/fayda38.jpg" alt="fayda38" width="363" height="482" /><br />Cheikh Ibrahim a fortement encouragé l’éducation des femmes et ses filles ont fréquenté les mêmes écoles religieuses que les hommes et mémorisé le saint Coran. Aussi a-t-il affirmé : « En matière de connaissances, les femmes devraient rivaliser avec les hommes. »<br />Pour le triomphe exclusif de l’islam, en 1958, il préconisa la fondation d’un Conseil supérieur des chefs religieux du Sénégal, projet vite torpillé par ses adversaires intra-muros. <br />En 1960, Baye NIASS fut élu membre du Conseil supérieur de l’Organisation du Bien-être islamique au Caire, puis membre de l’Académie de Recherches de l’Université d’Al-Azhar, de la Communauté des érudits en islamologie et du Conseil islamique supérieur de l’Algérie.<br />En 1962, il fut promu vice-président du Congrès mondial islamique à Karachi, puis membre du Comité chargé de l’élaboration du Projet de la Ligue mondiale islamique, à la fondation de laquelle il fut élu vice-président.<br />En 1964, il fut porté à la tête du Congrès mondial islamique tenu à Karachi ; il est élu membre de la Conférence générale de l’Académie de recherches islamiques sise au Caire.<br />En 1966, il participa à la conférence tenue à Accra sur « le monde sans bombe atomique. »<br />En 1969, il prit part à l’Assemblée Constituante de l’Association des Universités islamiques à Fez et en devint membre du Comité exécutif.<br />Cheikh-al-islam ou Abal Faydou-Tidjâni-Rabbani a ainsi joué un rôle prééminent dans tous les conflits intéressant l’islam ou les pays d’obédience islamique ; y confère ce témoignage d’Ina moullah KHAN, ancien Secrétaire général du Congrès mondial islamique : « Baye NIASS, le grand missionnaire qui est vénéré par ses admirateurs est parfaitement conscient du danger que représente la pénétration d’Israël dans cette Afrique en voie de développement. En plusieurs occasions, il a eu à mettre en garde ses frères africains contre cette menace au monde musulman et à la paix internationale. C’est parce qu’il croit fermement en la fraternité de tous les musulmans… »<br />Par rapport à la politique, Baye aurait déclaré : « l’islam est un tout ; ce serait un non sens pour des citoyens que de se désintéresser de la politique… D’ailleurs le Prophète (psl) était un chef d’Etat qui assumait, à la fois, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. »</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, si les bons musulmans boudent la politique, les infidèles et les hypocrites s’y activeront sans vergogne pour pouvoir subjuguer les justes, et partant, porter atteinte aux fondamentaux même de l’islam . Cas de Kamal Atatürk, Bourguiba et consorts.<br />Il est vrai, comme le dit l’adage, que nul n’est prophète chez soi. Sur le plan politique stricto sensu, l’influence de Baye NIASS aura été plus remarquable sur ses contemporains des autres pays africains, notamment nigérians, tchadiens, ghanéens…<br />Au Sénégal, aux côtés de Djim Momar GUEYE, El Hadj Ibrahima NIASS a pris faits et causes pour la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) au détriment du Bloc Démocratique Sénégalais (BDS) du duo SENGHOR-Ibrahima Seydou NDAW. Grisé par l’éclat de son leadership, ce dernier défia publiquement Baye ; ce qui poussa le marabout à réagir vertement en disant: « Concernant Ibrahima Seydou NDAW, je le corrigerai à la hauteur de son impertinence et de son arrogance, sans jamais lever physiquement la main sur lui. »<br />El Hadji Ibrahima Niasse:<br />Le 3 septembre 1948, de retour d’une réunion du Grand Conseil de l’AOF