Est-il permis à la femme d’être nommée Mouqadem dans la Tariqa Tidjaniya ? Oui ou Non voici une réponse précise et très claire

La divergence porte surtout sur le fait qu’il ne semble pas exister de cas clair et précis d’une femme nommée à cette fonction du temps de Seïdina Ahmed Tidjani (ra). Il y a pourtant bel et bien une allusion que l’on retrouve dans un courrier écrit par Seïdina Ahmed Tidjani (ra) dont le scribe fut Sidi Mohamed ibn Mechri (qu’Allah l’agrée). Dans ce courrier, il salue avant tout un groupe de disciples de Fès et parmi eux une femme, voici le passage en question : « […] notre écrit est adressé à nos aimés, à ceux qui nous sont les plus chers, détenteur des qualités pures et des états resplendissants, notre aimé sincère et notre véritable ami Sidi Hajj Taïeb Qabab, notre aimé son fils Abou Abdallah Sidi Mohamed ainsi que ses enfants, et la pure, éminente et noble dame, la Mouqadima Fatima […] »



Il a vu le jour le 15 du mois lunaire Rajab 1318, correspondant au jeudi 8 novembre 1900, à Taïba-Niassène fondé en 1868 par son père El Hadj Abdallah Tafsir Mohammad Niass. Sa mère Saïda Aïcha DIANKHÂ dite Astou, décédée en 1938, était une femme très pieuse et vertueuse. Son époux avait prédit : « Cette femme donnera naissance à mon héritier spirituel et il ne peut en être autrement. »
Abdullahi Bayéro, alors prince, avait formulé trois vœux dans sa jeunesse. D’abord, devenir Emir, puis avoir l’honneur de faire le pèlerinage à la Mecque et enfin rencontrer le maître de son temps. D’après Cheikh Tijâne Ibrahim Niasse, après qu’il fut devenu émir, il ne cessa de faire et de faire faire des prières en vue de rencontrer le maître de la profusion prédit par Cheikh Ahmad Tijân.