tenue à Saint-Louis les 1er et 2, le véhicule à bord duquel Léon Boissier-Palun (1916-2007) et Ibrahima S. NDAW avaient pris place fit un tonneau à hauteur d’Alou Kâgne… Ibrahima Seydou NDAW en fut projeté ; il fut atteint d’une paralysie à vie. Comme un malheur ne vient jamais seul, le jour de la catastrophe, par suite de couches, Aïda NDAW, sa fille aînée, décéda à Kaolack. Latif Coulibaly, in Le Sénégal à l’épreuve de la démocratie, L’Harmattan, 1999, pages 29-31,<br />Aux élections de 1951, face à Léopold SENGHOR, Baye porta son choix sur Lamine GUEYE dont il était pourtant convaincu de la défaite. Il soutint que sa conscience de musulman conséquent ne pouvait lui permettre de préférer un Léopold à un Mouhamadou Lamine.<br />«Le 24 janvier 1959, l’Assemblée législative du Sénégal adopta la Constitution de la Fédération du Mali et celle du Sénégal. Quelques jours plus tard, El H. Ibrahima NIASS télégraphia au général de GAULLE pour protester contre le fait que les Constitutions n’avaient pas été soumises au référendum. » De Benoît. Joseph R., l’AOF, NEA, 1994, p 447.<br /><img loading="lazy" decoding="async" style="margin: 5px; float: left;" src="images/fayda48.jpg" alt="fayda48" width="366" height="504" />Aux élections législatives frauduleuses du 22 mars 1959, avec 83% des suffrages exprimés, l’UPS remporta la totalité des 80 sièges. Le Parti de la Solidarité Sénégalaise créé en 1957 par Cheikh Tidjâne SY al-Maktoum, Ibrahima Seydou NDAW (encore lui !) et Baye obtint 12% des suffrages et le PRA, 5%.<br />Toutefois, il convient de préciser que Cheikh Ibrahim n’était pas un politicien dans le sens intrigant donc péjoratif du terme. Loin de là, mais plutôt un homme politique soucieux de la prise en charge effective des desiderata des populations, plus particulièrement de ceux de la majorité silencieuse. Aussi devait-il être perçu comme le mégaphone de la vox populi, c’est-à-dire la voix du peuple brisé, du peuple contrebalancé entre la tyrannie coloniale et les mystifications des politiciens professionnels.<br />D’ailleurs, le Docteur Amar SAMB, ancien directeur de l’IFAN, le considère comme « un polémiste de combat, un défenseur acharné de l’islam, un esprit pétri de culture arabo-musulmane, un marabout très informé des choses de la chrétienté, un chef religieux qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui sait d’où vient l’asservissement des Africains en particulier et des faibles en général, un Africain patriote qui sait que la domination d’un peuple par un peuple n’a pas de lendemain… »</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le même sillage, nous rappelons le témoignage fait sur Baye par Mouhammad at.-Tâhir al-Maygari in : as.-Shaykh Ibrahim NIASS al-Singhâli, hayâtuhu wa arâ’ühu wa taa’limâtuhû ou Cheikh Ibrahim le Sénégalais : sa vie, ses idées et ses enseignements, Dar al-Arabiyy, Bayrût, 1979, page 253…<br />Quoique un de ses plus farouches contradicteurs, al-Maygari a eu tout de même l’honnêteté intellectuelle de témoigner : « Il n’y a aucun doute que Cheikh Ibrahima NIASS a déjà prouvé, par ce livre (Kitâbu sirri al-Akbar Wan-Nuri al-Akbar ou le livre du plus grand secret et de la lumière éclatante), qu’il est le maître incontesté des gnostiques de son époque, plus particulièrement dans la târiqâ Tidjâniyya, puisque personne n’a pu apporter quelque chose de semblable à ce qu’il a livré… Personne non plus n’a pu rivaliser avec lui dans ce domaine, ni dans la Tidjâniyya, ni ailleurs… Presque tous les disciples Tidjâni, dans toutes les contrées, se sont soumis à son autorité, se sont placés sous son magistère spirituel, apprirent de lui et puisèrent de sa science… Ceci n’est pas limité à ses frères noirs, loin s’en faut, mais les hommes de couleur blanche dont les grands parents furent par ailleurs les maîtres des maîtres du Cheikh lui-même : ce sont ses plus ardents disciples et, par la suite, ceux qui ont le plus profité de sa science. Ils le suivirent avec une sincérité totale dans l’obéissance et dans un amour absolu.»<br />Nonobstant sa haute stature mondiale, ses responsabilités religieuses supranationales, les relations cordiales qu’il entretenait avec les grandes figures de son époque et les nombreuses citations honorifiques dont il pouvait se prévaloir, El Hadj Ibrahima NIASS a préféré passer toute sa vie dans une modeste bâtisse en pisé alors qu’il lui aurait suffi de lever le plus petit doigt pour qu’on lui eût édifié des gratte-ciel. Quelle humilité !<br />Tel se présentait El Hadj Ibrahima NIASS, Barham ou Baye, que, à juste raison, le Président SENGHOR considérait comme l’Ambassadeur plénipotentiaire du Sénégal auprès du monde ; lui, militant et pionnier de l’intégration africaine, lui qui n’accepta jamais de courber l’échine.</p>
<p style="text-align: justify;">Lui, sentinelle de la bonne cause et protecteur des valeurs morales traditionnelles et religieuses mais aussi des couches vulnérables. Que celles-là fussent seulement sénégalaises, africaines ou, plus largement, citoyennes du monde.<br />Les nombreux périples du saint homme dont (conformément à un hadith relatif à la quête du savoir) celui qui le conduisit en Chine en octobre 1963, et le télégramme de félicitations que, par le biais de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar, il adressa au Président Richard NIXON après l’alunissage avéré d’Apollo XI le 20 juillet 1969 (alors que la plupart des marabouts d’ici et d’ailleurs n’en croyaient ni leurs oreilles ni leurs yeux), l’illustrent éloquemment.<br />Du reste, la Philosophie de Cheikh Barham Abdallah fondée sur une compréhension aiguë du Coran, de la Sunna du Prophète Mouhammad (psl) et de la pratique éclairée de la Tarîqa tidjâne, a préfiguré la mondialisation.<br />Le Cheikh al-Islam (titre qui lui a attribué en 1971à l&rsquo;Université Al Hazar) El Hadj Ibrahima NIASS fut rappelé à Dieu à Londres le 17 rajab 1395, soit le samedi 26 juillet 1975. Il avait 74ans 8 mois et 18 jours.Selon Matrib as Sa-mi-Nin wa nâzirin fi manâqib as Shaykh Seydi Abdallah bin Seydi Mouhammad wa Aba ihî at.-tâhirin, livre écrit en 1315 H, soit en 1897 G, par Seydi Mouhammad ibn Abdallah bun Seydi Mouhammad bun Mouhammad as-Saghîr Mbuuja al-Alawi at.-Tichili, El Hadj Abdallah NIASS, le père de Baye, est né le 3 zul qâda 1264, soit le lundi 02 octobre 1848 à Belly et il est décédé le dimanche 9 juillet 1922 à 73 ans, 9 mois et 6 jours.<br />D’ailleurs, à maintes reprises et plus exactement lors de l’inauguration de la zawiya rénovée de Leona-niassène, Baye a affirmé que son vénéré père est né dans l’année du décès de Mouhamdi Ould Seydinâ dit Bédi, c’est-à-dire en 1264 H, donc 1848.<br />Subséquemment à cette nouvelle donne chronologique, toutes les autres dates afférentes à la naissance d’El Hadj Abdallah NIASS Kabîr précédemment avancées doivent être considérées comme nulles et de nul effet. Ainsi, comme il l’avait prédit dans une de ses lettres rédigées vers 1931, c’est-à-dire 45 ans avant sa disparition effective, Baye a vécu plus longtemps que son père. C’est là un des nombreux miracles dont ce saint hors-pair aura été l’auteur.</p>
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